vendredi 6 avril 2007

L'après-match

5-2

Marque finale.

Les Boys (les profs) l'un, une fois de plus, emporté sur les Ambassadeurs (les élèves). Une troisième victoire consécutive pour les vieux et sans doute la plus belle depuis quelques années. Un match relevé où les revirements ont été nombreux et les chances ratées aussi.

Après une première période sans but, c'est en deuxième période que les deux équipes ont pu enfin s'inscrire au tableau. Les Boys ont pris les devant à la suite une belle manoeuvre du numéro 16. Ils ont doublé leur avance avant que les élèves ne puissent enfin marquer leur premier filet de la soirée.

Venait ensuite le concours d'habiletés où l'équipe gagnante de l'épreuve obtenait un point supplémentaire. Les Boys ont eu le dessus sur les Ambassadeurs si bien qu'au début de la troisième période le score était de 3 à 1.

Les élèves ont rapidement marqué un deuxième but pour s'approcher de leurs rivaux en troisième période mais trop peu trop tard les Boys ont réussi à creuser l'écart pour se sauver avec la victoire.

Je ne saurais vous exprimer totalement le feeling de jouer lors de cette classique. Le plaisir de jouer est immense peut importe le résultat. Gagne ou perd, il n'y a pas vraiment de différence. Ce fut réellement la plus édition de cette Soirée du Hockey. Un match serré, équilibré, des élèves enthousiastes et drôlement agréables à côtoyer (même s'ils n'ont pas obtenu le résultat qu'ils espéraient), une foule en délire et surtout très très bruyante et finalement le plus important un chèque de 9725$ pour la Fondation de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

Chapeau à tous et surtout au 77 des Boys sans qui cette soirée ne serait pas la même.

jeudi 5 avril 2007

L'avant-match


Bienvenu à ce court avant-match de ce duel amical.

L'entrainement matinal est passé rapidement, les joueurs des deux équipes s'épiant secrètement durant la répétition générale. Quelques haussements de voix, quelques distractions et plusieurs fous rires ont été remarqués de part et d'autre. On pouvait néanmoins sentir une tension chez les élèves sans doute nerveux à l'approche de ce rendez-vous annuel. Les profs, eux, étaient détendus connaissant les rouages de ce match relevé.

Aux dernières nouvelles le Colisée Isabelle-Brasseur sera rempli à craquer puisque les derniers billets devraient s'envoler dans les prochaines minutes. Les 2000 personnes présentes assisteront donc à un autre duel mémorable entre une équipe jeune et fougueuse et une équipe vieillissante mais ô combien expérimentée.

Vous pourrez suivre dès 18h la description du match sur ZRadio.

Bon match !

mardi 3 avril 2007

Premier de classe


C'est dans ces temps-là que je préfère lire Foglia. Quand ca sent le jus de pédale. Quand l'envie vous prend illico d'aller enfourcher votre bécane et partir sur la route. D'aller voir plus loin si j'y suis. Comme dans ses textes du tour.

La mienne, au fait, pend toujours péniblement dans les sous-bassements de la maison dans l'attente de temps plus clément. Je suis un peu moumoune de la bécane. Un peu moumoune de l'Énergie Cardio et de la chaussure de course aussi. Fait pas assez beau, pas assez chaud, trop fatigué, pas assez fatigué, j'ai pas mangé, j'ai trop mangé, demain c'est sûr, demain je ne suis plus sûr. Mon derrière, lui, ne se plaint jamais. Il carbure à ces moumouneries et s'en réjouit. À croire que je ne pense qu'avec mon popotin ! C'est probablement vrai quand vient le temps de le botter ! Pour le reste ca va. Mon cerveau réagit très bien !

Qui va gagner le tour ? Un rien sur Menchov ! Mais on s'en reparlera le 29 juillet.

mardi 27 mars 2007

Faites vos devoirs

Bien installé sur sa petite chaise droite (très très droite) petit Mario apprend à faire ses lettres tout en rêvant. Étrangement, il choisit ses lettres dans un ordre tout à fait différent de l'ordre alphabétique. Il est déjà autonome et peut donc choisir tout seul.
Première ligne, le p. Beaucoup de p. Des tonnes de p. Il poursuit avec le r. Beaucoup de r. Il forme bien la petite patte du r. Il fait bien ses devoirs Mario. Viens le e, le m, le i, encore le e et encore le r tiens. Il veut vraiment être parfait.
Il continue.
Le m, le i (avec un beau point rond). Un n ? Pourquoi pas ? Encore le i, ca faisait beau dans son cahier Canada. Il attaque le s. Hum, pas toujours facile de jouer de la courbe pour se faufiler. Mais ca il sait bien le faire, surtout lorsqu'il joue à la "tag" avec ses amis. Le t. Facile !! Et tiens un coup de r et de e pour finir la journée.
Il a complèté ses devoirs. Il peut aller jouer dehors avec ses amis et reprendre son rôle de Robert Bourrassa à la ligne bleue des vert.

Sa mère l'oeil vif et les orteils à l'air, vérifie judicieusement ses devoirs avant qu'il ne sorte. Elle remarque ... premier ministre ... Sacré Mario, toujours les mots pour faire sourire. Il rêve encore ...

Mario n'aura finalement eu qu'un B+ (ou 80% ... il préfère les chiffres) pour son devoir et tout ses efforts. Il sourit quand même puisque c'est son meilleur résultat. Il n'a pas perdu espoir d'avoir un A et des collants ...

jeudi 22 mars 2007

X X X


Ben voilà ... quelques jours encore pour faire plein de X. D'un X en fait.

Un seul.

Sympatique.
Dodu.
Velu.

Mais où donc le faire. Dans lequel des ronds ?

Si vous êtes comme moi et que vous hésitez encore ... Un petit détour par ici peu peut-être vous aider ...

J'ai pris ca sur ce blogue en passant. Merci ...

Noeuds de mots

Attachez vous langues avec d'la broche !! (J'ai piqué (je sais piquer c'est voler mais je ne publie pas aux Intouchables alors ... Quand même ... M.Brulé est vite sur la gachette ... on s'en reparlera) ca ici)


On dit que la langue française est compliquée, que dire de l'anglais ?

"Trois sorcières regardent trois montres Swatch. Quelle sorcière regarde quelle montre Swatch ?"

Et maintenant en anglais : "Three witches watch three Swatch watches. Which witch watch which Swatch watch?"

Maintenant pour les spécialistes : " Trois sorcières suédoises et transsexuelles regardent les boutons de trois montres suisses Swatch . Quelle sorcière suédoise transsexuelle regarde quel bouton de quelle montre Swatch suisse ?

Et en anglais (accrochez-vous) :"Three Swedish switched witches watch three Swiss Swatch watch switches. Which Swedish switched witch watch which Swiss Swatch watch Switch?


Ca va toujours ??

mercredi 21 mars 2007

En ben ma foi ...

Non, vraiment, je ne pensais m'y laisser prendre. Mais après avoir vu cela deux fois en deux jours (une fois ici et l'autre fois ici), je me suis dis pourquoi pas moi itou.

En plus, ca a un petit fond de vérité.

dimanche 18 mars 2007

Mercredi 2 mai, 21h


Ne me cherchez plus à cet instant de l'année et pour l'heure et demie qui suivra.

Presque deux ans après la première annonce, Télé-Québec programme enfin les enquêtes de Kurt Wallander à son antenne.

ENFIN !!!

13 épisodes d'une heure trente à se délecter des péripéties de cet inspecteur hors du commun l'anti-héros par excellence.

Mais tristement, je viens tout juste de lire que l'actrice Johanna Sällström, qui jouait la fille (Linda) de Wallander a été retrouvée morte le 13 février dernier.

Qu'importe, elle vivra ses aventures ici aussi maintenant.

Un mois et demi c'est long mais ça vaudra le coup !


vendredi 16 mars 2007

Une drogue !

Je viens de retrouver un vilain jeu !

Placer les états américains sur carte avec le plus de précision possible !!

Une drogue ! Oui, oui !

Pire que Virginie !

mercredi 14 mars 2007

Diables dans l'eau benite

Ils étaient trois qui voulaient se battre contre trois qui n'étaient pas là.

Ils étaient trois qui voulaient se battre pour des votes qu'ils n'auront peut-être pas.

Ils étaient trois qui voulaient débattre pour savoir qui serait le roi.

Eh bien dansez messieurs. Les jeux sont un peu plus faits. Mais pas les miens mauzus ...

Vous avez encore à me convaincre.

mardi 13 mars 2007

Que me surprenais-je de !


Jacques n'a vendu que 233 disques. Si chaque disque se vendait au coût de 16,99$ (quand même), combien Jacques versera-t-il de larmes compte tenu de l'investissement initial grandiose ?

Devra-t-il se trouver un nouveau volant ?

Ou pense-t-il déjà au deuxième ? J'ai ouie dire qu'il se serait déjà remis à l'écriture et que José Théodore viendrait lui prêter main-forte (il a du temps lui aussi ...).

Devenir mécène à la place, ca ne te tenterais pas ?

lundi 12 mars 2007

Montréal -40

C'est maintenant devenu un presque classique ce titre de chanson de Malajube. Mais c'est le moindre de nos soucis lorsque l'on prend la route (aérienne) du sud. On en rit presque au retour de savoir que certains (certaines aussi voire même plus que certains ... sûrement (woh les balles de neige, on se calme ...)) ont dû trimer dur pour vaincre les affres de l'hiver québécois.

Bref, durant une semaine, ma douce, mes beaux-parents et moi (quel quatuor quand même!), n'avons pas eu à se plaindre de ce petit inconvénient hivernal. Nous ne pensions qu'à pelleter des nuages, se créer un banc de sable et se battre contre le vent et la grisaille durant trois journées. Rien pour fouetter un pina colada.
Qu'importe pour cette première expérience en territoire sudiste (attention, pas nudiste, sudiste) cubain, nous nous sommes régalés de repos, de farniente et d'images inoubliables. Cuba est un paradis pour le photographe amateur (très?) qui sommeille en moi.


Impressionnant de nous voir sur la plage sous les chauds rayons sans avoir à se plaindre de quoi que ce soit. Moi, qui l'été au Québec, cherche la fraîche dans mon sous-sol dès le mercure se pointe près des 30 degrés. Impressionnant d'avoir à prendre le temps. Prendre son temps. Pas d'horaire, de montre, de devoir. Oublier pour une semaine que la vie au nord est démesurément rapide.

Respirer. Expirer. Respirer ...

Impressionnant surtout de voir comment les cubains malgré tout -vision d'un nord-américain qui ne manque de rien- semblent être heureux avec le peu qu'ils ont. Les cubains ont encore la possibilité de s'émerveiller devant de petites choses, alors qu'ici, notre prochaine vraie surprise sera de pouvoir se complaiser devant la prochaine PlayStation ou du nouvel écran au plasma de 367 pouces (ou de se mettre à tutoyer un premier ministre comme un vieux chum : "Aye, salut Mario, comment s'tu vas?"). On oublie la base (le jeu de base, les petites choses, la première passe, le premier sourire, m'enfin vous comprenez ...). Retrouver un peu d'humanité. La vraie. Et prendre conscience que les richesses acquises pourraient bien nous être retirées un jour.

Et là, là seulement, certains prendront conscience qu'ils ont manqué le train (le bateau, le radeau, d'essence, de sauce aux prunes) et ont oublié les petites choses simples qui sont, en soit, à la base de ce qu'ils sont.

Ça fait aussi réfléchir aller prendre un bain de soleil entre parenthèse. Reste que ca fait du bien en titi !! :)

lundi 26 février 2007

Au royaume ...


... de mes petits bonheurs quotidiens, je viens de découvrir trois nouveaux blogues en direct de la Suède.

Six heures plus tard ... Stockholm

Carte postale suédoise

Hibiscus

D'autres lectures, miamm !!

Au Yâbe Cuba ... non quand même ... (quoique ...)

La neige et les oiseaux

Quelques jours
Je remonte, avec ma toujours charmante douce (sais pas pourquoi au fait, lorsque j'écris douce, je suis toujours obligé de jouer du "backspace" parce que je tape toujours la première fois, douche. Bizarre, je sais et je sais aussi que ce n'est pas la première fois que je vous expose cette mystérieuse problématique.), dans l'avion samedi prochain.
C'est à croire que l'on y prend goût. La 4e fois en 18 mois. Quand même. Certains attendront toute leur vie et encore ...

Baveux ... un peu ... mais pas trop.

Cette fois par contre, nous ne serons pas seuls. Pas seuls dans le sens de "on ne voyagera pas à deux mais à quatre". Les charmants beaux-parents seront aussi de la partie.

Direction : le sud et la gadoue sablonneuse blanche bordée d'une grosse flaque d'eau bleue turquoise.

Direction : Cayo Santa Maria à Cuba ! :)
30 degrés et du soleil ...

Malheur.

Pas tant que ça tout compte fait. Je vais pouvoir pleinement profiter de mon prochain -20 avec un bon vieux facteur vent (Éole avec un foulard ... humm...) à mon retour. Malgré ma petite répugnance de la chaleur, j'ai quand même l'impression qu'elle me remettra de l'énergie dans mon "p'tit body".

En plus en revenant, il faudra déjà changer l'heure !

mercredi 21 février 2007

Mouais ...

C'était il y a longtemps...

J'avais écrit que je vous ferais les recommandations des vins plus tard dans la journée ...

Les choses étant ce qu'elles sont, c'est plutôt 13 jours plus tard que je vous les fais.

Quand même ...

Une bonne intro : Pinot noir Rosemount Diamond Label South Eastern, Australie 2006. Excellent avec le St-Paulin.

Un deuxième vin pour la soirée : le Duas Quintas Ramos-Pinto douro, Portugal 2003. À déguster avec le Fou du Roy, un lait cru bio du Québec.

Et pour finir votre repas, mon préféré : Cabernet-Sauvignon Prospect Hill Robertson, Afrique du Sud 2004. Avec un cheddar fort, ca se savoure sans complexe.

Bonne dégustation et gare aux abus.

jeudi 8 février 2007

Brasseur

La vie dans un milieu de travail offre toujours son lot, voire son gros lot de surprises à la suite de présentations bien inoffensives.

Pourquoi diable, reine, roi, veau, vache, cochon, dieux des dieux, faut-il qu'il y ait une personne (tout au plus deux) sur 100 qui veuille en brasser ...

Pour pas grand chose en plus ...

C'était un clin d'oeil, un hommage dans le cadre de la semaine des éducateurs ...

Au moins le vin était bon, le fromage aussi ... je vous ferai les recommandations plus tard aujourd'hui.

mardi 6 février 2007

Eh ben dites donc ...

Moi qui croyais que recevoir une contravention méritée faisait mal au coeur, j'imagine que pour M.Falkena ça dû fesser ...

lundi 5 février 2007

Noël 2007

SVP ...

Rappelez-moi aussi ...

de ne pas ajouter cet article sur ma liste de cadeaux pour l'an prochain ...

dimanche 4 février 2007

Évidemment, malheureusement et heureusement

C'était une fin d'après-midi ensoleillée de la fin du mois de juin. Le projet venait d'être annoncé. Il y aurait l'an prochain dans notre charmante école, une version du Match des Étoiles de Radio-Canada. Le bras bien haut levé, je disais alors que j'étais grandement interessé par cette expérience.

Septembre. Une feuille 8 et demi par 11 est accrochée au babillard. L'invitation pour les futurs danseurs est lancée officiellement. J'y ai inscrit mon nom. Les profs de danse de l'école m'assignèrent alors à un groupe en me divulguant aussi la chanson sur laquelle j'allais me trémousser : Kiss de Prince.

Pour toutes de sortes de raisons, je dus attendre le 8 janvier pour avoir mon premier véritable cours.

Évidemment, ce ne fut pas chose facile.

Évidemment qu'assimiler des mouvements que mon corps n'avait pas encore eu idée de faire fut quelque chose.

Heureusement, j'avais le meilleur groupe pour m'accompagner dans cette galère.

Heureusement, elles avaient toutes l'énergie, le talent et la passion pour m'obliger à me surpasser.

Malheureusement il fallait faire vite. Le spectacle, le match, avait lieu le 1er février. Pas le temps de prendre et d'apprendre la chorégraphie à la légère. Dans l'auto, dans la douche, devant le petit écran, chez Benny, tous les endroits étaient bons pour mémoriser les mouvements.

Heureusement, les répétitions se multiplient à un rythme d'enfer et nous finissons par aboutir à la fin.

Arrive le jour du spectacle.

Cela faisait déjà trop longtemps il me semble, que je ne m'étais pas retrouvé sur une scène comme celle-là.

Eut lieu la générale. Pas si mal dans les faits. La nervosité s'accroissait. La salive manquait, les jambes qui partaient dans un sens puis dans l'autre sans que je ne puisse avoir de véritable contrôle sur elles et la mémoire qui semblait vouloir défaillir.

L'ambiance était à la fête. Les autres étoiles (mes autres collègues courageux) et moi étions tous rassemblés dans les loges de la salle de spectacle. Tous là pour vivre ce moment unique. Tous là pour s'encourager, pour se tâter l'émotion. Relaxation, rires gras, jokes plates, sommeil interrompu, café, poulet, poutine. Les ingrédients pour digérer le trac.

L'heure sonne. Les projecteurs s'allument. Les micros résonnent. Les 850 spectateurs hurlent.

Et le temps passe.

Évidemment, mon tour vient.

Malheureusement, il ne se passe pas comme il se doit. Quelques pas trop rapides. Désynchronisé pour une partie des deux minutes que durent le numéro. Je garde le personnage tentant d'aller malgré tout grapiller quelques points. Mais la déception s'est déjà installée. Ma tête est ailleurs. Les résultats des 4 premiers juges : 33 sur 40. Un neuf et trois huit. C'était déjà moins pire que ce que j'avais anticipé. Malgré cela, je savais que mon inexpérience de danseur, les quelques mouvements exécutés trop rapidement allait coûter cher.

Heureusement, les cris de joies dans la loge de mes collègues en attente de leur tour, apaisent, réconfortent, consolent. Une question cependant : comment vont mes élèves ? Si j'ai un peu la mine basse, l'ont-elle aussi ?

Évidemment, une fois la poussière retombée, les images reviennent et je me dis que ce n'est peut-être pas si pire.

Malheureusement, venait l'heure du résultat final. Le pire était annoncé. Dos au public, face à ma gang de filles, qui elles aussi constatent, la déception est immense. On vient d'ouvrir une trappe sous mes pieds. J'ai tout juste le temps de me mettre les pieds de chaque côté de cette dernière pour ne pas tomber. Se décevoir soi-même c'est déjà pas mal. Mais voir la mine déconfite de 26 jeunes demoiselles qui s'étaient donné corps et âme avec pour objectif de gagner, c'est pire que tout. L'effort pour rendre unique chorégraphie en est un de groupe mais le résultat final ne repose que sur la perfomance d'un seul individu. C'est un peu comme un gardien de but en fusillade d'une finale. S'il commet une erreur. C'est toute l'équipe qui perd.

Fallait ensuite refaire face au public et tenter de ne pas montrer sa déception. Fallait aussi se réjouir du bonheur des autres. Parce que malgré tout, on est content pour eux. Il faut alors revenir à l'essence de ce spectacle. C'est une fête. L'apologie d'une équipe-école. Un grand partage entre éducateurs et élèves.

Évidemment, le temps pose un baume sur les quelques écorchures.

Heureusement, on se rappelle tous les bons moments des pratiques de la chorégraphie. Mes faux pas, mes déséquilibres, mes danses impromptues et ma langue toujours sortie en signe de concentration.

Heureusement, il y avait toujours le sourire des élèves, leur énergie, leur chialage, leur bavardage, le plaisir de les retrouver, de faire partie de la même équipe.

Heureusement, il y avait aussi l'incroyable plaisir retrouvé de retrouver la scène et toute la frénésie qui l'entoure.

Évidemment, en raison de la déception, je pourrais dire que je ne m'y referai plus prendre.

Malheuseurement et heureusement, j'ai la nette impression que ma carrière de danseur n'est pas finie. Que je reviendrai danser pour achever ce que j'ai commencé. Peut-être pas pour gagner (quoique) mais pour garder un souvenir heureux et que mes élèves et moi-même puissions dire : mission accomplie. Le travail n'est pas fini.

Il ne faudrait pas en terminant, que j'oublie de remercier mon prof de danse. Sans elle, aucun de mes mouvements n'auraient été possibles. Elle a fait preuve de beaucoup de patience dans mon apprentissage et ses encouragements nourris ont grandement facilité ma dévotion ! :)


????????

Hérouxville. Hérouxville. Hé-rou-ville !!

Si un jour j'ai l'intention de passer par-là ...

Rappelez-moi de passer tout droit.

vendredi 2 février 2007

Le match des étoiles

on s'en reparle lorsque je serai officiellement revenu sur terre.

Bonne nuit.

vendredi 26 janvier 2007

Et pendant ce temps ...


... il fait -61 degré à 8h15 avec le facteur vent au mont Washington.

Un temps idéal pour se construire un igloo ...

mercredi 24 janvier 2007

mardi 16 janvier 2007

Ma pelle me rappelle

6h45.

Je me suis gâté finalement ce matin ...

Pas de bruit, sauf celui de ma pelle. La bonne vieille charrue avait redéversé quelques milliards de flocons dans l'entrée qui se sont ajoutés à ceux tombés durant la nuit.

Ahhhhhhh !! Je me sens mieux.

lundi 15 janvier 2007

Le bon samaritain


15 heureux centimètres et peut-être plus, je ne les ai pas tous comptés, je ne savais plus ce qui venait après 11. Peu importe combien, c'était suffisant pour que je puisse enfin m'élancer sur la blanche poudreuse armé de ma pelle ergonomique et de mes deux bras ça va.

Je reviens à la maison, le pied poudré, à la vitesse du flocon qui virevolte et que je frappe sans raison ni amertume de mon plein fouet de pare-brise et de pare-neige pour l'occasion au son du dernier mais combien excellent, Damien Rice et j'arbore déjà un sourire gratuit à la simple pensée d'enfiler bottes et pantalons d'hiver chaleureux.

Chose qui fut fait dès que je mis le pied dans la maison rapido-presto. Je n'en pouvais plus.

J'ai commencé par l'entrée. Pas celle de la rue, celle du devant de la porte qui conduit à l'intérieur de la maison. Oui, oui, celle-là même munie d'une serrure à l'épreuve des chats errants. Fallait commencer doucement question de réchauffer les muscles peu habitués encore avec ce sport d'hiver puisque les occasions de le pratiquer ont été rarissimes.
Tout ce passe bien. Pelletée sur pelletée la neige s'accumule dorénavant sur mon ex-terrain vert. Passons maintenant à la pièce de résistance, au menu principal, au festin royal, à la cerise sur le sundae, à la saucisse dans le hot-dog : l'entrée. Celle ensevelie par la charrue, celle qu'il faut mettre devant le boeufs ! Ahhhhhhhh !!!

Je commence, petit à petit. Une première rangée. Un début de deuxième. Et c'est là que le malheur frappa. Je relève l'oreille alertée par un bruit tonitruant. Une fanfare militaire ? Un 747 qui fonce sur moi ? Un troupeau d'éléphants (et soit dit en passant la toune Elephant de Damien Rice jette à terre) migre à St-Hubert ? Non ! C'est une souffleuse !! Une souffleuse à neige en plus ! Rouge avec la boucane bleue qui lui sort par les oreilles ! Elle est conduite par mon voisin d'en face. Elle et lui foncent vers MON banc de neige. Celui là même que j'avais scientifiquement commencé à déneiger.

Non, lui fis-je gentillement de la mitaine mouillée qui pue. Oui, oui, qu'il dit, si je peux en faire un, je peux en faire deux !

NONNNNNNNNNNNNN C'EST MON BANC DE NEIGE BON !! TOUCHE PAS À ÇA ! ESPÈCE DE BACHIBOUZOUK ! VOLEUR DE NEIGE ! CASSEUR DE PARTY !

Rien à faire. Sa machine à pollution fait trop de bruit. Il est déjà à l'oeuvre et n'entend ni mes récriminations, ni mon pleurnichages, ni mon chialage intérieur. En moins de deux minutes, il avait saccagé mon terrain de jeu.

J'imagine que lui aussi était content de sortir dehors et montrer sa grosse machine. Et quoi de mieux que d'aider son voisin et sa tite pelle pour tester son engin maléfique.

Bon ça va. Je ne suis plus faché. Je me suis vangé sur la neige du patio en arrière de la maison. Mais il y une morale à cette histoire : quand tu entends une souffleuse à moins de 100 mètres, reste donc chez-vous si tu veux pelleter !

Z'avez vu ?

Y neize ...

Y neize zehord !!

Zé zouette !!


Et en plus c'est le 100e messages ! C'est donc un commentaire aux 2,16 jours.

Pas pire ...

vendredi 12 janvier 2007

Ben décidément !


Vous rêviez aussi de créer un blogue pour votre pitou préféré ?

Ben ça aussi c'est fait !! Le Toutoublog est né !

J'ai hâte de voir le perruchesblog, le meuhmeuhblog, le sourisdecabanonblog !!

Je frétille, je frétille !!

Ah l'espace Internet ... toujours une bonne idée pour les idées farfelues !

Gros calin

Vous avez toujours rêvé de vous faire caliner par un lion ...

Une charmante (bon, j'imagine ...) dame a eu ce plaisir ... ici ...

Grrrrrr !!!

...


J'existe encore.

Je manque seulement d'inspiration pour le moment.

Et peut-être de me créer du temps précieux pour me divertir par cette voix.

Bientôt ...

...

...

samedi 30 décembre 2006

Et autre choses

Monter en Abitibi, offre la possibilité extraordinaire de lire pendant quelques heures. J'apporte toujours trois ou quatre livres à découvrir. Souvent des petits, une centaines de pages, comme je les aime. Et je viens de terminer un vrai petit bijou. Choses qu'on dit la nuit entre deux villes de Francis Dannemark. Une plume allumée, réfléchie, épurée. Cent pages exactement de purs délices et dès la première page on est séduit :

"- Je me sens léger comme une virgule dans un sous-titre, tout en bas, sur le plus grand écran du monde. Si vous vous approchez un peu, à deux, on va faire un point-virgule.
- C'est une proposition ? fit-elle en riant.
- Non, une ponctuation."

Un grand poème à la manière d'un petit roman.

St-Lambert, -40

13 heures plus tard en comptant les arrêts.

Vous arrivez à St-Lambert.

Pas celui huppé de la rive-sud montréalaise. L'autre. Celui au bout du rang, bien caché dans son Abitibi. Celui pour lequel vous devez avoir une loupe pour le repérer sur une carte du Québec. Si, si. Prenez votre carte. Suivez, à partir de Montréal, la 15 vers le haut. Bientôt ce sera la 117, puis Mont-Laurier, le parc de la Vérendrye, Val d'Or. Suivez toujours la même 117 vers Rouyn. Continuez ensuite vers le nord. Vous trouverez La Sarre. Ca fait déjà un bout non. Eh bien, il vous reste environ deux secondes à parcourir à dos de loupe vers les nord-ouest pour trouver ce petit village (qui, au dernier décompe était peuplé d'environ 216 âmes et dont le bottin téléphonique tient désormais sur une seul page 8½ par 11 dactylographiée).
Avant d'y arriver, vous croiserez Dupuy et si vous regardez bien vous passerez rapidement sur St-Lambert-de-Desmeloizes. Si vous êtes rendus à Normétal, vous êtes trop loin. Redescendez, passez go et réclamez deux épinettes.

C'est ici que depuis quelques années, je passe mon jour de l'an. Tradition oblige. Il y a toujours quelques choses d'exotique à reprendre cette route et croiser des villages aux noms aussi farfelus que sympatiques : Rapide-Sept, Palmarolle, Taschereau, Dubuisson, La Reine, Colombourg. C'est plein de noms de la sorte. On s'attend toujours à découvrir quelques choses de nouveau ou tout simplement à laisser remonter les souvenirs. J'attendais encore avec impatience la pancarte juste avant Val d'Or annoncant la radio CHUT FM ou ma belle-mère (c'est elle qui vient de ce coin de pays) qui se rappelait qu'elle ne pouvait dormir jadis dans l'auto ou l'autobus avant d'avoir passé la rivière des Outaouais dans le parc ou qui se réveillait juste à temps pour la voir si par malheur elle dormait.
Et on espère toujours retrouver le vrai frette, un -25, -30, solide sans humidité avec la neige qui fait scouik sous les pas et non pas splouche. Ca c'est l'Abitibi ... avec les bottes de poils aussi ... bien au chaud.
Et au bout du chemin, toujours, la belle famille que l'on rejoint. 15 dans une petite maison de 6 pièces. Une gang qui jase au salon, l'autre qui joue au toc, aux cartes dans la cuisine et les plus petits enfants qui rigolent, qui passent d'une pièce à l'autre et qui pensent à leurs prochains mauvais coups.

Ne restera plus qu'à reprendre la route tranquillement et inversement le 1er janvier pour retrouver nos vieux "runnings".

dimanche 24 décembre 2006

mardi 19 décembre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque 5

"Ben ... dans ce livre-là ... ben ... vous pouvez voir les Alpes canadiennes ..."

C'est pas loin de Moose Jaw ...

Et dire que certains craignaient de perdre les Rocheuses ... imaginez perdre les Alpes en plus ...

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque 4

"Y'a des tortures qui sont pas toujours le fun !"

Vraiment ?
Ben coudon' !

lundi 18 décembre 2006

Pince-je-me-re-je ?

Le grandissime Time magazine à parler : nous sommes la personnalité 2006 de l'année. Les bloggeurs et leurs lecteurs, les yeuteurs de You Tube, les envoyeurs de videos sur le même site, les partageurs de musique (entres autres) de My Space et autres révolutionneurs du genre. Nous avons tous, à notre façon, forgé l'image de l'année 2006.

Comme quoi le monde change et que tous autant que nous sommes pouvons maintenant aspirer à le changer, un peu, beaucoup, à la folie. Le vieux rêve de l'humanité finalement. C'est la "version" 2.0 d'Internet qui nous permet d'y accéder.

C'est un peu comme cette citation de Proust tirée de la citation suivante tirée du livre "La bulle de Tiepolo" de Philippe Delerm que je suis en train de lire :

"Proust, apprends-moi à dire le monde selon moi, moi qui sens le monde selon moi."
Un nouveau pouvoir.

Faudra par contre s'ajuster. Cela revient à ce que je racontais il n'y a pas si longtemps sur les élèves et l'instantanéité. On s'attendra maintenant à informer, à être commenter à la seconde près. Nous devrons surveiller nos moindres faits et gestes pour ne pas que l'une de nos gaffes ou de nos savantes citations ne se retrouve partager avec la planète entière. Nous devrons nous attendre à ce que des moments "youtube" soient créés de toutes pièces pour espérer passer à la postérité. Chaque instant pourra devenir immortel.

15 minutes de gloire ...

Warhol avait sans doute raison ...

jeudi 14 décembre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque 3

Dans un oral en français où les élèves devaient vendre un livre coup de coeur.

"Ce livre a à peu près 322 pages !"

Certains jours il en contient plus et d'autres moins ... c'est selon.

mercredi 13 décembre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque 2

"Fiez-vous pas au-dessus du livre, allez r'garder le "lendos" c'est ben mieux! "

mardi 12 décembre 2006

Pas bête le monsieur !

J'ai entendu ça ce matin à Énergie de la voix de Martin Cloutier.

Le monsieur est vraiment pas fou ... quoique parfois c'est une évidence mais les évidences sont toujours bonnes à se remémorer ...



LES RÈGLES DE BILL GATES


Voici les règles que Bill Gates recommendent aux enfants... dès 11 ans !

  • La vie n'est pas juste, il faudra vous y faire.

  • Le monde se fiche de votre estime personnelle. Le monde s'attendra à ce que vous réalisiez quelque chose avant que vous ne vous sentiez bien dans votre peau.

  • Vous ne toucherez pas 40 000 $ par année immédiatement en sortant du secondaire. Vous ne serez pas vice-président d'entreprise avc un téléphone dans votre voiture avant d'avoir gagné et mérité les deux.

  • Si vous pensez que votre professeur est sévère, attendez d'avoir un patron.

  • Être plongeur dans un restaurant n'a rien d'humiliant. Vos grands-parents utilisaient un terme différent pour décrire ce genre de boulot, ils appelaient ça "s'ouvrir des portes".

  • Si vous vous retrouvez dans le pétrin, ce n'est pas la faute de vos parents, alors vous ne vous plaignez pas de votre sort et tirez-en plutôt les leçons nécessaires.

  • Avant votre naissance, vos parents n'étaient pas aussi ennuyeux qu'ils le sont aujourd'hui. Ils sont devenus comme cela à force de payer vos factures, de laver vos sous-vêtements et de vous écoutez raconter à quel point vous êtes cool. Alors, avant de penser sauver la forêt équatoriale des parasites de la générations de vos parents, essayez de mettre un peu d'ordre dans votre propre chambre.

  • Votre école a peut-être cessé de distinguer les gagnants des perdants, mais pas la vie. Dans certaines écoles, ils ont éliminé la note de passage et ils vous donneront autant de chances que vous voulez avant de trouver la bonne réponse. Cela n'a ABSOLUMENT rien à voir avec la vraie vie.

  • La vie n'est pas divisé en semestres. Vous n'êtes pas en vacances tout l'été et très peu d'employeurs sont intéressés à vous aider à vous retrouver. Faites cela pendant vos temps libres.

  • La télévision n'est pas représentative de la vraie vie. Dans la réalité, les gens doivent quitter le restaurant et retourner travailler.

  • Soyez gentil avec les "nerds". Il y a de fortes chances que vous finissiez par travailler pour l'un d'entre eux.
  • lundi 11 décembre 2006

    MarioHamster


    ...
    Mes hamsters de jadis n'étaient pas aussi habiles
    ...

    Besoin d'une lanterne ? C'est dans l'allée 7 !

    Je vous ai jadis au temps de naguère (des tuques) parlé que j'étais allé à une journée de formation (qui en soit était l'assemblée annuelle de l'APSDS). Vrai n'est-ce pas ? Eh bien durant cette journée, le premier interventant à venir nous parler était M. Martin Lessard un associé en planification stratégique chez InPix à Montréal. Son dada : l'effet d'Internet sur nos cultures. Comprendre, ce qu'Internet change dans notre façon de concevoir le monde. Une présentation particulièrement éclairante, édifiante et qui a remis en perspective ma façon de voir la relation de mes élèves avec Internet.

    Comme ils vivent dans un monde où l'instantanéité est reine et maitre, à partir du moment où ils doivent attendre pour obtenir une information, c'est la panique. Je le réalise à tous les jours depuis. Si la réponse ne vient pas tout de suite : panique. Si un ordinateur est plus lent que ce qu'il devrait être : panique. S'ils doivent soudainement se mettre à chercher dans un livre et qu'en l'ouvrant, ils ne trouvent pas automatiquement : panique.

    Pourtant, ils devraient être au fait de leurs habitudes de recherche. C'est plutôt rare de les voir trouver l'information en criant clavier. Plus souvent qu'autrement, ils se doivent de crier le dictionnaire au complet avant de trouver une information pourtant simple (le site de Walt Disney par exemple). Le problème réside souvent dans le choix de leurs mots, dans l'orthographe qu'ils emploient et dans le choix de leurs outils de recherche. L'autre problème, c'est que personne ne leur a jamais montré comment chercher. On les dit nés avec un ordinateur au bout des doigts, peut-être vrai, mais lorsqu'on les regarde utiliser Internet, on a parfois l'impression du contraire. De là l'importance de leur donner de bons outils. De là l'importance des techniciens en documentation qui doivent maintenant ajuster leur tir et devenir non plus seulement des guides pour la recherche dans les livres mais aussi avec les outils web. Trouver de nouvelles astuces pour les guider, comme par exemple ajouter dans le catalogue des bibliothèques des sites de qualité déjà évalués qui seront utiles à leurs recherches. Bref, c'était un peu ça le message que M. Lessard et qui m'a repositionné par rapport à mon métier.

    Le seul point qui m'a agacé (remarquez que j'ai peut-être mal compris), c'est qu'il semblait grandement agacé par les blogues personnels. Ceux où monsieur et madame tout le monde écrit ce qui leur passe par la tête, de la météo aux chicanes de bozo le clown, un blogue comme celui que vous êtes en train de lire finalement. J'ai senti qu'il ne nous portait pas dans son coeur préférant plutôt faire l'apologie des blogues de professionnels où on apprend vraiment quelque chose. En fait, plus j'écris, plus je pense qu'il a, en quelque sorte, raison. Certains blogues sont plus utiles que d'autres. Mais ça en prend aussi qui ne se prennent pas au sérieux et qui le font pour le simple plaisir d'écrire, pour se divertir et écrire sur n'importe quoi. Comme quoi même dans bloguosphère ça prend des Céline Dion et des Pierre Lapointe.

    dimanche 3 décembre 2006

    J'ai les oreilles en choux-fleurs







    De la musique neuve pour quelques heures de plaisir. Mon appareil auditif jubile.

    Neige et valises


    Je ne pensais pas que mon pleurnichage de jeudi s'assecherais aussi vite. Vendredi 8h30 à Montréal, la pluie se change en neige. Et aujourd'hui, elle y est sans doute pour de bon. Je respire de mes nouveaux poumons fraîchement dégagés.

    Ceci écrit, revenons tout de go à ce vendredi, je n'ai pas pris ma 45. Je me suis dirigé dans le sens inverse pour une journée d'information de l'APSDS. Prochaine station Longueuil-Université-de-Sherbrooke.

    Je m'engage dans l'antre "métroïsante" longueuiloise, sans appréhension, pour traverser le fleuve et me rendre jusqu'à Berri où je devrai m'arrêter. Y aller lentement. Pourquoi se presser. Ce vendredi matin, je faisais l'éloge de la lenteur parce que tout le monde allait vite. Jadis, je faisais comme les autres usagers du métro. Je marchais le plus rapidement possible comme si on me poursuivait ou que je faisais mon jogging matinal. Je devais arriver le premier sur le quai. Ce matin, non. Lenteur absolue. Un pied doucement posé devant l'autre.
    J'ai fini par arriver à ma destination. Pas le dernier mais presque. Je prenais le temps d'humer l'odeur caractérisque et presque réconfortante des freins du métro. Malgré tout, je suis arrivé en avance. Trop en avance. Comme j'allais à la Grande Bibliothèque, le meilleur lieu pour attendre est la Station centrale, le terminus d'autobus, juste en face.
    J'arpente nochalemment, je circule, je "zyeute". Québec, Rouyn, Mont-Laurier, Gaspé, New York, Boston. Je fais semblant d'attendre. Je fais le voyageur. Je me prends à rêver d'un autre ailleurs, de partir en voyage. De prendre ma valise pour aller n'importe où. Le bon vieux "nowhere". L'envie est forte. Aller chercher ma douce, remplir une valise en moins deux, oublier nos brosses à dents, revenir au terminus et choisir une direction. N'importe laquelle on verra. Juste quelques jours. Juste pour décrocher et se déstabiliser.

    9h sonne. Prochaine direction : l'autre côté de la rue.

    En attendant.

    Vraiment ?


    J'ai mal dormi
    Stéphane est chef
    Le souper est prêt.

    jeudi 30 novembre 2006

    Mais où est donc carnior ?


    17 degrés ...

    Avec mon foulard, mes mitaines, mon Kanuk -30, mes bottes chaudes en moumous, je sue !

    30 novembre, je m'interroge. Solidement mais candidement.

    Je m'ennuie aussi. Esseulement, patiemment.

    La neige. Blanche volupté, artifice hivernal réjouissant, hirondelle de la fraîcheur. Mais où est-elle ?? J'ai hâte aux nez qui coulent, aux joues roses (presque bleues), aux facteurs vents -45, aux téléphones à 6h le matin pour nous dire qu'il n'y a pas d'école et aux prévisions d'Environnement Canada annonçant une accumulation de 30cm.
    Je regarde affectueusement ma grande pelle bleue en rêvant du jour où nous pourrons enfin fusionner à 5h30 afin de dégager la sortie de ma voiture et de celle de ma douce dont les pneus d'hiver serviront enfin à quelque chose.
    En attendant, je regarde les résumés de cette première mega-tempête en Suède.

    lundi 27 novembre 2006

    Pour vos oreilles

    Question de meubler votre lundi pluvieux (ou moins jeune), une suggestion musicale qui meuble mon espace auditif depuis cet été. The Raconteurs. L'album est aussi bon ! :)

    mardi 21 novembre 2006

    Je suis en feu !

    Rassurez-vous, rien à voir avec le rhume, je survis très bien. Mais avouez qu'il y longtemps, voir quelques lunes et quelques délicieux sacs de Doritos que je n'ai pas envoyé 3 messages dans la même soirée ou la même journée !!

    Voici la raison du troisième. Un blogue m'a fait faire un détour vers un blogue musical qui me permettra de partager avec vous quelques découvertes dont voici le premier extrait, une pièce du groupe Kent, un groupe suédois (bon, je sais encore la Suède, que voulez-vous je ne décroche pas). La toune est en anglais mais elle est bien meilleure en suédois croyez-moi. Bonne écoute, seulement si ca vous dit.

    Des heures de plaisir

    Dans La Presse de lundi, ce petit site pour s'amuser pendant des heures. Dans quel ordre de couleurs sont les lettres de Google, de Ebay ? You Tube en noir, en rouge ?

    Je suis pourri, je l'assume.

    Rhume d'homme ...

    Tousse, tousse.

    Mouche, mouche.

    Survivrais-je ?


    Remarquez que ça pourrait quand même être pire ...

    La grippe d'homme !

    dimanche 19 novembre 2006

    Trafic, Montréal et vélo


    Un vendredi matin.

    Lune d'automne, soleil d'hiver, brume énigmatique sur le Saint-Laurent.

    Je traverse le pont Jacques-Cartier pour aller chercher des musiciens.

    Congestion.

    Petite certes, mais congestion quand même. Le temps d'une photo et on embraye à nouveau avant que les klaxons ne résonnent dans mes tympans.

    Les musiciens ? Magnifiques, lumineux, bruyants (ils jouent des percussions), Kumpa'nia. C'est leur nom. N'hésitez pas à faire appel à eux. Ils sont gigantesques et le plaisir qu'ils ont à jouer est drôlement contagieux.

    En entrant à Montréal ... une autre image pendant que je patiente à la lumière rouge. Instant fragile d'un matin pluvieux dans le sud-est montréalais. Il me semblait que tout tenait sur un fil.

    Un funambule.

    C'est ainsi que s'achevait une autre semaine passée à colliger des sourires auprès des activités que deux collègues et moi avions assemblées pour le bonheurs de nos grands et de nos ti-mousses adolescents. Un brin de sagesse et de rire dans un novembre morne, question de nous aider à garder nos couleurs en évitant le vert malade.


    16h, vendredi, j'ouvre une revue, Ça m'intéresse. J'y vois cette image du cocon géant d'un papillon particulièrement encombrant. Ils sont des milliers de vers à se protéger de leurs prédateurs. Vélos, arbres, murs. Rien n'est à leur épreuve.

    Me restera à vous écrire sur un vendeur de Brick ...

    dimanche 12 novembre 2006

    Suggestions musicales à éviter

    Par les temps qui mouillent, voici quelques suggestions pour ne pas se remonter le moral.

    Only happy when it rain - Garbage
    Pleurs dans la pluie - Mario Pelchat
    Singin'in the rain - Gene Kelly
    It's raining man - The Weather Girls
    Let it rain - Amanda Marshall
    Raindrops keep falling on my head - B.J. Thomas
    Rain - Madonna
    Purple rain - Prince
    November rain - Guns n' Roses
    Who'll stop the rain - CCR
    Blame it on the rain - Milli Vanelli
    Un soir de pluie - Blues Trottoir
    La pluie - Jean Leloup

    Bonne pas d'écoute.

    samedi 11 novembre 2006

    Ah si vous connaissiez ma poule !

    C'est long, très long, trop long.
    Certes vous l'avez déjà entendu cette vieille rengaine sur le temps qui sévit et que nous devons subir. Puisque vos oreilles l'ont déjà "ouiere", je vais vous en écrire à mon tour puisqu'il nous charcute l'existence.
    Ainsi depuis des jours et des jours, le ciel pleure tout son saoul sur nos épaules chaudement et surtout imperméablement vêtues. Il pleut tellement que les manteaux péperlants ne péperlent plus. Il pleut tellement que les plantes se pensent déjà au printemps et poussent de nouveau. Il pleut tellement que mon Tempo est en pleine grise existentielle ne sachant plus à trop s'il sert à protéger des flocons ou des gouttes.
    Pleut-il parce que j'ai sorti mes pelles trop tôt ?
    Pleut-il parce que j'ai sorti mon sel déglaçant trop tôt ?
    Pleut-il parce que la fabrique de parapluies avait un surplus ?
    Pleut-il parce qu'il poule mouillée ?

    Bon. C'est l'automne.

    À quand l'hiver ? J'ai envie de pelleter moi !

    dimanche 5 novembre 2006

    Le lancer de boulettes


    Juste pour compléter et me consoler de ma boulette.

    Boulette qui amasse la mousse

    Comment faire d'un dimanche une véritable réussite ? Concocter quelques savoureuses boulettes de viande qui feront le bonheur de tous pour des mois et des mois.

    Ma douce et moi avions choisi de nous y mettre aujourd'hui. Boeuf, sauce worchestechose, sel, poivre, piment jamaïcain, woignons, chapelure, oeufs, moutarde de dijon. Tout y est. Le mélange est fait. Bonheur simple. C'est le temps de se mettre à rouler ...

    On roule, on roule. Nous devenons des spécialistes de la roulade. Rythme d'enfer. Les boulettes cuisent presque (presque) entre nos mains tellement nous les roulons avec ardeur. Nous nous appliquons à leur donner une forme sphérique parfaite dans la mesure des woignons qui dépassent.
    Ma douce prends une pause question de reposer ses mains meurtries.
    Moi, je continue à donner mon 110% de boulettes. Ça allait pour le mieux, jusqu'au moment ou je me suis mesuré à The Boulette !! S'savez la p'tite mauditte qui ne veut rien savoir. La boulette noire !!

    Je la quitte des yeux quelques secondes et c'est là qu'elle décide sans avertir ses consoeurs (et moi non plus) que non, elle ne finirait pas cuite à 450 et quitte mes mains chaleureuses et plastifiées. Résultats, elle se jette contre le plancher, roule et au moment où je choisis de réagir je la perds de vue lorsqu'elle se glisse sous le réfrigérateur. Zuttttttttt !! M'écriais-je pas trop fort pour ne pas alerter ma douce. Je n'aurais jamais du m'appliquer à les faire si rondes. Je me penche pour voir l'étendue des dégats et pour voir si lancer un avis de recherche sera nécessaire. Ça y est, je la repère. Elle me regarde avec ses yeux d'oignons frits. Je tends les doigts pour tenter de la reprendre. Re-zuttttttttt !! Trop loin, la vlimeuse. Elle avait bien calculé sa course. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Bref regard autour de moi pour trouver un objet capable de la faire rentrer au bercail. Ah !! Un bon vieux baton de hockey. Miracle. Je l'agrippe et menace la boulette. Moi, déterminé, elle, baveuse et graisseuse.

    Premier essai.
    Raté.
    Deuxième.
    Merde ! Je la pousse plus loin, vers le fond avec les moumous de poussières.
    Troisième essai.
    Catastrophe ! Je l'ai mise en pièces et qu'entends-je venir du bas des marches ? Ma douce qui remonte et qui, l'air intrigué, me voit (de ses yeux vus) étendu de tout mon moi sur la céramique de la cuisine.

    -Qu'est-ce tu fais là ?

    -Y'a une boulette en fugue !! Et je tente calmement de la convaicre de revenir cuire avec les autres.

    -Pourquoi tu tires pas juste le frigo pour la ramasser ?

    -Ah tiens, il neige t'as vu ?

    jeudi 2 novembre 2006

    Des fois la télé communautaire c'est bon en titi


    Bon étant un bien grand mot ... mais on ne peut plus se passer d'Anita et Fidèle.

    mardi 31 octobre 2006

    Halloween, je te plumerai.

    Z'avez eu peur aujourd'hui ?

    Z'avez trop mangé de bonbons enlamés ?

    Z'avez changé vos habitudes ?

    C'est que je pense à toi cher lecteur bloguien. Et je m'inquiète des traumatismes que les friandises et les figures défigurantes peuvent te causer.

    Quant à moi pas de dommage jusqu'à présent. Enfin, en principe, tant et aussi longtemps que mon déguisement du jour ne viendra pas jouer les troubles-halloween dans mon sommeil.

    En sachez qu'aujourd'hui j'ai croisé une poule, Shrek, Mickey Mouse, Minnie Mouse, Scooby Doo, un cowboy, une princesse, un ange, des blocs Tétris, une corde à linge, une ballerine OGM et quoi encore ? Des vampires, le pirate des Caraïbes, des bébés, des as, Buzz "le directeur" Lightyear et surtout une diablesse inquiétante !

    N'oubliez pas de faire vos réserves de Pop Tart ...

    Bouh !

    dimanche 29 octobre 2006

    Cachez cette fourchette que je ne saurais voir ...

    Elle avait perdu ses repères et ne savait plus à quel bout de viande se vouer. Qu'importe se dit-elle, truffé d'un restant de fromage collé, durci, séché, gracieuseté de la douche lave-vaisellienne, je vais prendre le couteau par les dents et lui dire :

    "Cuillère est mieux que demain."

    C'est dimanche, il vente à qui mieux mieux (et un peu partout) et mon imagination se déverse d'une drôle de façon.

    En terminant ... François Pérusse version française et pendant des heures : http://lesdeuxminutes.free.fr/

    mercredi 25 octobre 2006

    Mots d'élèves ... dans une bibliothèque

    "Heille wow, c'est le Dalaï Lama !"

    "C'est quoi le Dalaï Lama ?"

    "C't'un vieux !!"

    lundi 23 octobre 2006

    Hum ... ?

    Cet homme doute-t-il ?

    Ou se demande-t-il seulement ce qu'il portera demain matin ?

    Je me disais ...


    ... que par les temps qui mouillent, je n'écrivais plus autant par manque, sans doute, d'inspiration cutanée. J'y remédie à partir de ce lundi. Et question de bien partir, voici quelques réflexions impromptues sur des sujets divers en automne.

    Les morts de la Saint-Jean, le 6e épisode des aventures de Kurt Wallander, l'inspecteur de Henning Mankell, est le plus troublant et le meilleur de la série (il m'en reste trois encore à lire mais jusqu'à présent...).

    Richard Séguin vient de nous proposer un vrai petit bijou, Lettres ouvertes, que je trouvais néanmoins trop long au début mais après plusieurs écoutes, les trois ou quatre dernières valent bien l'écoute jusqu'au bout.

    Il fait gris. Les chats ne le sont plus que durant la nuit.

    Matthieu Simard vient de sortir son nouveau roman, Llouis qui tombe tout seul. Je me réjouis bien que je ne l'ai pas encore acheté. Zut ...

    Je me disais que je devrais tenir mon déjà vétuste appareil photo plus près de moi. L'inspiration antubiotique viendrait sans doute plus facilement.

    Dans le Elle Québec que je feuilletais aujourd'hui, trois blogues intéressants, les voici :

    Anthropy
    La ville s'endormait
    Banlieusardises

    Assez.

    Je m'en laisse pour d'autres jours.

    mercredi 18 octobre 2006

    Le maître et l'élève

    J'attendais mon tour au garage hier midi pour avoir quelques délicieuses informations au sujet des divers pneus d'hiver (sujet très à la mode par les mauvais temps qui courent) et j'observais, toujours l'oeil à l'affût et l'oreille tendue, les informations dictées ça et là aux autres clients qui étaient là, la plupart pour les même raisons que moi, par les préposés au service dudit garage.

    En ces temps fort occupés, tous mettent la main à la facture et tous travaillent un peu plus longtemps que d'habitude. Il y a toujours le moins jeune nouveau, là depuis quelque 6 mois et qui se débrouille pas si mal. Il y a également mon moins préféré, le charmeur maladroit de ces dames, courtois, à l'écoute mais qui l'est encore plus lorsqu'une cliente est devant lui. Besoin est aussi de faire appel à de jeunes recrues prêtes à tout pour apprendre. Il y a enfin, le vétéran, le pilier, le général de la ligne d'huile, l'expert. Le maître.

    Le maître, c'est monsieur Jean dont je vous avais jadis parlé. Monsieur Jean a le service à la clientèle dans le sang et même jusque sous les ongles.

    C'est maintenant à mon tour mais tout juste avant que je ne puisse m'enquérir enfin des informations pneumatiques, voilà-ti pas que la jeune verte recrue lui demande nerveusement :

    "Jean, t'as-tu vu la facture d'la Civic mauve ? J'sais pu est où ?"

    Jean s'excuse auprès de moi-même et Jean de lui répondre :

    "Je n'ai pas vu la facture de la Civic mauve, parce que je ne fais pas de factures aux Civics. Je fais des factures aux clients !"

    Bang ! Din'dents !!

    L'élève et le maître.

    dimanche 15 octobre 2006

    Voir Fred Pellerin et mourir de rire


    Proche, vraiment proche.

    Après trois mots, j'étais convaincu. En fait, je n'avais pas vraiment besoin de l'être puisque je l'avions déjà vu dans sa ville de turc de samedi, Longueuil.

    Trois mots donc. Bon disons une phrase. Sujet, verbe, complèment mais pas nécessairement dans cet ordre. Vlan ! Flaow ! On vient de basculer dans son monde, dans son village.

    Trois heures plus tard, on ressort presque triste. J'écris presque et je pèse mes mots. Quand même. La soirée nous a fait pleurer mais surtout de rire. Mais triste quand même. Triste parce que c'est fini. Il ne nous reste qu'à penser que conteur ou conteux est le plus merveilleux métier du monde. Avec raison sans doute. Fred fait parti de ces "ceux" qui veillent à ce que cette tradition orale ne s'épuise pas. Ils sont plusieurs à triturer à leur façon des mondes merveilleux, fantastiques, à passer notre monde à la moulinette et à remettre la route sous leurs pieds (comme dirait François Lavallée, autre conteur à découvrir) pour aller conter partout. Suffit de tendre l'oreille et d'écouter.

    Fred Pellerin est unique. S'il passe pas loin de che-vous et que vous n'avez rien au programme et même si vous avez quelque chose au programme, flushez-le et courez jusqu'à la billetterie. Suppliez-les ensuite d'imprimer de nouveaux billets parce qu'il sera sans doute trop tard.

    C'est fou ce que l'on peut faire avec une chaise droite et un micro.

    Planeterebelle



    samedi 7 octobre 2006

    Département des Viandes

    À l'épicerie, c'est en entrant. Généralement tout juste après les fruits et légumes et quelques baguettes de pain.

    À l'aréna, c'est en rentrant. Aussi. À gauche, passé les portes d'entrée, c'est là qu'ils se terrent. Tous en noir. Regards menaçants, patins allertes et mains d'argent.

    Sur la glace, c'est devant nous et en moins de temps que je ne le prends pour l'écrire, c'est derrière nous. Loin très loin, mais beaucoup moins de notre filet. Là, ils sont proches et ils enfilent les rondelles dans le filet. Ça tricotte, tricotte, un beau foulard tout neuf, question de nous garder au chaud étant donné le vent qu'ils font en tourbillonnant dans notre territoire. Je m'étais toujours demandé à quoi servait les cours de couture d'économie familiale ... je le sais maintenant. Ça sert à enfiler des buts. À la tonne.

    Bref, c'était ça vendredi après-midi. Rossés 9-2. Une gang de profs contre une autre gang de profs. Une avec tout le coeur du monde et du talent pas pire pantoute et l'autre avec tout le talent du monde et du coeur sûrement. Les Viandes contre les Boys. Un scénario de film.

    Déjà vu.

    Pas grave, on a eu du fun pareil.

    vendredi 29 septembre 2006

    Tout derrière moi


    Je m'ennuie de ma Suède.

    Oui j'ai bien écrit ma.

    L'air de rien depuis que nous sommes revenus de voyage, chaque jour me ramène en Suède.

    Si ce n'est pas une bribe de paysage québécois, c'est un passage à la télévision (une émission entre autre sur Ikea cette semaine à TV5), quelques phrases d'un livre, un philosphe (Kierkegaard, bon il est danois, mais comme nous avons fini notre voyage au Danemark ...), deux pages dans La Presse, il y a quelques semaines. Bref, tout me fait replonger sur ces terres qui ont accueilli mes pas et ceux de ma douce en juillet dernier. Ce pays me colle à la peau. Un peu comme mon Québec mais d'une autre façon que je n'arrive pas à exprimer. Je me souviens d'un moment durant le voyage (nous venions de quitter l'église des rois (Riddarholmskyrkan) à Stockholm) où j'ai dis à ma douce que je ne me sentais pas un étranger dans ce pays. Outre la langue, tout semblait rejoindre mon rythme et je m'y coulais parfaitement. J'ai peut-être été viking dans une autre vie.

    Qu'y puis-je.

    Me reste, pour me consoler, à trouver en version usagée cette histoire de la Suède. Si un jour vous la croisez avant moi faites-moi signe. Je pourrai continuer de voyager un peu dans cette lointaine contrée.

    M'enfin.

    Trève de lamentations, Gui-gui a signé. Quoi de plus heureux que de trouver une nouvelle icône pour le Canadien. Il ne délogera pas mon Chris mais c'est tout de même rafraîchissant. Je ne le prendrai sûrement pas non plus dans mon pool, et ce, même en huitième et dernière ronde. Je ne reprendrai pas non plus mon choix de l'an passé. Fini Afanasenkov !! J'ai eu ma leçon.

    dimanche 24 septembre 2006

    Vrac et bottines

    Ainsi le dimanche soir se passe-t-il. Avec le retour de Tout le monde en parle, on ne peut, en soit, se résoudre à ne pas en parler. Et le meilleur de la soirée, c'est Gagliano qui nous l'a donné. Le meilleur ou le pire, je ne sais plus trop puisqu'il nous a livré le discours que nous attendions tous, soit celui du "c'est pas moi c'est l'autre", "c'est pas moi qui ai commencé", ne manquait que "celui qui le dit, celui qui l'est". Les réponses un tantinet évasives, les yeux qui louchent qui regardent partout (et c'est bien connu les mouches sont légions dans le studio de TLMEP et il devait y en avoir plusieurs tellement il regardait en l'air) signe souvent d'un certain malaise voir d'un mensonge (ou d'une grosse menterie). Il avait une chance de penser de nous faire croire ce qu'il prêchait. C'est raté.

    Pendant ce temps, le vent écornait le boeuf (au moins cette fois mon Tempo n'était pas en fonction alors pas de danger de le voir s'envoler à nouveau) et les soirées du samedi à Sherbrooke nous projette des images lugubres dignes des soirées d'halloween.

    Me restait seulement, au retour, à terminer la lecture (enfin) d'État d'urgence de Micheal Crichton, finir mon tricot, me mettre à jongler avec des écrevisses jaunes et écrire ici. Pas mal.

    Quoi d'autres ? La saison des Boys est lancée. Les ti-mousses de fin de secondaire sont mieux de se préparer sérieusement. Une autre grande partie en perspective. Et la très inutile Loft Story est de retour. Fallait que j'en écrive.

    mardi 19 septembre 2006

    Carré noir avec fond multicolore

    Automne.

    Et qu'est-ce qui rime avec automne ?

    Oui, je sais, les feuilles de toutes les couleurs, les journées de plus en plus courtes, le retour des classes, la glace noire, le frette du matin, l'humidité redondante, la neige fondante, les décorations de Noël chez Dollarama.

    Je sais tout ça.

    Non l'automne rime avec, bon aussi avec hibou, chou, genou, mou. Oui ça va, je vous ai entendu !

    Ça rime surtout avec rentrée télévisuelle.

    Ah charmant petit écran cathodique que je délaisse l'été maintenant que de baseball des Expos il n'y a plus (... les Expos ? C'était quoi ça déjà ?) sauf le jeudi soir pour Lost depuis, mais avec raison, que l'on m'a contaminé. Oui, toi ma 27 pouces adoptée. Ça y est, je te retrouve. Et je découvre tes charmantes nouvelles émissions. Il y bien C.A. et Tout sur moi (dont la caméra à l'épaule m'a donné le tournis), mais ce soir, j'ai mon coup de coeur du "prime time" Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Réjouissant, hilarant, délirant. J'ai déjà hâte à mardi prochain. Et dire que je pensais l'enregistrer.

    Vive le mardi (d'autant que le Canadiens reprend tranquillement sa place aussi).

    samedi 16 septembre 2006

    #1 prochainement

    Ma douce a entendu ça sur les ondes d'une radio montréalaise que l'on appelle désormais Énergie 94,3. Ca valait le coup de vous en faire part.

    Je ne savais pas que George W. Bush savait chanter !!

    Toutes mes dents

    Le chiffre 30 est désormais au coeur de mon quotidien. C'est la première fois. Et j'imagine que c'est la pire des fois. À 35 on ne s'en fait plus.

    Depuis 10 ans je m'étais confortablement habitué à dire et écrire vingt-quelque-chose. Et c'était toujours vingt-quelque-chose puisque je ne savais jamais vraiment l'âge que j'avais. Il fallait toujours que je calcule. L'année en cours moins 1976. Cela faisait mon âge vénérable du moment. Je ne m'en faisais pas outre mesure.

    Maintenant, plus besoin de calcul. J'ai recouvré la mémoire. 2006 ... 76 = 30 (un peu plus et je commence à écrire la séquence de Lost, mais 108 ans c'est loin). Voilà donc une bonne chose. À 30 ans la mémoire renait, moi qui avais quelques manquements.

    On trouve aussi toute sorte de choses rassurantes ou non sur trente ans sur le web. Comme cette association. Ce film français. Ou celui-ci américain. On redécouvre que L'Actualité a aussi 30 ans (ça, ça fait du bien !!!) et que Mao Zedong mourrait il y a trente ans.

    Je me console aussi avec non pas de la crème glacée et un beau ti-film cute, mais avec les propos de mon directeur de 5e secondaire qui avait lu il y quelques années dans Time Magazine que l'adolescence se terminait à 35 ans ! J'ai encore 5 ans pour pogner les nerfs après tout le monde et continuer de claquer des portes ! Yesss !!

    Faudra désormais que je fasse attention lorsque je remplirai des sondages. Dans ces derniers, j'étais toujours dans l'une des deux premières catégories (à moins de remplir un sondage de Filles d'aujourd'hui).

    30. 30. 30. 30.

    Ca va, je me sens bien même très bien.

    "Tu récolteras dans ta vieillesse les fruits de ta conduite de jeune homme. Sois joyeux à dix-huit ans, sérieux à vingt-cinq ans, sage à trente ans et tu seras riche à quarante ans."

    Honoré Beaugrand (prochaine station ...)

    lundi 11 septembre 2006

    11 septembre

    Rien à écrire.

    On se souvient.

    C'est déjà beaucoup.

    dimanche 10 septembre 2006

    Chanter en canon

    C'est sans doute le passage le plus spectaculaire de la première écoute du nouvel épisode sur disque des Trois Accords. Tout nu sur la plage en canon. En canon et avec, en prime, les voix des p'tits chanteurs du Mont-Royal (bon ce ne sont pas vraiment eux mais c'est tout comme).

    À la deuxième écoute, la troisième, la quatrième et ainsi de suite depuis presqu'une semaine, j'ai pris goût à chantonner les nouvelles chansons à qui mieux mieux (et parfois à certains de mes élèves qui grincent des dents devant ces phrases absurdes et devant mon déhanchement négligé quand je reprends St-Cyrille-de-Wendover).

    Les parois de ma voiture commencent à se pousser de moi lorsque je m'égosille sur Pièce de viande, véritable exutoire vocal mais se rapprochent tendrement lorsque les larmes coulent subrepticement sur ma joue au moment de Ton avion.

    Grand champion
    est aussi depuis une semaine ma toune de début de journée. Dès que je tourne à gauche sur la dernière lumière avant d'arriver à l'école, mon dc de voiture se met, comme par magie, sur cette toune de char, le volume monte et mon moteur ronronne de joie !!

    Bref, on se régale, on rigole et on se défoule encore avec les Trois Accords deuxième mouture.

    Salut Champion !

    dimanche 3 septembre 2006

    Derrière la ligne de fond

    Ce ne fut pas un dimanche comme les autres. Pas pour les amateurs de tennis.

    Rien ne pouvait empêcher ces derniers de se positionner avec oeufs et bacon devant leur boîte à images dès 11h pour regarder ce qu'ils espéraient ne pas être le dernier match d'Andre Agassi. J'étais de ceux-là. Trois heures et quelques grimaces de douleur plus tard, nous avions notre réponse : c'était la fin. Pas celle que nous souhaitions. Nous aurions, bien entendu, espéré qu'il termine en pleine gloire plutôt qu'en pleine douleur ou qu'il se rende au moins jusqu'à Roddick. Mais tout s'est arrêté aujourd'hui. Parce qu'il le fallait sans doute.

    Les journaux s'étendront sur plusieurs pages pour faire état de ses statistiques de star de la balle jaune. Inutile d'en faire état ici. Tout ce que je peux faire, c'est partager avec vous deux petits moments d'Agassi dans ma vie de fan de tennis.

    Il fut un temps où le tennis faisait bien plus que faire partie de ma vie. Les murs de ma chambre n'avaient plus besoin de coups de pinceau. Les posters de joueurs et de joueuses tapissaient jusqu'au plafond son espace carré. Seles, Graf, Sabatini, Forget, Courier, Edberg, Becker, Navratilova, Capriati, Sampras, Chang et bien sur Agassi. C'était lui ou rien.

    Je me rappelerai toujours une image d'Agassi. C'était dans un match de finale de tournoi du Grand Chelem (je n'ai plus souvenir duquel) et il venait de perdre une nouvelle fois. Il pose le genou à terre, penche la tête l'air de dire : "Merde, pas encore !! Comment vais-je un jour pouvoir réussir ?" C'était l'image d'un homme brisé. Celle d'un homme de qui on allait commencer à penser qu'il n'était qu'un perdant ou encore que le meilleur deuxième.

    Il allait changer la donne on le sait et ça a commencé avec Wimbledon.

    Cet été là, j'en étais à mon deuxième camp de tennis dans les Laurentides. Par miracle, il pleuvait ce matin-là. Impossible de jouer. Que restait-il à faire ? Regarder une finale où personne ne croyait vraiment en la victoire d'Agassi. Au retour du déjeuner, l'improbable semblait vouloir devenir réalité : une 5e manche allait être nécessaire pour départager Ivanisevic et Agassi. Je vais toujours me rappeler la tension qui regnait dans le grand salon où 70 jeunes de 11 à 16 ans mordus de tennis se rongeaient la raquette. À chaque point gagné par Agassi suivait un : AGASSIIIII !!! Chaque point gagné par Ivanisevic était suivi d'un silence et chacune des balles de service qu'Ivanisevic envoyait dans le filet était suivie d'une salve d'applaudissements.

    Balle de match Agassi. YESSSSSSSSSSSSSSSSSS!!!!! Explosion de joie monstre. Visages en larmes et surtout le petit train humain de la victoire s'est mis en route dans toute la résidence. Inoubliable. Il venait de prouver qu'il n'y avait pas seulement une façon de gagner sur le gazon vert anglais. La pluie à l'extérieur avait cessé et nous pouvions aller faire, nous aussi, nos petits Agassi sur les courts. J'avais mes Nike jaune et noir. Je pouvais tous les battre.

    Personne n'aura eu autant d'impact sur le tennis qu'Andre Agassi. Personne n'aura autant changé l'image de ce sport. Tant dans la façon de le jouer, que dans la façon de le gagner, que dans la façon d'y mettre ses trippes, que dans la façon de l'habiller.

    Agassi est toujours resté un joueur que j'ai admiré et lorsqu'il a pris le micro après son match et affirmé que c'était en raison de la générosité et de la loyauté de ses fans qu'il avait pu accomplir ses exploits, je me sentais de ceux là.

    vendredi 1 septembre 2006

    Ma 45

    Vendredi matin.

    Rien d'anormal en perspective.

    Si, finalement.

    Mon autoroute 10 et encore plus ma 35 se couvrent de brume.

    Je roule.

    Je m'inquiète.

    Depuis que j'ai quelques 15 ou 16 ans, dès que je vois de la brume, je panique un peu, je perds ma diction (mahdj (déjà que je la perds tout seul parfois)).

    Juste un peu.

    Juste au cas où ce qui arrive dans la longue nouvelle qui répond au titre de Brume de Stephen King ne se produise, ici, quelque part sur la rive-sud.

    Qu'elle ne se dissipe plus.

    Qu'elle cache des phénomènes étranges.

    "La brume recouvrit les deux voies de Kansas Road uniformément, les masquant au regard. La belle demeure coloniale restaurée des McKeon fut engloutie. Un instant, le premier étage de l'immeuble délabré, voisin du supermarché, surnagea au-dessus de la nappe blanche puis disparut à son tour. Le panneau SERREZ LA DROITE à l'entrée du parc de stationnement et les flèche indiquant la sortie s'évanouirent, les lettres noires du panneau donnant l'impression de flotter dans des limbes, une fois disparu le fond blanc sale qui les portait. Puis ce fut autour des voitures d'être englouties."

    C'est comme ça pendant 200 pages. Lourd, sombre, étouffant, affolant. Plus moyen de jeter un regard mignon à la brume après avoir lu ça. Même la plus inoffensive brumette comme celle de matin. Elle se prêtait bien plus à prendre des tonnes et des tonnes de photos gracieuseté du soleil.

    Impossible.

    Elle est si jolie.

    Impossible ?

    Et si ?