lundi 12 mars 2007

Montréal -40

C'est maintenant devenu un presque classique ce titre de chanson de Malajube. Mais c'est le moindre de nos soucis lorsque l'on prend la route (aérienne) du sud. On en rit presque au retour de savoir que certains (certaines aussi voire même plus que certains ... sûrement (woh les balles de neige, on se calme ...)) ont dû trimer dur pour vaincre les affres de l'hiver québécois.

Bref, durant une semaine, ma douce, mes beaux-parents et moi (quel quatuor quand même!), n'avons pas eu à se plaindre de ce petit inconvénient hivernal. Nous ne pensions qu'à pelleter des nuages, se créer un banc de sable et se battre contre le vent et la grisaille durant trois journées. Rien pour fouetter un pina colada.
Qu'importe pour cette première expérience en territoire sudiste (attention, pas nudiste, sudiste) cubain, nous nous sommes régalés de repos, de farniente et d'images inoubliables. Cuba est un paradis pour le photographe amateur (très?) qui sommeille en moi.


Impressionnant de nous voir sur la plage sous les chauds rayons sans avoir à se plaindre de quoi que ce soit. Moi, qui l'été au Québec, cherche la fraîche dans mon sous-sol dès le mercure se pointe près des 30 degrés. Impressionnant d'avoir à prendre le temps. Prendre son temps. Pas d'horaire, de montre, de devoir. Oublier pour une semaine que la vie au nord est démesurément rapide.

Respirer. Expirer. Respirer ...

Impressionnant surtout de voir comment les cubains malgré tout -vision d'un nord-américain qui ne manque de rien- semblent être heureux avec le peu qu'ils ont. Les cubains ont encore la possibilité de s'émerveiller devant de petites choses, alors qu'ici, notre prochaine vraie surprise sera de pouvoir se complaiser devant la prochaine PlayStation ou du nouvel écran au plasma de 367 pouces (ou de se mettre à tutoyer un premier ministre comme un vieux chum : "Aye, salut Mario, comment s'tu vas?"). On oublie la base (le jeu de base, les petites choses, la première passe, le premier sourire, m'enfin vous comprenez ...). Retrouver un peu d'humanité. La vraie. Et prendre conscience que les richesses acquises pourraient bien nous être retirées un jour.

Et là, là seulement, certains prendront conscience qu'ils ont manqué le train (le bateau, le radeau, d'essence, de sauce aux prunes) et ont oublié les petites choses simples qui sont, en soit, à la base de ce qu'ils sont.

Ça fait aussi réfléchir aller prendre un bain de soleil entre parenthèse. Reste que ca fait du bien en titi !! :)

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