jeudi 20 novembre 2008

Le complexe de l'ornithorynque - Jo Hoestlandt


Outre son titre pour le moins étrange (et le nom de l'auteur), on ne trouve rien de vraiment bizarre dans ce cours roman jeunesse. Ce sont plutôt trois adolescents et un post-adolescent que avec leurs bibittes attachantes. 4 personnages avec chacun leurs handicaps - un corps pas à son goût, des jambes qui ne marchent plus, l'homosexualité et la famille pas toujours parfaite.

Tour à tour, ils nous font vivre leur quotidien avec leurs chassée-croisées et leurs rêves d'amour, de réussite et d'espoir.

Un beau roman, court, simple, bien raconté et éclairant pour bien des ados.

jeudi 13 novembre 2008

Message au monde entier !


L'allumage des lumières de noël, c'est PAS avant le 1er décembre !

Compris ?

Et en ce temps de campagne électorale, ce pourrait même être une mauditte bonne promesse d'en faire une loi !
Pensez-y amis politiciens !

lundi 10 novembre 2008

Conte d'horreur post halloween

Jeudi soir dernier, 17h45.
Faisait froid.
Faisait noir.
Je n'étais pas beau à voir.
La tête et les épaules basses, les pieds lourds, à croire qu'on les avaient enchaînés.
J'étais prêt.
J'étais condamné.
Je devais me résigner.
Après de multiples tentatives de J., elle a réussi à m'envoyer sur La chaise. Plus aucune possibilité pour moi d'y échapper.
J'embarque dans le véhicule noir. Embrayage. C'est parti.
La route sera longue.
Je tourne finalement le coin. Je monte. La lumière blanche m'éblouis. Je comprends ce qui m'attends. C'est le moment.
Elle me dit viens t'asseoir. Ce ne sera pas long. Dans une heure tout sera fini.
Je dis oui madame ou mademoiselle je ne sais plus. Peu importe, au point où j'en suis.
La chaise est beige, froide, inconfortable. La lumière toujours aussi blanche.
Je tremble. La sueur perle sur mon front. J'ai le gros orteil fuyant. Il veut sortir au plus sacrant.
Impossible.
Elle me passe la chaine autour du cou. L'attache solidement. Aucune possibilité de m'échapper. L'enfer approche.
Une dernière signature. Mon consentement.
Les instruments sont en place. Ma tortionnaire aussi.
Ouvre grand. Ca va piquer un peu. Après tu ne sentiras plus rien.
Effectivement, je ne sens rien. Je ne bouge plus.
Crounch. Crick. Ploc (ploc?), crounch plus sonore. Je n'ai plus souvenir de rien. Je ferme les yeux.
J'entends bling dans le réceptacle métallique.
Je suis amputé.
Reste l'autre.
Je ne sens toujours rien. Rien de rien. Pourtant mon gros orteil pointe toujours vers la sortie avec l'espoir de s'en sortir vivant emportant, espère-t-il ce qui restera de moi.
Re-crounch. Re-crick. Pas de bloc. Sors la scie. La lumière devient de moins en moins blanche et de plus en plus rouge. Il faut couper.
Elle s'acharne. C'est moins facile que prévu.
Le pied sur mon front. Elle tire. Tire encore. J'ai la marque de sa chaussure bien imprimée entre mes deux sourcils.
Dans un ultime effort, elle extirpe son due. Son sourire est gigantesque. Presque démoniaque. Le mien n'existe pas. Je ne sens toujours rien.
Bling final. Victoire.
Moi je gis sur la chaise. La bouche ouverte. Deux dents en moins. Complètement gelé. J'ai rien senti.
Gros orteil peut fuir avant qu'elle n'y prenne trop de plaisir. Mais il sait que ce n'est pas tout à fait fini.
Nous nous reverrons. Et je sais qu'elle gagnera encore. Elle restera avec deux autres morceaux de mon humanité que j'ai si fièrement portés depuis plus de 30 ans.
Mais je n'ai rien senti pendant l'extraction. J'ai même ri comme jamais. Elle est vraiment fantastique. Si tous les tortionnaires étaient comme elle, le monde souffrirait mieux.
Mais il semble que ce soit le prix à payer pour être moins sage.

C'est un mauvais conte pour une expérience que l'on ne veut pas vivre. Mais impossible de le regretter. Le traitement est royal. Merci G., A et A.
Si vous voulez souffrir avec le sourire ... cliquez ici lorsque vous en aurez besoin.
Sans blague, c'est plus plaisant d'aller là que d'aller chez au garage !!

En terminant ... l'extraction n'est pas souffrante. C'est la guérison qui l'est. Mais heureusement, il y a l'ibuprofène ! Merci Ibu de me permettre de dormir pas trop mal !

jeudi 6 novembre 2008

Trahie - Karin Alvtegen


Il ne lui en manquait pas beaucoup pour recevoir le titre de coup de coeur ... vraiment pas beaucoup.
Karin Alvtegen est aujourd'hui considérée comme la reine du polar suédois. Ce premier plongeon dans son univers est on ne peut plus convainquant.
Trahie, c'est l'histoire d'Eva qui décide de se venger de Henrik, son mari, qui entretient une relation avec la professeur de leur fils Linda. Entre en jeu, Jonas avec qui elle aura une aventure. Pour elle ce ne sera qu'une soirée ... Pour Jonas ... ce sera pour la vie ...
Roman noir. Roman de déchirements. Roman intérieur. Pas d'enquêteur. Juste des gens comme vous et moi. Plaisir et peur assurés.

mardi 28 octobre 2008

Tout ce qui monte retombera ...


Eus-je la berlue ou si depuis deux ou trois jours (ou peut-être un peu plus), le nombre de tarlas de la route est en hausse vertigineuse sur les autoroutes (du moins sur les autoroutes 10, 30 et 35) ? Roule plus vite, dépasse n'importe quand, pousse plus dans le derrière ... L'essence redescend et les tarlas qui roulaient calmement reprennent du muscle.

Il a une semaine encore j'étais dans la normalité avec ma vitesse moyenne de 97 km/h sur l'autoroute depuis que l'essence frôle le dollar, je suis dans les très lents ...

Morale de cette histoire pour avoir la vie sauve, remontez le prix de l'essence.

jeudi 23 octobre 2008

Le tréfond

Profondeurs - Henning Mankell

Toucher le fond. Descendre jusqu'à ne plus être capable de remonter. S'enfoncer dans ses envies en pleines connaissances des risques encourus mais y aller quand même.
Lars Tobiasson-Svartman connait.
Lars Tobiasson-Svartman fait le pari.
Lars Tobiasson-Svartman ira jusqu'au bout de lui-même.

Étrange. Profond. Déstabilisant. Démenciel. Tout est là pour un bon récit à la Mankell, loin de son inspecteur Wallander.


Un petit pas pour l'homme - Stéphane Dompierre

Parlant de profondeurs, Daniel, le personnage de Dompierre, ne pensait certainement pas avoir à descendre si bas pour remonter son égo masculin le jour où il décider de flusher Sophie après 6 ans de relation.
La vie de célibataire ne sera pas si simple. Il y a un cycle pas évident à suivre semble-t-il.
Retour sur terre, drôleries et autodérision masculine, un bon roman de gars, un peu "La vie, la vie" et divertissant en "yâbe".

lundi 20 octobre 2008

Avoir les ailes d'un ange

Lundi gris. Lundi d'automne.

À moitié endormi sur le coin de mon bureau. Même le froid de la bibliothèque et le café ne me tirent pas de cet état de somnolence.

Ce qui fait que j'ai eu toute la journée la tête aux rêves. Sur un nuage, moelleux, confortable, blanc.

Rêves de partir surtout.

Pour le sud, pour le nord, pour l'ouest, pour l'est.
Juste partir.

Allez voir ailleurs. Pour changer l'automne de place.

Pas parce que je suis en quête de quelque chose, pas parce que je cherche la vérité. Juste parce que j'ai envie de bouger, de prendre un avion, d'embarquer dans une voiture de location et de rouler pendant des heures sur un nowhere et arrêter dans un café pour boire une bière les pieds accotés sur la chaise voisine et contempler les quelques passants ou clients qui passent par là et finalement trouver une p'tite auberge et dormir jusqu'au lendemain en recommencant la même ritournelle.

Ou encore envie de m'étendre sur une plage avec rien d'autre à faire que de regarder les vagues s'échouer en douceur, ou pas, de m'étirer les bras pour aller chercher mon livre que j'ai par erreur foutu au fond de mon sac à dos en me disant que c'est dont pas grave finalement j'ai rien que ca à faire !

J'ai vraiment la tête au voyage aujourd'hui. Mais j'peux pas partir.

Les prochaines vacances sont loins, dans deux mois et ce sont celles de noël alors partir est une option plus ou moins envisageable. Ça ira donc au mois de mars à moins que je ne décide sur un étrange coup de tête de partir à mes frais. Mais je le sais bien je ne le ferai pas.

Alors me reste juste à rêver !!

Et ce sont des heures et des heures à passer sur TripAdvisor !

vendredi 10 octobre 2008

Souvenir d'enfance maintenant fucké !

J'avais toujours eu une grande admiration pour Optimus Prime chef des Autobos, figure d'autorité légendaire. Ses combats contre Mégatron sont imprimés dans mon inconscient comme des pièces d'anthologie.

Mais là, depuis hier, depuis que j'ai vu cette vidéo à Vlog à TVA, il est débarqué de son piedestal.

Elle a été conçu par un québécois Patrick Boivin.



Celle-ci est tout aussi exceptionnelle !



Bon long week-end et promis, je vous rejase la semaine prochaine.

vendredi 19 septembre 2008

Je reviens bientôt

Juste un tout petit peu débordé et, conséquemment, pas vraiment la tête à rédiger quelques billets pour vous ...

Pas que je ne vous aime pas là ...

Mais quand les portes sont ouvertes, toute la famille, les voisins, la poussière et les odeurs arrivent. Pas le temps pour beaucoup d'autres choses.

Au fait ... la sortie du nouveau Zébulon est retardée au 30 septembre. Zut !

Pas grave, les guitares hurlantes du nouveau Metallica font résonner le moteur de l'auto en attendant !

À tout de suite.

vendredi 15 août 2008

Zig un jour, zig toujours

Zébulon est de retour !!!!!!!!
Ça y est je jubile !!!!
Reste à attendre encore un mois (le 16 septembre) pour avoir le nouvel album compilation et le faire résonner pendant des heures dans l'auto. Et encore quelques moins avant le 6 février à St-Jean.

En attendant, pas pire premier extrait ... Marc ou Vénus

Ca reste dans la tête ce p'tit refrain là ...

mercredi 13 août 2008

Les 3 suivants

Mon été s'achève dans 3 jours mais aura eu le mérite de me faire lire et de rattraper le temps perdu (pour de bonnes raisons). Voici mes commentaires sur mes 9e, 10e et 11e livres depuis le début juillet.

Le combat de l'Épouvanteur - Joseph Delaney

Suite attendue de l'apprenti-épouvanteur, le 3e volet, Le combat de l'épouvanteur, ne fait pas mentir le succès que cette série obtient chez les ados. Pour vous situer, l'Épouvanteur est celui qui est chargé de débarrasser le comté des forces de l'obscur (sorcières, gobelins, etc).
Dans ce troisième tome, on a droit à une nouvelle charge de l'obscur pour contrôler le monde et cette fois, elle est plus sérieuse que jamais. Les trois clans de sorcières tentent, semble-t-il, de se réunir pour faire jaillir des ténèbres le Diable en personne !
Toujours efficace, rythmé, épeurant (surtout le 1er livre) et drôle à l'occasion, on suit avec fascination les aventures de Tom. La suite (4e) est sortie en anglais. Espérons que d'ici la fin de l'année, elle sera traduite.

Pour le meilleur et pour le pire - Gunnar Staalesen

Varg Veum (ça se prononce comme un mal de coeur ...). Si ce nom ne vous dit rien, vous gagnerez à connaître ce détective privé particulier. Série publiée par l'auteur norvégien Gunnar Staalesen, le deuxième tome des enquêtes de Veum, Pour le meilleur et pour le pire, propulse le détective dans une histoire bien étrange.
Ses services sont d'abord réquisitionnés par Roar, un jeune garçon de 8 ans qui s'est fait piquer son vélo par un gang, celui de Joker. Veum, au prix de quelques bonnes taloches, récupère le vélo et fait la rencontre de la mère de Roar. Après que cette dernière ait demandé un service à Veum, elle se retrouve accusée de meurtre.
Le personnage de Staalesen est tout simplement irréssitible. Presque tout autant que Wallander (Henning Mankell). Et les histoires dans lesquelles il s'embarque, ne sont pas piquées des vers. Un autre must des polars scandinaves.

Ma vie ne sait pas nager - Élaine Turgeon

Ouf. Celui-là je l'ai bouffé en une heure. Faut dire qu'il ne fait pas 100 pages. Mais il frappe. Fort. Très très fort. J'ai rarement été aussi ébranlé par une lecture.
Geneviève n'en peux plus de sa vie et décide de mettre fin à ses jours. Lui survit sa mère, qui n'y comprend plus rien, son père qui fuit et surtout Lou-Anne, sa soeur jumelle qui tente par tous les moyens de survivre et d'apprendre à nager avec la vie.
Sujet délicat mais amené avec beaucoup de tendresse et d'espoir sans pour autant nier la douleur de ce deuil lourd à porter et à assumer. Ma vie ne sait pas nager fait désormais parti des livres qui vont me trotter dans la tête longtemps.

En terminant, j'ai aussi lu Les habits rouges de Robert de Roquebrune. Personnellement, je ne sens pas le besoin de vous en parler. Je me suis un peu ennuyé ...

mardi 12 août 2008

Au delà de la muraille


Aux quatre ans ou plutôt depuis quelques années, aux deux ans, l'heure est aux Jeux Olympiques. Depuis que je suis petit, disons depuis 1984, avec Sarajevo et Los Angeles, je suis religieusement les performances des olympiens. C'est devenu une presque passion. Je me souviens, l'année du sacre de Gaetan Boucher, de m'être caché dans le sous-sol de la maison très très tôt le matin pour regarder les matchs de hockey ou le saut à ski.

Les Olympiques, c'est le plaisir de renouer avec des athlètes et des sports qui autrement me seraient inconnus ou encore dont l'intérêt serait quelconque comme la luge (l'hiver) et Zöggeler, comme Pieter Van den Hoogenband et la natation ou encore comme Carolina Klüft et l'heptathlon. Peu importe les athlètes, peu importe le sport, durant deux semaines la curiosité sportive l'importe sur tout. Au yâbe si c'est supposé être platte. Aux jeux, c'est l'fun !

Les Olympiques c'est toujours la découverte, c'est le sport avant tout et bien au delà des tractations politiques qui tentent de faire ombrage au dépassement des athlètes. Parce que c'est la beauté de ces compétitions le dépassement. Parce que les olympiques n'arrivent qu'aux 4 ans.

4 ans avant de pouvoir être sacré encore champion olympique.
4 ans avant de pouvoir se reprendre si les choses n'ont pas tournées comme on le souhaitait.
4 ans à attendre et souhaiter à en brûler tous les lampions de la planète que tous les astres seront parfaitement alignés.

Alors au-delà de tout ce qu'on raconte sur la Chine, sur ces droits de l'homme, sur son Tibet, sur tout ce qu'elle a fait ou pas pour l'organisation des jeux, peut-on, juste pour deux semaines (et un peu plus, question de donner aussi la chance aux paralympiens d'en profiter aussi), mettre tout ca de coté et laisser les athlètes faire ce qu'ils sont venus faire : participer aux jeux olympiques et peut-être, peut-être ... ramener une médaille à la maison.

mercredi 6 août 2008

3 des 6 derniers

Petit effort rapide de rattrapage des livres d'été. Décidemment c'est ma saison de lecture.

Dinky rouge sang - Marie-Aude Murail
Nils est maintanant adulte mais son enfance est trouble. Ce trouble l'aide cependant, à résoudre des mystères. 5 courtes histoires, bien construites et fort attrayantes. Un polar de l'imaginaire atypique et absolument savoureux.
D'autres l'ont lu : Cacahuète, Critiques libres


Le pèlerin de Compostelle - Paulo Coelho
Premier opus de Coelho qui le mènera à écrire l'incontournable Alchimiste. Un homme et son maitre sur ce vieux chemin d'Espagne qu'empruntait les Chrétiens au temps des Croisades et qui est, de nos jours, encore d'actualité. Voyage initiatique à la découverte de soi, ce livre n'a rien d'un guide de voyage. On ne lit pas pour ca. J'avoue par contre qu'il m'a un peu déçu. S'il est possible de tirer quelques enseignements, je me suis un peu ennuyé. Rien cependant pour mettre en veilleuse mon idée d'aller fouler ce chemin très bientôt.

L'homme qui partit en fumée - Maj Sjöwall et Per Wahlöö
Deuxième opus d'un duo suédois qui a publié durant les années soixante, une série de romans policiers mettant en vedette l'inspecteur de la brigade criminelle de Stockholm Martin Beck. Ce dernier en est à sa première journée de vacances quand on le rappelle à Stockholm puisqu'on signale la disparition, en Hongrie, d'un journaliste suédois dans des conditions plutôt étranges.
Roman efficace mais pas aussi prenant que les deux premiers que j'ai lu du duo à savoir Roseanna et L'Homme au balcon. C'est tout de même absolument recommandable d'autant que Rivages noirs (l'éditeur) vient de débuter la réédition des ouvrages.
Un autre point de vue ? Le vent sombre,

4 'dividus, 1 chauffeur et leur pneu au soleil


Les vacances tirent à leurs fins tranquillement. Une fois que ma douce a fini les siennes, il me semble que celles qui me restent sont diablement courtes. Mais je n'ai pas le droit de me plaidre, 7 semaines c'est bien assez. Il en reste 1 et demi et déjà je m'endors en pensant à l'école ...

Mais entre-temps, j'aurai eu le temps de profiter du soleil (le quoi) et - oui, oui, ca peut sembler invraisemblable, mais c'est la pure vérité - j'ai grillé. Juste un peu. Juste pour dire que si j'avais passé une semaine de plus au Québec, je serai probablement encore vert. Mais une semaine sous les tropiques dominicains change tout.
J'avais toujours trouvé cela étrange de partir vers le sud durant l'été. Changer chaleur pour chaleur, soleil pour soleil, à quoi bon ? Et pourtant ... C'est aussi satisfaisant que l'hiver. Décrocher pendant une semaine. N'avoir rien d'autre à penser que : j'ai tu faim ? j'ai tu soif ? dormirais-je un peu ? continuais-je plutôt mon livre ? De grandes questions philosophiques. Mais on y prend goût et peut-être un peu trop. La farniente est douce que voulez-vous.

Mais si la semaine commencée tout a été la sacro-sainte perfection, elle avait commencé par une étrangeté (gracieuseté des amis avec qui nous voyagions ????).

Arrivées très tôt à l'aéroport, nous avons pu avoir les places que nous souhaitions, nous étions presque trop en avance (4h), mais ce fut une stratégie payante (on prend des notes). Le vol va bien (sauf le plat congelé de mets chinois - hommage du transporteur aux JO ?), on arrive en avance. Chouette plus vite on arrive, plus vite nous y serons puisque nous savions que nous avions encore une heure trente de route a faire. Rejoignons la représentante après avoir récupéré nos précieux bagages (dans la cohue), elle nous signale que nous partons dans le numéro 4, un petit véhicule (depuis quand on nous transfert dans du petit ?). Pour ceux qui n'ont pas encore frayé avec les tout-inclus du sud, généralement on vous transfert de l'aéroport à votre hotel dans un gros autobus, genre coach. Et généralement, vous êtes un bon groupe à vous balader de cette façon jusqu'à la réception. J'ai bien écrit généralement ...
Nous arrivons dans le stationnement rempli de ses engins transporteurs ... cherchons le 4 ... cherche encore ... le 4 ? Quattro ? Finalement, nous le trouvons. Il ne s'agit pas d'un autobus mais d'un simili-autobus Volks qui semble presque tenir par la peur. Un chauffeur (appelons-le Pedro...) et sa caisse. Bon ... si c'est ainsi ... la route sera longue ... Au moment d'embarquer, nous comptons le nombre de sièges ... 8 ... incluant le chauffeur. Serions-nous les seuls 4 passagers pour se rendre à destination ? Si, si que Pedro nous répond. Ma parole ! Mais, faut-il avouer, ça a eu un petit coté sympatique. 4 pour une voiture avec chauffeur. Nous sommes prévilégiés. Ne manquait que le champagne pour l'accueil. Et la vieille van Volks est étonnamment confortable et nous donne une vision des Dominicains à hauteur d'homme plutôt que perché dans un autobus plus grand que nature au milieu des villages et qui vous scrappe le paysage.

Plusieurs petits villages, de longues lignes droites, quelques cotelettes, des dépassements latins casse-cou, mais en voyant Bayahibe nous resplendissons, nous voilà presqu'arrivés. Presque ... puisque les routes latines ont la particularité de ressembler (mais en mieux) à celles du centre-ville de Montréal, des trous partout. Si bien que dans une parcelle de route noire de la nuit noire (à la pleine lune), BANG !!!! Un nid-de-poule, je dirais même plus, un nid d'autruche ou de n'importe quel oiseau de très grand format. Le remplir d'eau, nous aurions presque pu nous y baigner ! Résulat à environ 5km de l'hôtel, Pedro s'exclame : "Oh oh problemo !" Crevaiso ! Flatto ! Le pneu et la jante sont morts. Miracle au milieu de la noirceur, la lumière et un accottement ! No problemo. On change et on repart. Gracias amigo !

Ça donnait le ton pour la semaine qui fut merveilleuse, je le répète. Un petit incident qui l'a rendue encore plus mémorable.
Une Doritos avec ça ?

mercredi 16 juillet 2008

Bleu juillet


Samedi passé, petite escapade entre amis sur le lac Memphrémagog ... en ponton, relaxe, au gré des vagues (de celles encore présentes dans mon esprit le soir venu), du soleil, du vent douillet d'été et de la chaleur parfaitement supportable. Bref, la perfection.

En revenant, puisque nous étions si proche et que ma douce, depuis des années, voulait absolument y mettre les pieds mais que le temps ne nous le permettait jamais, nous avons fait un arrêt chez Bleu Lavande (maintenant deuxième plus grand producteur de lavande en Amérique du nord). Ils avaient fait leur apparition dans les publicités entourant l'émission animée par Annie Brocoli il y a quelques années et qui permettait à quelques artistes de découvrir une région à la façon d'un rallye. J'oublie le nom désolé.

Toujours est-y que ... Nous sommes arrivés. Difficile de les manquer. En haut d'une côte, l'odeur vous surprend. Pas de doute nous y voilà. C'est la lavande. Celle qui, habituellement se trouve quelque part en Provence se trouve là, à quelques heures de Montréal.
Au premier regard, wow !
Le hic, c'est qu'on en a fait le tour rapidement. Si on ne prend pas la visite guidée, l'intérêt demeure quelconque, et la seule chose à faire, c'est de se promener à travers la culture pendant quoi, une petite demi-heure (de la lavande, c'est de la lavande et c'est tout ce qu'il y a à voir). Ne vous reste ensuite qu'à aller butiner (comme le fond des tas d'abeilles sur le terrain) dans la boutique pour vous gratifier d'une crème, d'une lotion, d'un savon ou de quelques autres trucs du genre vendus à prix touristique. Vous avez vu Bleu Lavande.

En soit, c'est un peu décevant. Avec des champs autour un peu en friche, un peu en "construction", l'endroit perd de sa saveur (mais pas de son odeur). Si vous êtes dans le coin, oui, un arrêt vaut la peine, surtout que les routes de la région sont absoluement magnifiques bordées de lacs et de collines. Mais sinon ... à moins bien sur que la lavande soit pour vous une odeur pour vous faire rêver.

vendredi 11 juillet 2008

La bibliothèque de minuit - Les Voix - Nick Shadow

Après qu'une représentante fort animée l'ait chaleureusement recommandé à mes élèves, je me suis, après quelques mois d'attente, plongé dans ce recueil de nouvelles fanstastiques (3).

La première nouvelle, nous présente Kate. Elle est déroutée par la maladie introuvable de sa mère. Sa déroute devient plus troublante quand elle commence à entendre des voix ... des conversations téléphoniques ... Est-ce en raison des nouvelles antennes que l'on installe un peu partout dans la ville ? Est-elle en train de devenir folle ? Mystère ...

C'est la meilleure des trois ... les deux autres, Les baskets magiques et Mangez des pommes se révèlent réellement sans saveur ... et avec des titres pareils on peut aisément imaginer la suite.

On nous les annonce effrayantes, frissonnantes et envoutantes. Pourtant, bien qu'elles se lisent facilement (un peu trop même), j'ai eu l'impression de lire des Frissons (collection d'épouvante pour ados) mais de meilleure qualité sans plus. C'est prévisible et peu inventif mais c'est malheureusement ce à quoi nous avons droit quelque fois dans la littérature jeunesse. Surtout dans le genre fanstatique-horreur qui se multiplient plus rapidement que les moustiques de l'été.
En soit, pas mauvais, mais décevant.

Ils en parlent aussi : Les chroniques de Chrestomanci, Ricochet-jeunes

mercredi 9 juillet 2008

Rattraper le temps perdu

Si les premières semaines de vacances ont été occupées, elles ne m'ont pas empêchées de lire ... Détente ultime - ou presque - l'été venu.

Pretties - Scott Westerfeld

Suite de Uglies. Nous sommes quelques 300 ans plus tard sur Terre alors que le monde que nous connaissons est résolument chose du passé. On commence la vie désormais comme Uglies, autrement dit sans réelle beauté physique, et on se débrouille avec les tracas de la vie jusqu'à 16 ans, année où l'on pourra devenir Pretties après une opération qui nous donnera une physionomie parfaite.
Dans ce deuxième tome, Tally est maintenant une Pretties. Il lui reste cependant à être acceptée par un des clan des Pretties, les Crims. Cependant, on lui rappelera que son passé de Uglies n'est pas si loin. Et si tout cela n'était que pure machination ?

Sans réelle surprise mais qui se laisse lire facilement, on se laisse prendre au jeu du futur. Évidemment, le monde étant ce qu'il est, il comporte son lot de rebelles. Tally Youngblood fait parti, bien malgré elle par moment de cette catégorie.
Efficace. J'attends la suite.

Je reviens te chercher - Guillaume Musso

Dernier succès du "cousin" de Marc Levy, on replonge agréablement dans ces histoires poético-fantastiques. Bien que je déteste toujours autant ces finales, passer du temps à lire Musso est toujours plaisant et celui là n'y fait pas exception. Ce n'est pas de la grande littérature mais pour la détente c'est parfait.

Je reviens te chercher, nous envoie à la rencontre d'un homme et de son destin. Le sien d'abord, celui de Jessie et celui de Céline. Peut-il conjurer le sort ? Peut-il changer le cours du temps ? Peut-il encore sauver ceux qu'il aime ?



Une nuit rêvée pour aller en Chine - David Gilmour


Lu dans le cadre du défi 2008 Le nom de la rose, cela faisait déjà un bout qu'il était sur ma liste et je n'ai pas été déçu, bien que le timing pour lire ce livre sur la perte n'était pas parfait.
Criant de vérité, poétique, lucide, on s'enfonce dans la peine et l'amour de ce père qui a perdu son fils.

Roman, animateur télé, borde son fils pour la nuit et décide d'aller faire un tour au bar du coin. À son retour, son fils n'est plus là. Disparu. C'est là que commence la quête (et l'enquête inachevée) d'un père pour son fils. Au fil de ses rêves, il le retrouve quelque part dans les Caraïbes. C'est là qu'il reprend contact avec toute la culpabilité qui le ronge.

On ne peut pas faire autrement que de penser à tous ses parents qui ont défrayés la manchette avec l'enlèvement ou la fugue de leur enfant. L'amour mène loin et parfois ca fait mal ...

Lucky Luke


Des liens et des liens ... en cherchant les paroles de "I'm a lonesome cowboy" je suis tombé sur le site de Lucky Luke et tous les classiques musicaux de la série y sont ... On peut même tous les télécharger !

Nostalgie quand tu nous tiens !

Dans la voiture

Imaginez vos classiques du rock le volume dans le tapis dans la voiture ...

Fenêtres baissées, les cheveux dans le vent, le soleil, la chaleur ...

Imaginez-vous roulant au rythme tonitruant de Metallica, Van Halen, Led Zep, Guns N' Roses, Ozzy ...

Imaginez-vous hurlant à tue-tête le refrain de I love rock and roll ...

Imaginez maintenant toute cette musique reprise façon bluegrass (une branche du country) de manière surprenante et étrangement agréable par les Iron Horse ... (cliquez sur l'album pour entendre des extraits)

Vos classiques auront une autre saveur ... peut-être avec un brin de paille dans la bouche en criant Hi Ha sur votre cheval au coucher du soleil !!

"I'm a poor lonesome cowboy, I've a long long way from home ..."

mardi 8 juillet 2008

Oublie pas de piler les patates !

Wouah ... ca faisait un bail que je n'étais venu par ici ... Vrai que les dernières semaines ont été mouvementés ...

Le 22 juin dernier ma mère achevait son passage sur terre. Après moult efforts pour tenter de retrouver son autonomie, après moult tentatives du personnel de sa résidence, de l'hôpital pour l'aider à se relever, après avoir déjoué tous les pronostics des médecins, après tous ces efforts, le coeur a finalement lâché.

Les dernières semaines lui avaient été plus pénibles que les précédentes puisque son esprit était pris de délires. Sauf la dernière journée, bien que ma douce et moi ne le savions pas, où la raison est revenue par grands bouts. Façon de dire un dernier au revoir avant de retrouver une grande quiétude et d'être enfin libérée de tous ces maux qui l'ont hypothéqués au fil des ans.

"Oublie pas de piler les patates ..." Ce seront ses derniers mots ... Fallait bien qu'elle nous laisse avec un mystère et sans doute un petit clin d'oeil éternel, puisque ni ma douce, ni moi ne pourront piler les patates de la même façon et ce pour le restant de nos jours !!

Juste un conseil en terminant puisque nous ne sommes pas tous éternels et viendra un jour où nous devront nous aussi terminer notre route. Pensez aux suivants ou du moins à celui ou celle qui s'occupera de votre succession. Préparez lui un document clé en main (outre votre testament) avec les informations sur vos comptes (avec vos numéros et à quelle banque, caisse ils sont), sur vos placements (les numéros de comptes), sur vos abonnements, sur vos biens immobiliers, sur votre assurance-vie, votre fond de pension, etc. Bref tout ce que votre liquidateur devrait savoir ... Vous ne pouvez pas savoir comment ça facilite la vie de ceux qui restent et leur fait gagner du temps qui devient précieux dans les circonstances. Le gouvernement du Québec publie aussi un document et un site de grande qualité sur le sujet qui vous donne un sapré bon coup de pouce.