vendredi 7 décembre 2007

Temps d'arrêt


Parfois le temps, le cours de la vie, nous oblige à revoir nos priorités, à faire des choix pas toujours évident, à suspendre, pour quelques instants, nos activités régulières. Tout ca pour aider, pour donner un peu de soi, un peu de réconfort même si parfois, souvent, ce n'est pas évident, pour quelqu'un qui en a grandement besoin.

Même si parfois on voudrait être ailleurs, même si parfois on s'enrage parce qu'on ne pense pas comme on le souhaiterait, même si parfois le ton de certaines paroles dépasse l'entendement, même si notre patience atteint ses limites (et les miennes sont loin, très loin) on y revient toujours à la mission première celle d'être là, corps et âme et avec tout son amour.

Sûrement pas aussi souvent qu'il le faudrait, sûrement jamais aussi longtemps non plus, mais toujours là au complet. Le reste du temps, on y pense comme si on était sur place, matin, midi, soir, nuit, en riant, en dormant, en travaillant. Tout le temps. Même si ca ne paraît pas, même si on ne décroche pas le téléphone à tous les soirs pour savoir comment ca va.

Et on s'en sort. Il vient un déclic dans l'esprit qui tout d'un coup après des semaines à broyer du noir qui nous permet de garder la tête hors de l'eau, de survivre à tout ca et réussir à trouver un peu de place pour soi tout en continuant de penser à l'autre et de lui donner toute la place. On fait par amour en se disant que les gens ne passent qu'une fois.

C'est pour ça que l'Antubiotique blogue est sur le neutre depuis deux mois au moins. C'est pour ca qu'il le sera encore pour les semaines, les mois à suivre. Je n'ai pas contrôle la-dessus et personne n'en a non plus, je pense. Je reviendrai faire mon tour, vous parler de plein de petits trucs anodins, de victoires, de défaites, de joies, de peines et de niaiseries d'élèves ...

D'ici là, la vie continue et avec le sourire malgré tout !

mardi 23 octobre 2007

Savoir se bouger les pieds

TVA passait ce soir, la deuxième partie du premier gala de So you think you can dance et comme c'est diffusé avec quelques mois de retard - mauvaise mais là vraiment mauvaise traduction oblige ... on devrait mettre des sous-titres ce serait moins souffrant!- j'ai pu revoir mon hit de la saison soit Sarah et Jesus dans un numéro complètement délirant ...
Je veux danser ca un jour ...
Quoique ma carrière soit déjà du passée ...

lundi 15 octobre 2007

Vert pâle, vert foncé ou Gino ?

Bloggers Unite - Blog Action Day

Dernièrement en regardant Tout le monde en parle, j'ai fait la connaissance visuelle et auditive de François Cardinal. Je le connaissais déjà comme journaliste à La Presse. En quelques minutes, il a mis en doute, ma couleur verte écologique. Surtout lorsqu'il a parlé des Ginos !! Pas ceux avec le "pouelle", non, les Green In Name Only ! Serais-je un Gino sans le savoir. Je fais, je pense, plus que la moyenne pour mon environnement. Mais il y encore des choses que je ne fais pas.

À la maison, lorsque c'est possible, les ampoules sont des fluos compactes. Le recyclage ? Mon douceureux bac vert déborde ou presque à chaque semaine. Les appareils électriques et électroniques sont presque tous Energy Star. Mes thermostats sont tous électroniques et programmables et si une pièce n'a pas vraiment besoin de chauffage (les deux salles de bain) cette dernière est carrément fermé. Ma tondeuse est électrique, ma souffleuse fonctionne à mon jus de bras. Je ne mets rien de nocif sur mon terrain(j'endure mes nombreuses mauvaises herbes). En voiture, je ne roule que très rarement au-dessus des l00 km/h, en plus, je suis fréquemment sur le régulateur de vitesse. Je coupe le moteur de ma voiture dès que j'attends pour rien. Je ne la fais pas chauffer inutilement l'hiver et utilise le chauffe-bloc dès que les nuits sont sous les moins 15 degrés. Quoi d'autres encore ? Je ne sais plus ...

Malgré tout ca, je m'interroge sur mon vert et si je ne serais pas un gino !

Mon recyclage n'est pas parfait (j'ai encore quelques croutes à manger, des plastiques à enlever, des cartons à éliminer), je ne fais pas mon composte, ma voiture consomme beaucoup trop, je suis dans une école pour qui l'environnement est encore un mystère (bien que ...) et que je ne fais rien pour y changer les choses, je n'ai pas de fermier bio, je ne fais de cocktail-transport, je prends encore la voiture pour aller à trois portes de la maison ... Et encore et encore ...

Bref, comme il y encore place à l'amélioration ...

Je doute de mon vert, de mon Gino ...

lundi 10 septembre 2007

Disqu'illusions

Amateur et consommateur de musique, je pourrais facilement faire vaciller mon budget du coté rouge de la force par quelques achats chez mon disquaire préféré.

Mais voilà que depuis samedi dernier (officiellement mettons), je suis désillusionné. En fait, pas par tout le marché du disque surtout celui québécois. HMV a annoncé récemment la baisse du prix de plusieus de leurs dcs. Ca se reflète déjà dans les bacs. Vérification faite vendredi passé. Cherchez de nombreux vieux albums et vous verrez que les prix ont chuté. Par exemple, New Jersey de Bon Jovi (une vieille affaire de "pouelles" de 1988) était maintenant vendu 12,99$ au lieu des 17,98$ demandés il n'y a pas si longtemps. Peu de changement du coté québécois cependant. Les promotions pour les disques anglos avec quelques albums (bien bien peu) francos sont alléchantes.

C'est en me promenant chez Archambault que mes illusions ont tourné. Oui, il y a des promos pour de vieux albums (anglos et francos) ou des collections spéciales à bas prix. Mais scrutez attentivement les bacs et vous aurez quelques surprises. Le même Bon Jovi était vendu 27,98$ !! Mais là, vraiment où j'aurais cru voir un jour une baisse de prix c'est sur les dcs francophones. J'avoue être sincèrement tombé en bas de ma chaise quand j'ai vu le prix du dc des Invincibles : 24,99$ Ayoye !! À ce prix là, je préfère m'en passer.

Je me suis alors attardé sur le prix des dcs de musique franco. J'ai rapidement compris pourquoi j'en achetais moins. Rares était les dcs qui affichaient un prix sous les 16,99$. Les quelques nouveautés toutes récentes (et encore) sinon rien. 17, 18, 19,99$. Alors pour des produits américains, irlandais, canadiens anglais, britanniques on m'attirait avec des dcs à 9 ou 10,99$. Des nouveautés. De nouveaux artistes. Des groupes, chanteurs, chanteuses qui veulent se faire connaitre. Et ca fait en sorte que cette semaine une jeune artiste de la Colombie Britannique, Hayley Sales, se retrouve 20e meilleur vendeur. Sans la visibilité de son prix, personne ne l'aurait acheté les médias québécois ne l'ayant pas publicisé.

Chez HMV, on a eu l'idée des disques de la semaine que l'on peut se procurer pour 7,99$. Si les compagnies de disques québécoises (et les disquaires) proposaient fréquement leurs nouveaux artistes à ces prix-là, on se "garocherait" sur le dc du p'tit nouveau. On prendrait des risques auditifs. Est-ce qu'on aimerait à tout coup ? Non sans, mais nous aurions un incitatif de plus ! Ceci dit, les compagnies le font ... mais rarement et à des prix pas tout à fait concurentiel.

Je me souviens d'avoir vu Dumas, Charles Dubé et plus récemment Pascale Picard à des prix dérisoires (10 ou 11,99$).

Et vous savez quoi ?

Ils tournent encore dans le lecteur dc de la maison ... pas besoin de les télécharger ... ou de les ignorer.

À la minute, j'en suis convaincu, où je verrai que les prix sont alléchants, vous pouvez être sur que je vais faire augmenter les ventes et me garnir les oreilles de nouvelles découvertes que je partagerai ensuite à d'autres qui sauteront sur l'occasion eux aussi.

En attendant, dommage.

jeudi 30 août 2007

13

Coïncidence que pour le premier groupe (le 13) à qui j'enseignerai tombe sur un vendredi 31 (l'inverse) ?? Et à la troisième période du jour 3 ... et dans le local 229 ... 2 + 2 + 9 = 13 ...

Premier cours.

Première nuit d'insomnie (pour d'autres raisons aussi).

Pas grave, les insomniaques s'amusent ...

jeudi 16 août 2007

C'est le temps des vacances


Encore qu'il aurait fallu que je les accorde au passé puisque depuis aujourd'hui, je n'ai plus le droit d'y penser. C'est la fin de la récréation, le temps de reprendre le chemin des salles de cours.

Mais oui, je sais, cela fait un long mois que je n'ai rien écrit. Qu'entends-je ? Mais où est donc carnior ? Qui donc a volé la lune par ce si beau soir d'été ? Comment puis-je faire pour être milionnaire ? Où étais-tu bloggeur démasqué durant cette période ?

Je ne répondrai qu'à une seule question à la fois en commencant et en terminant par la dernière. Les autres ... je verrai.

Un mois donc, à pédaler quelques rangs de mon entourage, à explorer le fabuleux camping du Parc de la rivière Batiscan, à décrocher dans un petit condo du Mont Tremblant, à harmoniser l'extérieur de la maison, à fabuler devant l'inimaginable et extraordinaire exposition Le monde du corps 2 au Vieux-Port de Montréal (si ce n'était pas si cher j'y retournerais tous les jours tellement c'était fascinant), à comprendre, observer et bonifier de mon aide la pose d'une toiture chez un très bon ami (grandement soulagé qu'elle soit en place) et à lire (une douzaine pour emporter et dont le coup de coeur est le Grand Cahier d'Agota Kristof) et ah oui j'oubliais ... à se pâmer devant So you think you can dance.

La table est mise pour le début d'une nouvelle année avec un nouveau grand défi soit celui d'enseigner puisque l'on a confié à ma collègue et à moi-même le cours de méthodologie de 1re secondaire en attendant le retour du prof habituel présentement en congé de maladie. Ca faisait longtemps que nous le reluquions et voilà c'est fait ! Temporaire mais on ne leur (la direction) laissera pas la chance de nous l'enlever !! :)

Go les jambes qu'ils disent !

mardi 17 juillet 2007

Le vaudeville se poursuit !

Cette fois ce sont les commentaires sur le blogue de Marie-Claude Lortie (toujours sur CyberPresse) qui sont désopolants et parfois désolants et réagissant à sa question blogueste : Les québécois sont-ils gratteux ?

Je ne sais pas si nous le sommes (j'essais de ne pas l'être) mais une chose dont je suis désormais sûr ... c'est qu'il y en a une mauzusse de gang qui ont la mêche courte !

vendredi 13 juillet 2007

Ciel mon Brière !

Les échanges des dernières semaines entre François Gagnon (son blogue sur Cyberpresse) et ses lecteurs-commentateurs sur la signature, à Philadelphie, de Daniel Brière et non pas à Montréal, nous donnent droit à de savoureux moments dignes de 110% mais en version écrite et pas seulement avec des "spécialistes".

Des heures de lectures toutes aussi drôles les unes que les autres. Du vrai vaudeville. À croire que l'on a caché le responsable de tout et qu'il va finir par sortir du placard !

Incroyable !

Et un peu pitoyable aussi ...

Imaginez le texte que François Gagnon a écrit "Vous ne méritez pas Daniel Brière" a généré plus de 1000 commentaires ... Ayoye !

En terminant, je n'écrirai que ceci comme commentaire sur le sujet : Brière a choisi Philadelphie plutôt que notre équipe. Tant mieux pour lui et pour les Flyers et tant pis pour nous. C'est lui qui décide. S'eut été l'fun ... mais coudon'

Les Simpsons et vous


Vous avez toujours rêvé d'être des Simpsons ?

Si oui, voici qu'avec la sortie du flim (oui c'est bien écrit le flim pas film...), vous pouvez vous créer dans ce monde burlesque et faire enfin partie de la population du Springfield.

J'ai l'air de ça ...

Soit écrit en passant, j'ai pris l'idée ici parce que je n'avais encore eu la bonne idée d'aller me perdre sur le site du flim.

La chance de vendredi 13


Appelez ça de la chance, oui, mais j'écrirais aussi que j'étais dû !

Ce matin, ma douce vient me réveiller en partant travailler (parce que nous ne pouvons pas tous être en vacances tout l'été ... ) et me dit de rester coucher parce qu'il pleut ...

Snif de maudinne ...

Je me lève quand même et en scrutant attentivement l'horizon, je vois du bleu et me dit que j'ai peut-être une petite chance. Café et déjeuner, il est 9h35 quand j'enfourche mon vélo sous les rayons frisquets du vendredi 13 de Galarneau. La menace d'orage est bien réelle quand je tourne sur le boul. Rome dans la majestueuse ville de Brossard. Les nuages gris foncés au dessus de Montréal n'annoncent rien de bon. J'augmente un peu la cadence. De retour à Longueuil, puis à St-Hubert, je constate que je ne pédale pas encore assez vite. Le bleu fait place au gris au dessus de ma tête.

Mais heureument, 46 km et 2h20 plus tard, à mon arrivée à la maison pas encore une seule goutte n'est tombée. La première et ses suivantes surgissent tout juste au moment où je range mon vélo dans le cabanon.

En plus, l'étape du tour de France d'aujourd'hui n'était encore terminé. J'ai pu poursuivre ma chevauché à la télé en prenant plaisir de voir (enfin!) Tom Boonen gagner son étape !

La chance entre deux eaux que j'vous dis !

lundi 9 juillet 2007

Temps de gars


Mont Tremblant. Premier vrai week-end de juillet.

La météo s'annonce incertaine. Idéal pour quelques jours entre gars.

Deux tentes (sur un site originalement conçu pour une seule). Un abri-cuisine. Un feu. Quelques boites.

Parfait. On peut relaxer au son du ruisseau juste à coté.

Grandes inspirations.

Décrochage grandiose. Les vacances sont commencées.

mardi 3 juillet 2007

Quelques mots ...


Mon premier livre de l'été est déjà derrière.

Amour toujours de Béatrice Masini et Roberto Piumini.

Correspondance amoureuse entre deux ados.

Futé, bien écrit, candide.

vendredi 29 juin 2007

200, 10h50, j'ai les mollets qui suent

L'entrée dans les vacances estivales a toujours comme porte d'entrée pour moi la dernière sortie du Club Plein Air. L'an passée, nous avions emmené nos mousses sur le haut sommet du Mont Washington, cette année nous les avons gardés au Québec et nous avons fait travailler leurs jeunes pattes différemment : le p'tit train du nord à vélo.

200 km en trois jours sur leur monture à chaîne entre Mont-Laurier et Saint-Jérôme.

70, 72 et 58 km.

10h50 à mouliner encore et encore.

Des pointes de vitesse à 44km dans la dernière journée mais une montée à 9 ou 10 km dans une interminable montée la veille.

Du camping, des fous rires incontrolables, une fierté pour tous d'avoir accompli la mission que certains (moi le premier parfois) ne pensaient pas réalisable et une autre gang incroyable, unie, survoltée, casquée et terriblement attachante. Pour deux d'entre eux c'était leur dernière activité en tant qu'élève, leur secondaire s'achevait avec nous. J'entends encore l'une d'elle qui, en arrivant, a dit, avec une petit pincement : "C'est la dernière fois que je vois mon école en tant qu'élève, ça fait drôle ..."

Ça fait drôle aussi à ceux qui les regardent partir. Mais je suis sans crainte pour les deux. Le meilleur est devant ...

dimanche 24 juin 2007

Paroles d'un filleul 2

- Qu'est ce que tu veux faire plus tard ??

- Cowboy !

- Pourquoi ?

- Pour être un musicien fringant !!!

Mosaïque d'été 3e partie

Troisième et dernière partie ... À ceux-là, il faudra rajouter tout ceux que j'achète et les autres que j'emprunte régulièrement à la Grande Bibliothèque ...

J'ai la tête qui tourne ...

Mosaïque d'été 2e partie

Il n'en restera qu'une après cela ...

Par où je commence ??


samedi 23 juin 2007

Mosaïque d'été

L'avantage de travailler dans une bibliothèque scolaire, c'est que l'été venu tous les livres sont de retour et que j'ai un peu moins de deux mois pour en dévorer le plus possible.
À la fin de chaque mois de juin, je repars avec ma grosse boite sous le bras ... en fait, non pas sous mais sur les bras ...

J'en apporte toujours trop,
Beaucoup trop ...

Mais au moins j'ai du choix ... des livres jeunesses aux classiques polars d'été ... de tout.

Je vous présente un premier volet de cette trilogie "livrété" :





dimanche 17 juin 2007

Le prix d'un gazon


Je vous parle de Voisin, le charmant Voisin (en fait dans les circonstances pas si charmant que ça) Il fait désormais partis des (bon, bon restons polis) tatas qui dépensent l'eau nonchalemment mais en pleine "mouillance" de cause quand il y a des interdictions et que ces interdictions sont pour leur bien parce qu'au moment où ils ouvriront le robinet de leur cuisine et qu'il ne coulera plus que de l'air, ils se diront que c'est la faute du voisin ... lui, il n'a fait qu'arroser son pauvre petit tracteur à gazon vert vert vert !

Revenons-y à Voisin ...

Deux fois cette semaine, il fait fonctionner son arrosoir toute la journée. Et quand j'écris toute la journée, c'est toute la journée. De 6h30 à 17h. Pour arroser quoi ? Roulement de boyau ... Son sapin vert !!!! Il a caché son arrosoir sous son sapin. 10h30 d'arrosage X 2 pour son ti-sapin vert !

Est-il plus beau qu'avant ? Non, je ne pense pas.
Serait-il mort s'il ne l'avait pas arrosé ? Pense pas non plus.
Quelle température faisait-il ces jours-là ? 29 degrés, soleil de plomb.
Résultat: l'eau s'évapore rapidement et ne sert finalement pas à grand chose pour son terrain.

À cela, il faut ajouter qu'il a arrosé une bonne partie de la nuit son gazon d'en arrière. Mais la nuit vous savez, dépenser l'eau c'est pas si grave ...

Je lui enverrai sans doute ceci ... la prochaine fois ...

Quand on a la jugeotte d'un boyau percé ... on veut un gazon vert à tout prix !

jeudi 7 juin 2007

Suite ...


Le bon sens est de retour !

À la poubelle le rapport surprenant !

Ça illustre quand même un petit problème au gouvernement. Un rapport demandé sans la ministre ne soit au courant ... Hum ... Il n'y pas seulement qu'en santé qu'on devrait faire enquête sur le financement ...

mercredi 6 juin 2007

Quel diable les a piqués ?

Ce matin, La Presse rapporte un article du Devoir qui révèle une étude voulant que qu'il serait sans doute approprié de ne plus compter les fautes de français dans les textes au cégep.

Eh bien ma foi du bon dieu qui parle ! Qu'est-ce donc que cette nouvelle surprenante voire même troublante et terrifiante.

«Ce ne sont pas les faiblesses de l'élève qui devraient intéresser l'évaluateur, mais plutôt ses forces: on devrait valoriser ce qui est réussi et non mesurer ce qui est raté.»

On suggère plutôt au correcteur de se faire une idée globale de ce qui a été écrit et de juger ensuite de la qualité du français écrit. Autrement dit, tu peux écrire avec trois cent fautes dans ton document de 5 pages mais si tu as aligné les mots de la bonne façon, tu obtiens la note de passage. Autrement dit, sachez quoi écrire plutôt que sachez quoi écrire et comment l'écrire. C'est pas si grave si vous n'apprenez pas tout de suite !

Cette nouvelle me trouble d'autant que c'est par cette façon de faire que je suis parvenu à ne faire presque plus de fautes en écrivant. Je suis bien loin d'être parfait (le présent commentaire en témoigne sûrement) mais j'ai l'impression d'être parti de tellement loin pour arriver à comment j'écris aujourd'hui que j'en suis fier.

Comment tout ça se peut-il ? En me renoté mes fautes, en me les montrant, en les comptant toutes, souvent, longtemps, énormément. J'ai enfin compris le sens de tout cela. Au secondaire, j'étais un cancre dans les dictées. Des -30 sur 10, j'en ai eu à la pelletée ! Depuis quelques années, à chacun, ou presque de mes courriels, mon père, ma mère m'ont et me reprennent encore ! C'est aussi en écrivant plus souvent. Par obligation, mais aussi par plaisir ! Et ca marche !

Quand je vois mes mousses du secondaire (de première à cinquième) qui ont parfois et même souvent de la misère à écrire deux mots de suite sans faire de faute, je m'interroge énormément sur la validité d'une telle mesure ! Comment feront-ils pour s'améliorer si on ne trouve pas une façon de leur souligner leurs fautes ? D'avoir un baromètre pour juger de leur amélioration ?