dimanche 5 novembre 2006

Boulette qui amasse la mousse

Comment faire d'un dimanche une véritable réussite ? Concocter quelques savoureuses boulettes de viande qui feront le bonheur de tous pour des mois et des mois.

Ma douce et moi avions choisi de nous y mettre aujourd'hui. Boeuf, sauce worchestechose, sel, poivre, piment jamaïcain, woignons, chapelure, oeufs, moutarde de dijon. Tout y est. Le mélange est fait. Bonheur simple. C'est le temps de se mettre à rouler ...

On roule, on roule. Nous devenons des spécialistes de la roulade. Rythme d'enfer. Les boulettes cuisent presque (presque) entre nos mains tellement nous les roulons avec ardeur. Nous nous appliquons à leur donner une forme sphérique parfaite dans la mesure des woignons qui dépassent.
Ma douce prends une pause question de reposer ses mains meurtries.
Moi, je continue à donner mon 110% de boulettes. Ça allait pour le mieux, jusqu'au moment ou je me suis mesuré à The Boulette !! S'savez la p'tite mauditte qui ne veut rien savoir. La boulette noire !!

Je la quitte des yeux quelques secondes et c'est là qu'elle décide sans avertir ses consoeurs (et moi non plus) que non, elle ne finirait pas cuite à 450 et quitte mes mains chaleureuses et plastifiées. Résultats, elle se jette contre le plancher, roule et au moment où je choisis de réagir je la perds de vue lorsqu'elle se glisse sous le réfrigérateur. Zuttttttttt !! M'écriais-je pas trop fort pour ne pas alerter ma douce. Je n'aurais jamais du m'appliquer à les faire si rondes. Je me penche pour voir l'étendue des dégats et pour voir si lancer un avis de recherche sera nécessaire. Ça y est, je la repère. Elle me regarde avec ses yeux d'oignons frits. Je tends les doigts pour tenter de la reprendre. Re-zuttttttttt !! Trop loin, la vlimeuse. Elle avait bien calculé sa course. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Bref regard autour de moi pour trouver un objet capable de la faire rentrer au bercail. Ah !! Un bon vieux baton de hockey. Miracle. Je l'agrippe et menace la boulette. Moi, déterminé, elle, baveuse et graisseuse.

Premier essai.
Raté.
Deuxième.
Merde ! Je la pousse plus loin, vers le fond avec les moumous de poussières.
Troisième essai.
Catastrophe ! Je l'ai mise en pièces et qu'entends-je venir du bas des marches ? Ma douce qui remonte et qui, l'air intrigué, me voit (de ses yeux vus) étendu de tout mon moi sur la céramique de la cuisine.

-Qu'est-ce tu fais là ?

-Y'a une boulette en fugue !! Et je tente calmement de la convaicre de revenir cuire avec les autres.

-Pourquoi tu tires pas juste le frigo pour la ramasser ?

-Ah tiens, il neige t'as vu ?

jeudi 2 novembre 2006

Des fois la télé communautaire c'est bon en titi


Bon étant un bien grand mot ... mais on ne peut plus se passer d'Anita et Fidèle.

mardi 31 octobre 2006

Halloween, je te plumerai.

Z'avez eu peur aujourd'hui ?

Z'avez trop mangé de bonbons enlamés ?

Z'avez changé vos habitudes ?

C'est que je pense à toi cher lecteur bloguien. Et je m'inquiète des traumatismes que les friandises et les figures défigurantes peuvent te causer.

Quant à moi pas de dommage jusqu'à présent. Enfin, en principe, tant et aussi longtemps que mon déguisement du jour ne viendra pas jouer les troubles-halloween dans mon sommeil.

En sachez qu'aujourd'hui j'ai croisé une poule, Shrek, Mickey Mouse, Minnie Mouse, Scooby Doo, un cowboy, une princesse, un ange, des blocs Tétris, une corde à linge, une ballerine OGM et quoi encore ? Des vampires, le pirate des Caraïbes, des bébés, des as, Buzz "le directeur" Lightyear et surtout une diablesse inquiétante !

N'oubliez pas de faire vos réserves de Pop Tart ...

Bouh !

dimanche 29 octobre 2006

Cachez cette fourchette que je ne saurais voir ...

Elle avait perdu ses repères et ne savait plus à quel bout de viande se vouer. Qu'importe se dit-elle, truffé d'un restant de fromage collé, durci, séché, gracieuseté de la douche lave-vaisellienne, je vais prendre le couteau par les dents et lui dire :

"Cuillère est mieux que demain."

C'est dimanche, il vente à qui mieux mieux (et un peu partout) et mon imagination se déverse d'une drôle de façon.

En terminant ... François Pérusse version française et pendant des heures : http://lesdeuxminutes.free.fr/

mercredi 25 octobre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque

"Heille wow, c'est le Dalaï Lama !"

"C'est quoi le Dalaï Lama ?"

"C't'un vieux !!"

lundi 23 octobre 2006

Hum ... ?

Cet homme doute-t-il ?

Ou se demande-t-il seulement ce qu'il portera demain matin ?

Je me disais ...


... que par les temps qui mouillent, je n'écrivais plus autant par manque, sans doute, d'inspiration cutanée. J'y remédie à partir de ce lundi. Et question de bien partir, voici quelques réflexions impromptues sur des sujets divers en automne.

Les morts de la Saint-Jean, le 6e épisode des aventures de Kurt Wallander, l'inspecteur de Henning Mankell, est le plus troublant et le meilleur de la série (il m'en reste trois encore à lire mais jusqu'à présent...).

Richard Séguin vient de nous proposer un vrai petit bijou, Lettres ouvertes, que je trouvais néanmoins trop long au début mais après plusieurs écoutes, les trois ou quatre dernières valent bien l'écoute jusqu'au bout.

Il fait gris. Les chats ne le sont plus que durant la nuit.

Matthieu Simard vient de sortir son nouveau roman, Llouis qui tombe tout seul. Je me réjouis bien que je ne l'ai pas encore acheté. Zut ...

Je me disais que je devrais tenir mon déjà vétuste appareil photo plus près de moi. L'inspiration antubiotique viendrait sans doute plus facilement.

Dans le Elle Québec que je feuilletais aujourd'hui, trois blogues intéressants, les voici :

Anthropy
La ville s'endormait
Banlieusardises

Assez.

Je m'en laisse pour d'autres jours.

mercredi 18 octobre 2006

Le maître et l'élève

J'attendais mon tour au garage hier midi pour avoir quelques délicieuses informations au sujet des divers pneus d'hiver (sujet très à la mode par les mauvais temps qui courent) et j'observais, toujours l'oeil à l'affût et l'oreille tendue, les informations dictées ça et là aux autres clients qui étaient là, la plupart pour les même raisons que moi, par les préposés au service dudit garage.

En ces temps fort occupés, tous mettent la main à la facture et tous travaillent un peu plus longtemps que d'habitude. Il y a toujours le moins jeune nouveau, là depuis quelque 6 mois et qui se débrouille pas si mal. Il y a également mon moins préféré, le charmeur maladroit de ces dames, courtois, à l'écoute mais qui l'est encore plus lorsqu'une cliente est devant lui. Besoin est aussi de faire appel à de jeunes recrues prêtes à tout pour apprendre. Il y a enfin, le vétéran, le pilier, le général de la ligne d'huile, l'expert. Le maître.

Le maître, c'est monsieur Jean dont je vous avais jadis parlé. Monsieur Jean a le service à la clientèle dans le sang et même jusque sous les ongles.

C'est maintenant à mon tour mais tout juste avant que je ne puisse m'enquérir enfin des informations pneumatiques, voilà-ti pas que la jeune verte recrue lui demande nerveusement :

"Jean, t'as-tu vu la facture d'la Civic mauve ? J'sais pu est où ?"

Jean s'excuse auprès de moi-même et Jean de lui répondre :

"Je n'ai pas vu la facture de la Civic mauve, parce que je ne fais pas de factures aux Civics. Je fais des factures aux clients !"

Bang ! Din'dents !!

L'élève et le maître.

dimanche 15 octobre 2006

Voir Fred Pellerin et mourir de rire


Proche, vraiment proche.

Après trois mots, j'étais convaincu. En fait, je n'avais pas vraiment besoin de l'être puisque je l'avions déjà vu dans sa ville de turc de samedi, Longueuil.

Trois mots donc. Bon disons une phrase. Sujet, verbe, complèment mais pas nécessairement dans cet ordre. Vlan ! Flaow ! On vient de basculer dans son monde, dans son village.

Trois heures plus tard, on ressort presque triste. J'écris presque et je pèse mes mots. Quand même. La soirée nous a fait pleurer mais surtout de rire. Mais triste quand même. Triste parce que c'est fini. Il ne nous reste qu'à penser que conteur ou conteux est le plus merveilleux métier du monde. Avec raison sans doute. Fred fait parti de ces "ceux" qui veillent à ce que cette tradition orale ne s'épuise pas. Ils sont plusieurs à triturer à leur façon des mondes merveilleux, fantastiques, à passer notre monde à la moulinette et à remettre la route sous leurs pieds (comme dirait François Lavallée, autre conteur à découvrir) pour aller conter partout. Suffit de tendre l'oreille et d'écouter.

Fred Pellerin est unique. S'il passe pas loin de che-vous et que vous n'avez rien au programme et même si vous avez quelque chose au programme, flushez-le et courez jusqu'à la billetterie. Suppliez-les ensuite d'imprimer de nouveaux billets parce qu'il sera sans doute trop tard.

C'est fou ce que l'on peut faire avec une chaise droite et un micro.

Planeterebelle



samedi 7 octobre 2006

Département des Viandes

À l'épicerie, c'est en entrant. Généralement tout juste après les fruits et légumes et quelques baguettes de pain.

À l'aréna, c'est en rentrant. Aussi. À gauche, passé les portes d'entrée, c'est là qu'ils se terrent. Tous en noir. Regards menaçants, patins allertes et mains d'argent.

Sur la glace, c'est devant nous et en moins de temps que je ne le prends pour l'écrire, c'est derrière nous. Loin très loin, mais beaucoup moins de notre filet. Là, ils sont proches et ils enfilent les rondelles dans le filet. Ça tricotte, tricotte, un beau foulard tout neuf, question de nous garder au chaud étant donné le vent qu'ils font en tourbillonnant dans notre territoire. Je m'étais toujours demandé à quoi servait les cours de couture d'économie familiale ... je le sais maintenant. Ça sert à enfiler des buts. À la tonne.

Bref, c'était ça vendredi après-midi. Rossés 9-2. Une gang de profs contre une autre gang de profs. Une avec tout le coeur du monde et du talent pas pire pantoute et l'autre avec tout le talent du monde et du coeur sûrement. Les Viandes contre les Boys. Un scénario de film.

Déjà vu.

Pas grave, on a eu du fun pareil.

vendredi 29 septembre 2006

Tout derrière moi


Je m'ennuie de ma Suède.

Oui j'ai bien écrit ma.

L'air de rien depuis que nous sommes revenus de voyage, chaque jour me ramène en Suède.

Si ce n'est pas une bribe de paysage québécois, c'est un passage à la télévision (une émission entre autre sur Ikea cette semaine à TV5), quelques phrases d'un livre, un philosphe (Kierkegaard, bon il est danois, mais comme nous avons fini notre voyage au Danemark ...), deux pages dans La Presse, il y a quelques semaines. Bref, tout me fait replonger sur ces terres qui ont accueilli mes pas et ceux de ma douce en juillet dernier. Ce pays me colle à la peau. Un peu comme mon Québec mais d'une autre façon que je n'arrive pas à exprimer. Je me souviens d'un moment durant le voyage (nous venions de quitter l'église des rois (Riddarholmskyrkan) à Stockholm) où j'ai dis à ma douce que je ne me sentais pas un étranger dans ce pays. Outre la langue, tout semblait rejoindre mon rythme et je m'y coulais parfaitement. J'ai peut-être été viking dans une autre vie.

Qu'y puis-je.

Me reste, pour me consoler, à trouver en version usagée cette histoire de la Suède. Si un jour vous la croisez avant moi faites-moi signe. Je pourrai continuer de voyager un peu dans cette lointaine contrée.

M'enfin.

Trève de lamentations, Gui-gui a signé. Quoi de plus heureux que de trouver une nouvelle icône pour le Canadien. Il ne délogera pas mon Chris mais c'est tout de même rafraîchissant. Je ne le prendrai sûrement pas non plus dans mon pool, et ce, même en huitième et dernière ronde. Je ne reprendrai pas non plus mon choix de l'an passé. Fini Afanasenkov !! J'ai eu ma leçon.

dimanche 24 septembre 2006

Vrac et bottines

Ainsi le dimanche soir se passe-t-il. Avec le retour de Tout le monde en parle, on ne peut, en soit, se résoudre à ne pas en parler. Et le meilleur de la soirée, c'est Gagliano qui nous l'a donné. Le meilleur ou le pire, je ne sais plus trop puisqu'il nous a livré le discours que nous attendions tous, soit celui du "c'est pas moi c'est l'autre", "c'est pas moi qui ai commencé", ne manquait que "celui qui le dit, celui qui l'est". Les réponses un tantinet évasives, les yeux qui louchent qui regardent partout (et c'est bien connu les mouches sont légions dans le studio de TLMEP et il devait y en avoir plusieurs tellement il regardait en l'air) signe souvent d'un certain malaise voir d'un mensonge (ou d'une grosse menterie). Il avait une chance de penser de nous faire croire ce qu'il prêchait. C'est raté.

Pendant ce temps, le vent écornait le boeuf (au moins cette fois mon Tempo n'était pas en fonction alors pas de danger de le voir s'envoler à nouveau) et les soirées du samedi à Sherbrooke nous projette des images lugubres dignes des soirées d'halloween.

Me restait seulement, au retour, à terminer la lecture (enfin) d'État d'urgence de Micheal Crichton, finir mon tricot, me mettre à jongler avec des écrevisses jaunes et écrire ici. Pas mal.

Quoi d'autres ? La saison des Boys est lancée. Les ti-mousses de fin de secondaire sont mieux de se préparer sérieusement. Une autre grande partie en perspective. Et la très inutile Loft Story est de retour. Fallait que j'en écrive.

mardi 19 septembre 2006

Carré noir avec fond multicolore

Automne.

Et qu'est-ce qui rime avec automne ?

Oui, je sais, les feuilles de toutes les couleurs, les journées de plus en plus courtes, le retour des classes, la glace noire, le frette du matin, l'humidité redondante, la neige fondante, les décorations de Noël chez Dollarama.

Je sais tout ça.

Non l'automne rime avec, bon aussi avec hibou, chou, genou, mou. Oui ça va, je vous ai entendu !

Ça rime surtout avec rentrée télévisuelle.

Ah charmant petit écran cathodique que je délaisse l'été maintenant que de baseball des Expos il n'y a plus (... les Expos ? C'était quoi ça déjà ?) sauf le jeudi soir pour Lost depuis, mais avec raison, que l'on m'a contaminé. Oui, toi ma 27 pouces adoptée. Ça y est, je te retrouve. Et je découvre tes charmantes nouvelles émissions. Il y bien C.A. et Tout sur moi (dont la caméra à l'épaule m'a donné le tournis), mais ce soir, j'ai mon coup de coeur du "prime time" Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Réjouissant, hilarant, délirant. J'ai déjà hâte à mardi prochain. Et dire que je pensais l'enregistrer.

Vive le mardi (d'autant que le Canadiens reprend tranquillement sa place aussi).

samedi 16 septembre 2006

#1 prochainement

Ma douce a entendu ça sur les ondes d'une radio montréalaise que l'on appelle désormais Énergie 94,3. Ca valait le coup de vous en faire part.

Je ne savais pas que George W. Bush savait chanter !!

Toutes mes dents

Le chiffre 30 est désormais au coeur de mon quotidien. C'est la première fois. Et j'imagine que c'est la pire des fois. À 35 on ne s'en fait plus.

Depuis 10 ans je m'étais confortablement habitué à dire et écrire vingt-quelque-chose. Et c'était toujours vingt-quelque-chose puisque je ne savais jamais vraiment l'âge que j'avais. Il fallait toujours que je calcule. L'année en cours moins 1976. Cela faisait mon âge vénérable du moment. Je ne m'en faisais pas outre mesure.

Maintenant, plus besoin de calcul. J'ai recouvré la mémoire. 2006 ... 76 = 30 (un peu plus et je commence à écrire la séquence de Lost, mais 108 ans c'est loin). Voilà donc une bonne chose. À 30 ans la mémoire renait, moi qui avais quelques manquements.

On trouve aussi toute sorte de choses rassurantes ou non sur trente ans sur le web. Comme cette association. Ce film français. Ou celui-ci américain. On redécouvre que L'Actualité a aussi 30 ans (ça, ça fait du bien !!!) et que Mao Zedong mourrait il y a trente ans.

Je me console aussi avec non pas de la crème glacée et un beau ti-film cute, mais avec les propos de mon directeur de 5e secondaire qui avait lu il y quelques années dans Time Magazine que l'adolescence se terminait à 35 ans ! J'ai encore 5 ans pour pogner les nerfs après tout le monde et continuer de claquer des portes ! Yesss !!

Faudra désormais que je fasse attention lorsque je remplirai des sondages. Dans ces derniers, j'étais toujours dans l'une des deux premières catégories (à moins de remplir un sondage de Filles d'aujourd'hui).

30. 30. 30. 30.

Ca va, je me sens bien même très bien.

"Tu récolteras dans ta vieillesse les fruits de ta conduite de jeune homme. Sois joyeux à dix-huit ans, sérieux à vingt-cinq ans, sage à trente ans et tu seras riche à quarante ans."

Honoré Beaugrand (prochaine station ...)

lundi 11 septembre 2006

11 septembre

Rien à écrire.

On se souvient.

C'est déjà beaucoup.

dimanche 10 septembre 2006

Chanter en canon

C'est sans doute le passage le plus spectaculaire de la première écoute du nouvel épisode sur disque des Trois Accords. Tout nu sur la plage en canon. En canon et avec, en prime, les voix des p'tits chanteurs du Mont-Royal (bon ce ne sont pas vraiment eux mais c'est tout comme).

À la deuxième écoute, la troisième, la quatrième et ainsi de suite depuis presqu'une semaine, j'ai pris goût à chantonner les nouvelles chansons à qui mieux mieux (et parfois à certains de mes élèves qui grincent des dents devant ces phrases absurdes et devant mon déhanchement négligé quand je reprends St-Cyrille-de-Wendover).

Les parois de ma voiture commencent à se pousser de moi lorsque je m'égosille sur Pièce de viande, véritable exutoire vocal mais se rapprochent tendrement lorsque les larmes coulent subrepticement sur ma joue au moment de Ton avion.

Grand champion
est aussi depuis une semaine ma toune de début de journée. Dès que je tourne à gauche sur la dernière lumière avant d'arriver à l'école, mon dc de voiture se met, comme par magie, sur cette toune de char, le volume monte et mon moteur ronronne de joie !!

Bref, on se régale, on rigole et on se défoule encore avec les Trois Accords deuxième mouture.

Salut Champion !

dimanche 3 septembre 2006

Derrière la ligne de fond

Ce ne fut pas un dimanche comme les autres. Pas pour les amateurs de tennis.

Rien ne pouvait empêcher ces derniers de se positionner avec oeufs et bacon devant leur boîte à images dès 11h pour regarder ce qu'ils espéraient ne pas être le dernier match d'Andre Agassi. J'étais de ceux-là. Trois heures et quelques grimaces de douleur plus tard, nous avions notre réponse : c'était la fin. Pas celle que nous souhaitions. Nous aurions, bien entendu, espéré qu'il termine en pleine gloire plutôt qu'en pleine douleur ou qu'il se rende au moins jusqu'à Roddick. Mais tout s'est arrêté aujourd'hui. Parce qu'il le fallait sans doute.

Les journaux s'étendront sur plusieurs pages pour faire état de ses statistiques de star de la balle jaune. Inutile d'en faire état ici. Tout ce que je peux faire, c'est partager avec vous deux petits moments d'Agassi dans ma vie de fan de tennis.

Il fut un temps où le tennis faisait bien plus que faire partie de ma vie. Les murs de ma chambre n'avaient plus besoin de coups de pinceau. Les posters de joueurs et de joueuses tapissaient jusqu'au plafond son espace carré. Seles, Graf, Sabatini, Forget, Courier, Edberg, Becker, Navratilova, Capriati, Sampras, Chang et bien sur Agassi. C'était lui ou rien.

Je me rappelerai toujours une image d'Agassi. C'était dans un match de finale de tournoi du Grand Chelem (je n'ai plus souvenir duquel) et il venait de perdre une nouvelle fois. Il pose le genou à terre, penche la tête l'air de dire : "Merde, pas encore !! Comment vais-je un jour pouvoir réussir ?" C'était l'image d'un homme brisé. Celle d'un homme de qui on allait commencer à penser qu'il n'était qu'un perdant ou encore que le meilleur deuxième.

Il allait changer la donne on le sait et ça a commencé avec Wimbledon.

Cet été là, j'en étais à mon deuxième camp de tennis dans les Laurentides. Par miracle, il pleuvait ce matin-là. Impossible de jouer. Que restait-il à faire ? Regarder une finale où personne ne croyait vraiment en la victoire d'Agassi. Au retour du déjeuner, l'improbable semblait vouloir devenir réalité : une 5e manche allait être nécessaire pour départager Ivanisevic et Agassi. Je vais toujours me rappeler la tension qui regnait dans le grand salon où 70 jeunes de 11 à 16 ans mordus de tennis se rongeaient la raquette. À chaque point gagné par Agassi suivait un : AGASSIIIII !!! Chaque point gagné par Ivanisevic était suivi d'un silence et chacune des balles de service qu'Ivanisevic envoyait dans le filet était suivie d'une salve d'applaudissements.

Balle de match Agassi. YESSSSSSSSSSSSSSSSSS!!!!! Explosion de joie monstre. Visages en larmes et surtout le petit train humain de la victoire s'est mis en route dans toute la résidence. Inoubliable. Il venait de prouver qu'il n'y avait pas seulement une façon de gagner sur le gazon vert anglais. La pluie à l'extérieur avait cessé et nous pouvions aller faire, nous aussi, nos petits Agassi sur les courts. J'avais mes Nike jaune et noir. Je pouvais tous les battre.

Personne n'aura eu autant d'impact sur le tennis qu'Andre Agassi. Personne n'aura autant changé l'image de ce sport. Tant dans la façon de le jouer, que dans la façon de le gagner, que dans la façon d'y mettre ses trippes, que dans la façon de l'habiller.

Agassi est toujours resté un joueur que j'ai admiré et lorsqu'il a pris le micro après son match et affirmé que c'était en raison de la générosité et de la loyauté de ses fans qu'il avait pu accomplir ses exploits, je me sentais de ceux là.

vendredi 1 septembre 2006

Ma 45

Vendredi matin.

Rien d'anormal en perspective.

Si, finalement.

Mon autoroute 10 et encore plus ma 35 se couvrent de brume.

Je roule.

Je m'inquiète.

Depuis que j'ai quelques 15 ou 16 ans, dès que je vois de la brume, je panique un peu, je perds ma diction (mahdj (déjà que je la perds tout seul parfois)).

Juste un peu.

Juste au cas où ce qui arrive dans la longue nouvelle qui répond au titre de Brume de Stephen King ne se produise, ici, quelque part sur la rive-sud.

Qu'elle ne se dissipe plus.

Qu'elle cache des phénomènes étranges.

"La brume recouvrit les deux voies de Kansas Road uniformément, les masquant au regard. La belle demeure coloniale restaurée des McKeon fut engloutie. Un instant, le premier étage de l'immeuble délabré, voisin du supermarché, surnagea au-dessus de la nappe blanche puis disparut à son tour. Le panneau SERREZ LA DROITE à l'entrée du parc de stationnement et les flèche indiquant la sortie s'évanouirent, les lettres noires du panneau donnant l'impression de flotter dans des limbes, une fois disparu le fond blanc sale qui les portait. Puis ce fut autour des voitures d'être englouties."

C'est comme ça pendant 200 pages. Lourd, sombre, étouffant, affolant. Plus moyen de jeter un regard mignon à la brume après avoir lu ça. Même la plus inoffensive brumette comme celle de matin. Elle se prêtait bien plus à prendre des tonnes et des tonnes de photos gracieuseté du soleil.

Impossible.

Elle est si jolie.

Impossible ?

Et si ?

mercredi 30 août 2006

Ma douce, Guillaume Lemay-Thivierge et moi

Certains riaient, d'autres avaient la mine plomb mal affutée, d'autres ailleurs s'illusionnaient devant le nouvel inconnu et sa bruyante populace qui reprenait ses aires. Pour la plupart, ils étaient résignés. Deux mois c'est déjà pas très long si en plus il faut encore tout recommencer et remettre son cerveau en mode apprentissage après ca, alors là !!

C'est dans cette atmosphère de réjouissances (parce réjouissances il y avait) que mes ti-mousses -- que je partage bien sûr avec mes collègues dont quelques-uns avaient des papillons roses -- ont regagné les murs de leur école en ce mercredi (nombril de semaine, ce qui fait du samedi le gros orteil de la semaine et du dimanche la couette hirsute).

Certains ce sont déjà payé le luxe d'exercer de la pression sur ma patience (quand on tire trop sur l'élastique ...) en reprenant leurs bonnes vieilles mauvaises habitudes.

... Demain commence aujourd'hui ...

Revenons à hier si vous le voulez bien et si vous ne le voulez pas, arrêtez de lire ici. Le reste ne vous interessera pas.

Guillaume Lemay-Thivierge ! Ma douce fut bien contente d'apprendre qu'il était parmi les participants au Cercle (le quiz de TVA) pour le spécial Lance et Compte auquel nous assistions. Restait à savoir s'il allait passer le test du passage du "potit" écran au vrai de vrai pour vrai. C'est bien beau le Match des étoiles et le Matou mais encore faut-il gagner son public live.

Eh bien zut de flûte de trois flips, il a réussi. Même que la dame dans la dernière rangée ne s'en est toujours pas remise (contrairement à ma douce qui a très bien dormi). Et j'avoue ... j'avoue ... bon Ok, le monsieur est franchement sympatique. Il a volé le show et de la bonne façon (on ne peut pas en dire autant de Charles).

Mais Julie McClemens ...

vendredi 25 août 2006

Pluton n'est plus, vive Pluto


Je suis dans la lune.

Moi qui depuis toujours ou presque était dans Pluton. Zut de flûte ! Catastrophe en trois épisodes (pire encore comme catastrophe, j'ai oublié Lost hier soir !! argh!) !!

Il m'a fallu un certain temps pour assimiler la nouvelle. ... ... ... (temps qui passe) ... ... ... Pluton n'est plus une planète. Et personne ne pourra être accusé de non-assistance (mahdj). C'est vrai pour vrai.

J'ai erré quelques temps pour me trouver un nouvel endroit où me réfugier dans mes moments d'égarement. J'ai pensé à Saturne, à Mars, à Caramilk, à St-Alexandre, à St-Gérard (Majella), à Tombouctou-en-descendant-la-rivière. Finalement, j'ai opté, pour ne pas faire du tout original, pour la lune.

Pas de raison particulière si ce n'est que je la scrute attentivement toute les nuits entre 3h et 4h du matin. Faut croire qu'elle m'aide à me rendormir et à me faire faire de beaux rêves bleus. Tout ce que Pluton ne me permettait pas de faire. En fait, Pluton ne servait pas à grand chose. Voulez-vous bien m'écrire pourquoi alors vous en parlerais-je ?

Qu'importe. C'est la fin de semaine, les profs sont rentrés et les vacances sont vraiment finies. Que les ti-mousses arrivent bonyeu !!

mardi 22 août 2006

Vélo-vous danser en sifflant sur les sentiers ?

Les vendredis nous conduisent toujours ou presque, à la bonne vieille fin de semaine dont le samedi est généralement la première journée. Jusqu'à présent pas d'ombre au tableau et encore moins de lumière au bout du tunnel, bref, il n'y a rien à casser. Samedi se porte bien. Sauf pour ce pauvre cycliste dont j'ai entendu parlé samedi dernier. Il a cru bon, armé de sa rutilante monture à deux roues et à pédales de montagne, se mesurer à un arbre dans une descente. Résultat : l'arbre a perdu et lui aussi.

Tout ça pour vous écrire que samedi dernier, pour la première fois depuis que les copains et moi allons aussi arpenter les sentiers montagnards à vélo, nous n'avons eu, nous, aucun pépin. Rien, nada. Un peu plus et nous étions déçus. Ordinairement, il y a soit des éraflures, des culbutes, des framboisiers menaçants ou des chaînes lassées d'être tabassées. Nous avons pu, enfin, humer, sans contrainte, les parfums de la rosée matinale et de l'effort des mollets tout en sifflant (en fait j'étais le seul, fallait bien que je m'encourage) dans les longues montées.

Pendant ce temps, nos "girlz" faisaient des plans pour les prochaines rencontres, humaient elles aussi des parfums mais ceux du conseiller de la SAQ (bon d'accord c'était les parfums des vins que leur conseillait le conseiller de la SAQ, prénommé au hasard et autour de la table, Alexandre ou Marc, je ne sais plus) et discutaient de leurs bonheurs et de leurs malheurs au gré du vent dans l'herbe (mahdj) des parcs.

Les gars, les filles.

C'est ça.

Le mot inutile du jour : Enduction (n.f.) : Action d'enduire ou résultat de cette action.

vendredi 18 août 2006

Prendre le boulot par les cornes

Ça y est, j'ai réintégré mon unique bureau d'érable. Poussiéreux un peu, juste assez pour que je passe un linge pour me muscler l'avant-bras droit et le faire reluire de nouveau. L'heure du retour au travail a sonné.

C'est toujours étrange de reprendre la route du boulot. Celle que je connais par coeur mais que je redécouvre à chaque année à la mi-août. Depuis 5 ans, la première journée, je fais exprès de me lever encore plus tôt qu'à l'habitude question d'arriver à l'école avant tout le monde et de pouvoir partir à la découverte des nouveautés des corridors en me promenant tranquillement café tiède à la main. Cette année n'a évidemment pas fait exception mais je me suis fais prendre de vitesse. Comme les travaux entrepris au début de l'été ne sont pas complétés, les ouvriers sont toujours à l'oeuvre et ma directrice était déjà là. Zut.

Passons d'école privée à l'école du tennis. J'avais écrit mardi : "Demain, Kim Clijters. Pourquoi pas" en écrivant sur la prochaine adversaire de Stéphanie Dubois. Dites-donc, je ne pensais pas viser si juste. Vrai que la chance (ou la malchance pour Kim) a fait changer l'issue du match mais quand même, on sentait au début de la deuxième manche que Stéphanie accrochait plus sérieusement Clijters. Ce n'aurait probablement pas été suffisant mais le sort en a décidé autrement. Tant mieux pour elle, même si le conte de fée est désormais terminé.

Quant à Marie-Ève Pelletier, dommage qu'elle n'ait su conclure puisqu'elle serait encore sur le court central aujourd'hui. Belle bataille.

mercredi 16 août 2006

Le mystère de la balle jaune

Hier, la tradition se poursuivait. Un mardi des Internationaux du Canada, aujourd'hui Coupe Rogers (jadis Internationaux Player's, Omnium Du Maurier) veut dire pour moi une visite autour des courts verts et bleus mouchetés de jaune. Ça fait quinze ans au moins que je fais ça. Chaque mardi. Pourquoi cette journée ? Un, ce n'est pas cher, deux, il y a beaucoup de matchs et d'entrainements, trois, les matchs en soirée le mardi offrent toujours un petit quelque chose. C'est par une soirée comme celle-là que Simon Larose, Sébastien Leblanc, Sébastien Lareau avaient gagné un match important, que Patricia Hy avait arraché une manche à Monica Seles alors numéro un mondial.

Hier pourtant, c'est durant le jour que les frissons (pas juste dus au vent frette) nous ont parcouru l'échine. Deux québécoises, Marie-Ève Pelletier et Stéphanie Dubois ont accompli ce que peu de gens pensait pouvoir voir un jour : gagner le même jour un match d'un grand tournoi contre des joueuses de premier plan. Déjà, avant que le tournoi ne commence, je disais à ma douce : "Pourquoi encore une chance à Marie-Ève, elle en a tellement eues. Elle nous a tellement fait rêver qu'elle pouvait percer le top 100 voire le top 50. Pourquoi ils n'ont pas donné sa place à Valérie Tétreault ?"

Faut croire qu'elle a entendu ses détracteurs dont j'étais. Elle a joué un match suffisamment bon contre la 20e au monde (qui éparpillait les fautes jusque sur le court Banque Nationale) pour se faufiler en deuxième ronde et avoir une très sérieuse chance de passer à la troisième Nicole Pratt étant une joueuse en fin de carrière.

Mais c'était étrange au moment où elle a gagné. Les gens étaient contents mais on aurait dit que nous étions anesthésiés. Comme si nous rêvions. Le moment était grand (comme dirait Yvan Ponton) et nous avons réagi comme si nous n'y croyions pas. En fait, nous nous sommes exprimés à la façon Marie-Ève Pelletier : pas trop de débordement de joie, juste très contente de gagner.

Ce fut tout autre, lorsque Garbin a vu s'arrêter sa balle dans le filet sur le point de match que Stéphanie Dubois venait de remporter. Le stade a explosé, tout comme elle d'ailleurs. Là enfin on y croirait et nous réalisions tous que nous venions de vivre une journée historique du tennis québécois. Deux filles en deuxième ronde.

Dubois affrontera ce soir Kim Clijters.

Pourquoi pas ?

lundi 14 août 2006

Rotule quand tu ne tiens plus

Non, Rotule n'est pas le nom de ma pantoufle (quoique ça lui ferait un joli pied) ni celui du chien du voisin. Ce n'est pas non plus mes rotules. Elles se portent relativement bien merci par les temps qui courent et comme je ne cours pas (bravo vous avez fait le lien). C'est la rotule avant gauche de mon charmant véhicule qui devait laisser sa place à une plus jeune. Ahhh !

C'est ca les visites au garage. Personnellement, je trouve ça beaucoup plus douloureux qu'une visite chez le dentiste et devoir enfiler le toujours très fashion bavoir (mahdj).

C'est simple pourtant d'aller au garage surtout un garage de confiance. On arrive en sifflant, on dit bonjour à Alain, Daniel ou encore au toujours très sympatique Jean (qui revenait aujourd'hui de voyage), on passe la commande des services désirés et on attend sur une chaise usée mais parfaitement ajustée aux fesses des "patiennaires" (ceux qui patientent). Finalement, l'ami Roger (un jeune homme de trente ans ...) la mine basse vous demande d'approcher. Il présente le travail à faire sur mais surtout sous votre véhicule. Il vous dit ca vous coûtera tant de temps et de pièces et que dans deux petites heures tout sera terminé. On retourne à sa place les fesses bien ajustées et on attend de tendre la carte plastifiée pour régler la facture. C'est tout. Pas plus compliqué que ça.

Pourtant, à chaque fois, j'angoisse, je suis incapable de lire (quoique ce matin...), de me concentrer sur autre chose. C'est comme ca de la veille de la visite jusqu'au moment où la facture est payée. Je suis garageophobe que voulez-vous. Docteur, suis-je normal ??


Le mot inutile du jour : Mercuriale (n.f.): Remontrance

mercredi 9 août 2006

Reprendre sa place


Ça y est enfin, je suis recalé. Après avoir subi pendant 48 longues heures les effets du décalage horaire, je peux enfin respirer et mon estomac peut lui aussi prendre un peu de répit. Ce n'est pas trop tôt.

Ma douce reprenait le boulot ce matin, la pauvre. En plus, j'avais trouvé le moyen de mettre le réveille-matin de la chambre 12 heures plus tard que l'heure prévue. Je l'avais programmé au moment où j'étais pleinement décalé. Je l'avais décalé lui aussi. Pas facile la vie.

Le train-train revient donc progressivement dans le giron hubertois. Malgré ça, la tête n'est pas toujours arrivée complètement. Je l'ai écrit et je l'écris encore, je retournerais demain matin en territoire suédois. Le rythme de vie est parfaitement adapté à ma petite personne, c'est-à-dire détendu, pas trop rapide et surtout, les suédois semblent vivre en parfaite harmonie avec leur environnement et qu'ils profitent que tout ce qui est offert autour d'eux avec en plus une grande fierté. On parle souvent des américains et de leurs ti-drapeaux. Figurez-vous que les suédois sont probablement tout aussi patriotes. Les drapeaux jaunes et bleus sont nombreux, des jeunes et des moins jeunes qui se promènent avec un chandail Sverige, Sweden. Quand avez-vous vu un canadien ou un québécois portant en dehors de la dernière semaine de juin, un chandail avec une fleur de lysée ou une feuille d'érable. On a presque honte de porter un chandail du Canadiens en dehors du Centre Bell sauf en séries. Sont même fiers de leur roi, leur reine et de la princesse. Ça y est, je suis jaloux.


Ceci étant écrit, je ne me mettrai sans doute pas à couvrir les murs de mon bureau d'affichettes de la reine ni à me mettre à penser que Jean Charest ferait un bon roi. Quand même. Remarquez que nous avons quand même un peu de patriotisme.

C'est particulier d'arriver à Dorval et de voir que le premier message de bienvenue provient du Gouvernement du Québec. Loin après voit-on celui du Canada, juste avant les douanes en fait. Je m'imagine touriste de n'importe où dans le monde (heureux comme le p'tit français de 7 ans assis devant moi dans l'avion et qui regardait par le hublot au-dessus de Montréal et qui disait : "Wah, c'est ça le Canada !! Le Canada ! Regarde maman, vite, c'est le Canada !") et j'arrive au Canada et ce n'est pas le Canada qui me salue le premier.

Je n'ai pas vérifié mais je ne crois pas qu'à l'aéroport de Skurup en Skanie, une des provinces de Suède les plus fières, on vous indique d'abord "Välkommen till Skåne".

J'ai donc pris la résolution durant ce périple hors frontières canadiennes de me procurer un nouveau chandail à fleur de lys acheté à fort prix dans une boutique de touristes du Vieux-Montréal et de le porter fièrement tout comme sortir mon drapeau du fond de la malle.

Faut commencer quelque part.

mardi 8 août 2006

Quelques chiffres de voyage

17 ... Nombre de jours que nous sommes partis.

5 ... villes hôtes pour la nuit.

2047 ... km parcourus en voiture.

13500 ... km parcourus en avion.

0.75 ... le prix de la bière la moins chère achetée (une bière tchèque).

500 000 ... (à peu près) pas marchés chacun.

21 ... villes ou villages visités.

10 ... durée en minutes pour visiter le Kunstindustrimuseet de Copenhague.

400 ... nombre de marches gravies pour atteindre le sommet de l’observatoire de la Vor Frelsers Kirke.

1435 ... photos conservées.

2033 ... photos prises.

500 ... (au moins) paires de bas dans des sandales.

On pense que ...

… le facteur toujours à vélo ou en mobylette c'est chouette et lui fait un joli mollet.

… limiter, par péage, le nombre de voitures dans le centre-ville de Stockholm vaut le coût. On respire mieux.

... les scandinaves ne sont pas stressés par le vol de vélo. Ils sont laissés n'importe où et parfois sans cadenas.

... voir Bernard Derôme à notre lever, nous livrant son téléjournal à Copenhague a fait du bien.

On trouve que ...

... les vélos partout embellissent les villes scandinaves et qu'en plus ca sent bon.

... le blond va bien à la Suède mais le roux au Danemark est un peu plus discutable.

.... le métro sans contrôleur avec l'air de boeuf à l'entrée fait du bien, de même qu'un métro sans conducteur.

... ça fait beau les éoliennes.

... les méthodes pour mettre un costume de bain en Suède sont pour le moins particulières.

... que les routes suédoises sont douces pour le pneu.

On aime ...

... les couleurs et les petites maisons à colombage dans les villes de Suède

... les bonbon en libre-service à petits prix dans toutes les épiceries de Suède. (ça c'est surtout la dent sucrée de ma douce qui les a aimé)

... les pistes cyclables sur toutes les grandes artères de Copenhague.

... les autobus climatisés

... les espaces prévus partout partout pour les pousses-pousses. Vive la famille.

... les émissions étrangères sous-titrées en suédois. Elles sont toutes comme ça mais on a pas su vraiment pourquoi.

Vu quelque part en Suède et au Danemark (en plus de ceux déjà énoncés)

... un cycliste se rasant en roulant, rasoir d'une main, miroir de l'autre.

... un 4-roues au centre-ville de Copenhague.

... aller à un mariage à vélo avec tout le beau kit.

... la disparition des chandails bédaine.

... un vrai hérisson par une belle soirée d'été.


Pas vu en Suède ou au Danemark

... Gagliano

... Mats Naslund

... Kjell Dahlin


... nid de poules

samedi 5 août 2006

Toute Scandinavie a une fin


Voilà c'est presque le temps de dire au revoir. Ce message sera le dernier composé en Scandinavie. Les bagages sont prêts, les jambes aussi. Mais le coeur et la tête un peu moins.

Je reprendrais bien les routes de Suède quelques jours encore question de continuer à rêver un peu. Mais bon. Il faudra revenir.

Le prochain commentaire sera donc rédigé de mon poste habituel de mon sous-sol adoré. Je vous invite déjà à ne pas perdre vos bonnes habitudes de lecture puisque si le voyage terrestre est presque terminé, celui de l'esprit sera encore vivant pendant quelques jours. Les anciens messages seront revus, corrigés et agrémentés de photos (on en a deux tonnes). De plus, dès lundi, vous pourrez lire les OH, les AH et les BOF de même que quelques chiffres sur le voyage.
Bon vol mesdames et messieurs.

jeudi 3 août 2006

Carls...burp !!


Nous avons dû remettre à regret notre charmant véhicule au bout de ses 2047 km avec une moyenne de consommation d'essence de 7,7 l/km. Nous devons maintenant compter sur le transport en commun et nos 4 pattes pour explorer Copenhague.

Cette première journée passée complètement en territoire "copenhaggois" a débuté par la visite de la brasserie Carlsberg. La visite se terminait par la dégustation pour le moins savoureuse de deux bières au choix parmi un choix assez impressionnant. Pompette juste un peu (bon d'accord, surtout moi, pas ma douce), nous avons pu ensuite connaître les mystères de la Petite Sirère. Le mystère de la Caramilk est sans doute plus étrange.

Une autre journée finalement passée à la vitesse de la circulation de Copenhague, c'est-à-dire, drôlement rapide. On se sentait un peu comme dans le centre-ville de Montréal en pleine heure de pointe. Chose qui n'était vraiment pas le cas en Suède même à Stockholm. Les réflexes de conducteur montréalais reviennent vite par contre.

Quelques constatations danoises (aux bleuets ... elles sont si bonnes) en terminant :

- Les noms des rues sont presque qu'inexistants ou bien indiqués que sur un côté.
- La beauté suédoise n'a pas traversé le pont, la propreté non plus.
- Copenhague n'a pas le charme de sa consoeur suédoise mais n'est pas moins dénuée d'intérêt.
- La météo est encore une fois dans le champ. On annonçait des orages pour aujourd'hui et nous n'avons pas vu l'ombre d'un nuage.

mercredi 2 août 2006

Il était une fois de l'autre coté du pont-pont

Ah, la pluie. Nous ne l'avions pour ainsi écrire pas vue depuis le début de notre périple. Hier soir, elle s'est amenée avec tonnerre et éclairs et elle ne semble pas vouloir partir si l'on se fie aux prévisions des savants météorologues.
Qú'importe, nous sommes passés de l'autre côté du pont, celui d'Öresund long d'une quinzaine de kilomètres et qui relie Malmö en Suède à København au Danemark. Notre arrivée dans ce nouveau territoire européen s'est fait sans heurt bien que nous nous attendions à avoir un accueil digne des plus grands rois et reines (remarquez que voir la gang de l'Asie qui nous attendait à notre sortie de l'ascenceur nous a consolés un peu).

Ceci étant, nous avons profité de la journée pour nous familiariser avec la non-signalisation routière du Danemark et ses routes qui ressemblent un peu plus à celles du Québec (elles ont quand même de l'avance). Elles nous ont conduits jusqu'au château de Kronborg (celui de Hamlet) et au musée Louisiana qui vaut vraiment le détour lorsque vous passerez par ici tralalalère.

Un peu aussi, sur notre journée d'hier qui nous a permis de se plonger dans l'univers fabuleux des récits de Henning Mankell et de son inspecteur Kurt Wallander.

Tout au sud de la Suède se trouve Ystad où s'opèrent ces aventures policières nullement dénuées d'intérêt. Pour voir vous aussi, vous pouvez vous rendre sur le site spécialement concu à cet effet. Vous y trouverez les lieux que nous avons pu voir sans la magie d'Ystad, la ville qui nous aura sans doute le plus charmée en Suède.

La plage de Sandhammaren nous a aussi offert son ciel bleu et surtout son sable chaud et blanc. On vous laisse imaginer le reste (non pas ce reste là quand même !).

Bon, qu'annoncer pour demain ? Je n'en sais rien puisque je dois retourner à la chambre 415 pour planifier le tout avec ma douce. Ce que je sais c'est qu'elle se terminera (la journée) par une bière. C'est pas possible le choix qu'il y a ici !!!

dimanche 30 juillet 2006

Malmösement vôtre !

On arrive déjà dans la dernière partie du voyage. Nous voici rendus à Malmö dans le sud sud de la Suède.

Sans le savoir, nous avions à parcourir une très longue route pour atteindre tout ce que nous voulions voir en cette journée dominicale. C'est finalement un peu plus de 400 km qui sont passés sous les pneus et qui ont laissé quelques traces (le rouge de mon visage en est témoin). Néanmoins (kilomètres en plus), nous avons été ma douce et moi subjugés par notre arrivée en Scanie (Skåne).

Moi qui pensais que c'était plat, je m'étais lamentablement gourré. C'est dans le très valonneux mais ô combien pittoresque. Des couleurs à n'en plus finir, des routes qui passent entre les terres dans une petite vallée. Bref de mauzus de belles photos jusqu'à ce que l'appareil, enfin ses piles, nous laissent tomber. L'important c'est la rose et ma douce l'est toujours autant !!

Hier, Öland. C'est un peu comme l'ile d'Orléans mais en pas mal plus long, avec des plages et des vestiges préhistoriques et du Moyen Âge. Encore beaucoup de route mais comme toujours ça valait le coup. Nous sommes rentrés fatigués à Kalmar (prononcer le R en le roulant bien comme il faut) cherchant sans trouver une épicerie ouverte. On a mangé nos bas à la place.

Demain, Lund et Malmö.

vendredi 28 juillet 2006

Au Yâbe la Suède


Pourquoi la Suède ? Mon préféré est sur toute les lèvres.
Mon cher Floyd ! Je n'ai pas lu grand chose sur lui ces derniers jours mais quand même. Je n'ai pas encore versé de larmes.
Comment a-t-il pu croire ... ?
Continue de sourire. C'est tout ce que je peux lui dire.

Mais revenons à la Suède. Le voyage se poursuit au rythme des kilomètres. Un peu plus de 700. Les routes sont exemplaires et la conduite est drôlement agréable dans ce pays. Le Québec (tient je viens de trouver l'accent aigu!!) devrait prendre exemple. On dirait que toutes les routes ont été refaites cette année.

Le verre était au programme de la journée d'aujourd'hui. Ma douce a savouré, moi aussi mais je me suis tanné un peu plus vite. Surprise, la carte s'est faite aller...

Sommes à (l'accent grave maintenant, je fais des progrès) Kalmar sur la Baltique. Passez Go et réclamez deux cents couronnes ! Demain, plages, châteaux (et pour terminer voici le circonflexe), et découvertes insulaires.

jeudi 27 juillet 2006

En souvenir ...


Stockholm est derrière nous. Une ville full mega chouette que nous avons grandement appreciée. Cependant, elle nous a réservé d'étranges surprises.

Voici ce que nous avons vu (photos parfois a l'appui un jour, à notre retour) :

-Un chinois tentative
-Le père noël en vacances
-John Lennon
-Des pigeons qui jouent à saute-moutons
-Des bas, des bas, des bas et encore des bas dans des sandales
-Des blondes bronzées et des brunes pas pantoute
-Un koala

C'est déjà pas mal. Faudrait qu'ils songent à ajouter le tout dans leurs informations pour les touristes. Un must.

Présentement, nous sommes à Jönköping. Sur notre circuit pour arriver ici : Ikea (le plus grand au monde), le château de Vadstena et la plage assortie, les fabuleux bonbons de Gränna (nous allons rapporter quelques échantillons), des ruines splendides et Jonkoping. Plus grand chose à écrire.

Ajdo.

mardi 25 juillet 2006

Hej!



Messieurs, je vais maintenant répondre à la question que vous voulez me poser depuis mon depart : "Puis, la suédoise ?"

Eh bien, voici.

Et puis non pas aujourd'hui.

Patience.

Quoi d'autre alors ? Je vous dirai que ma douce et moi avons fait une très heureuse visite du Vasamuseet. Et laissez-moi vous écrire que ça vasa la peine !! À lui seul ce musée vaut le detour par Stockholm ... si jamais vous passez dans le coin. Qu'est-il au juste ? Eh le Vasa renferme le plus gros bateau militaire que la Suède ait connu. Déjà, c'est pas mal. Mais encore faut-il savoir que ce vaisseau a coulé la journée même de son inauguration devant tout le gratin de l'époque. Il a refait surface quelques 333 ans plus tard et trône fièrement dans le musée en un seul morceau. Drôlement impressionnant.

Itou, sachez que Skansen est une magnifique balade et que nous sommes retournés aujourd'hui voir le changement de la garde. En plus de changer la garde, ils changent aussi la chorégraphie qui s'y rattache. Ce qui fait que nous avons pu voir un spectacle completement different. Nous avions vu la fanfare mais aujourd'hui place aux chevaux et aux cuivres.

Demain, c'est notre première visite hors de Stockholm puisque nous irons récuperer notre voiture. Direction Uppsala.

dimanche 23 juillet 2006

À vos marques


Déjà la premiere vraie journee terminée. Et nous avons tenu promesse, nous avons arpenté Gamla Stan.

Ce qui est le plus frappant, outre la fraîcheur surprenante de notre station de métro (faut dire qu'elle repose directement sur le roc pas de flaflâ, du roc peint point), c'est la couleur. Partout où nos yeux se sont portés, nous voyions rouge, orange, jaune, vert etc. Ça faisait changement de la grisaille de nos centre-villes.

Nous avons été également chanceux puisque sans le vouloir et surtout le savoir, nous sommes tombés sur les derniers 20 minutes du changement de la garde du Palais Royal. Charmant. Nous en avons profité pour aller visiter le visitable du palais. Un peu décevant dans l'ensemble puisque ce sont de très petit musée. Comme nous nous sommes munis de la Stockholm Card, ca fait un peu moins mal au coeur de dépenser pour ça.

Cependant, tous ne sont pas égaux. Nous avons été grandement charmés par le Livrustkammaren. Ataboy !! C'est le musée, si l'on peu dire, des parures et artifices de la royauté. Des premiers habits jusqu'à la robe bleue (qui faisait presque simpliste à coté des autres) de la future reine de Suéde.

Ainsi donc s'achève le jour 2 suédois. Nous allons faire un tour dans notre sommeil pour attaquer le jour 3.

Suédois et sous les pieds


Ah la Suède !!

Ça y est, nous y sommes pour vrai. Nous sommes arrivés dans les temps prévus sur notre horaire de vol à l'aéroport Arlanda de Stockholm. L'avion s'est posé sur une piste perdue au milieu d'une forêt de pins. Juste ça des pins perlimpimpin. Et nous avons attendu ...

Attendu que nos bagages arrivent. Après plusieurs minutes, nous nous sommes bien rendus compte qu'ils n'arrivaient justement pas. Le carrousel ne tournait plus et nous continuions de le regarder l'air éberlué, la langue pendue. Il fallait tout de suite et tout de go appeler Claire pour partir à leur recherche (vous savez Claire Lamarche, les retrouvailles ... besoin d'un dessin (et si oui, je vous avertis je suis nul)). Finalement, nous avons dû faire la demande de recherche non pas à Claire mais à un gentil suédois. Il nous a dit que nos bagages avaient fait une escale un peu plus longue à Londres et qu'ils arriveraient plus tard dans la journée (avaient-ils peur de ne pas être compris au centre de bagages suédois ?).

Finalement, en début de soirée, dring (oui le téléphone dring aussi en Suède et de la même façon), nous avons recu un appel d'une dame de l'aéroport nous disant qu'ils nous seraient livrés tard hier soir. Nous les avons finalement eus ce matin, après un copieux déjeuner pour notre plus grand bonheur (le déjeuner et les bagages).

Nos premières impressions sont généralement bonnes quoique le fait de ne rien comprendre au suédois nous rend parfois un peu insécures. Nous nous y ferons. Après tout cela ne fait que quelques heures que nous y sommes.

Il est maintenant temps de se rendre dans Gamla Stan, la vieille ville, et de réelement commencer à profiter de notre voyage.

Vi ses i morgon (à demain en suédois)


vendredi 21 juillet 2006

Le Départ pas le guépard

Ça y est. Nous sommes vendredi et qu'est que celui-ci a de différent des autres ? Eh bien c'est le 21 juillet. Quel exploit ! En fait, non ce n'en est pas un. C'est juste que ce vendredi juxté à cette date coincident avec remplissage de valises parce que ce soir à 22 heures l'avion décolle vers Londres puis vers Stockholm et il faut que nous soyions à bord et nos bagages itou bon dieu !

Après de mois d'attente, de recherche, de planification, d'échange, avec notre agente, de courriels interminables, nous nous embarquons pour le royaume viking. À 8h ce matin, aucune valise n'est prête, tout reste à faire. Si ce n'est qu'elles tronent dans une chambre, on a peine à croire que nous partons ce soir. Pourtant, tout en scrupuleusement planifier dans nos petits cerveaux bien intentionnés. Faut juste se déniaiser pour emballer le tout sans grosses boucles rouges.

L'objectif ultime de ce voyage (outre le fait d'aller mettre le nez dans deux pays relativement inconnus mais pour lesquels nous avons développé une curiosité sans borne)? Mettre la main sur l'ex-numéro 26 du Canadien, Mats Näslund. Je le chercherai sans relâche dans tous les arénas et dans toutes les BlablaGatan de Suède. Je devrai sans doute me contenter de rapporter des cornes de vikings (ce qui sera déjà pas mal), mais quand même, ca vaut le coup d'essayer.

Dès que je le pourrai (et je ne sais pas vraiment pas quand), vous pourrez suivre notre périple en terre scandinave sur ce blogue. En attendant, je viens de découvrir ce blogue ...

Vi ses snart

jeudi 20 juillet 2006

Nostalgie du jour

Juste pour le plaisir des vieux pantalons de spandex ou de cuir et les beaux ch'veux crêpés ...

mercredi 19 juillet 2006

Floyd qui roule n'amasse que de la mousse

"Boire une bière, je ne pense à rien d'autre pour l'instant"
"Gagner le Tour un jour me paraît difficile désormais. Si j'étais parieur, je ne miserai pas sur moi".

Sapré Floyd ... toujours le mot pour rire ...

À ta santé !

Voir rouge en jaune


"Je connais mes limites, ma ligne rouge à ne pas franchir. Je ne ressens pas le besoin de remporter une étape, je veux d'abord épargner mon équipe" (18 juillet)

"J'ai confiance, mais je ne suis pas à l'abri d'une défaillance" (18 juillet)

"Je pense quand même que cet ennui de santé ne devrait pas m'empêcher de défendre mes chances jusqu'à Paris. Il faudrait une dégradation brutale, une rupture, pour que j'arrête.""Et le plus important pour moi est d'économiser mon équipe le plus possible." (13 juillet)

Ce matin s'annonçait sans avoir rien à déclarer. Je me trompais jaunement. L'ami Floyd a lamentablement perdu son tour ce matin.

Onnnnnnnnnnnnnhhhhh !!! Que je suis triste. Je n'aime pas les coureurs qui attendent les erreurs et les défaillances des autres pour gagner. Pour gagner, il faut prendre les devants, il faut attaquer quitte à écraser ses adversaires. "Tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à me suivre." Armstrong avait cet instinct du tueur, Landis ... non. Il a pourtant eu toutes les chances du monde d'attaquer durant ce tour. Dans les Pyrénées, dans l'Alpe d'Huez hier. Eh non, il a préféré garder l'oeil sur Klöden plutôt que de l'attaquer. Ce n'est pas en regardant le train passer que l'on embarque. Eh bien aujourd'hui en terminant à un peu plus de 10 minutes de Rasmussen, le danois aux cuisses de poulet, il pourra le regarder d'en bas et tiens pourquoi pas de chez-lui.

Remarquez que ça faisait presque pitié de le voir monter péniblement quand l'attaque de Sastre l'a largué. On avait presque l'impression qu'il voulait mettre son vélo dans l'autre sens et redescendre au plus sacrant ! Il lui reste encore demain pour tenter l'impossible. Mais est-ce vraiment réaliste ? Je doute qu'il puisse revenir et officialiser (mahdj) son statut de grand favori.

Z'auriez pas vu mon Hincapie ??

Le mot inutile du jour : Contrister : Attrister par compassion de la tristesse d'un autre.

mardi 18 juillet 2006

Ô rage au violent

La nuit passée, Morphée est passé bien tard me prendre dans ses bras mignons et fardés de sa poudre endormitoire. Résultat, j'ai pu terminer la lecture de Cinquième Femme de l'extraordinaire Henning Mankell et j'ai surtout pu me réjouir du spectacle son et lumière que cette divinité onirique avait conconcté pour mieux m'emporter au royaume des rêves. Ça m'a enfin permis de croquer les clichés que vous voyez ci-haut (à moins que vous n'ayez les yeux fermés et dans ce cas expliquez-moi comment faites-vous pour lire ceci ou que vous soyez, tout simplement, de mauvaise foi).

Comme ce blogue n'en est pas un qui ne parle uniquement de la pluie et du beau temps, je vais maintenant vous entretenir de plomberie. Je viens d'y faire mes premiers pas en mettant un terme à la goutte et à toutes ses semblables qui avaient élu domicile dans le robinet de mon bain. Quelques tours de rochet, une visite à mon Rona de quartier, une glissade de la carte de crédit, un retour à la maison bien calculé, re-quelques tours de rochet et vlan ! le tour est joué. Plus de gouttes. Fini enninni fini ! Changement radical (MAHDJ) ! Exit aussi la chaudière qui accumulait les litres d'eau (plus de 10 litres en 3 jours). Je suis un bricoleur !!

Le mot inutile du jour : Compendieux (adj) : Bref.

lundi 17 juillet 2006

Suer le temps passé en jouant aux cartes









Ah les miracles de l'été et le miracle de Léon ! Il fait donc chaud. Je ne vous apprendrai rien à moins que vous ne lisiez ceci dans un réfrigérateur non vitré duquel vous n'êtes pas sortis depuis quelques lunes et quelques soleils. Il fait une chaleur comment écrire ? Interstitielle (MAHDJ)!! Elle s'incruste dans les moindres racoins de ma pauvre petite personne collante et un peu pestilentielle. Même ma piscine imaginaire ne peut rien contre elle. C'est un combat perdu d'avance. Me reste qu'à me réfugier soit dans un centre commercial où les bidoux se brûlent en criant hourra, soit dans mon congélateur bien blotti entre deux côtelettes de porc et les fesses bien collées sur les cuisses de poulet (pas Mes cuisses de petit poulet).

Finalement, ma douce et moi-même avons opté comme solution frigorifique pour les cartes en plein air ! Wouhh !! Quelle solution miracle. Miracle on ice !! Non, mais c'est vrai que c'est pas bête, on ne bouge presque pas, on pense à notre stratégie pour écraser le plus possible notre adversaire et on finit par oublier que le thermomètre extérieur fait 110 de fièvre.

Mais juste pour demain, je ne détesterais pas les prévisions pour le sommet de l'Everest : neige et max de 2 degrés. Juste pour une journée de juillet. Quoique je peux attendre jusqu'à samedi où l'on annonce 20 petits degrés durant la journée à Stockholm et 11 durant la nuit. C'est déjà pas mal et ça tombe bien puisque j'y serai avec ma douce pour quelques jours avant de partir vers le sud de la Suède pour éventuellement rejoindre le Danemark.

Finalement, c'est toujours pas si pire que ça. On déguste nos "popsiqueules" plus chèrement et ils sont toujours meilleurs par 40 degrés. Et nous sommes déjà prêts à chialer parce qu'il fait -20 !! (sauf moi peut-être ...).

Le mot inutile du jour : Parégorique (adj) : Calmant, qui calme les douleurs.

vendredi 14 juillet 2006

Les Z'ours n'avaient plus faim

Je commençais à trouver le temps long devant mon petit écran. Le Tour de France me donnait le tournis en ayant si peu à raconter. Au moins, depuis deux jours, on peut saliver un peu plus d'autant qu'enfin, les Discovery Channel se sont montrés et rassureront Foglia qui les croyait avalés goulûment par les ours des Pyrénées.

Hincapie a roulé un peu en avant et a finalement laissé la place à Popovych dans la dernière échappée. Ça en place un dans le peloton de tête. J'ai l'impression qu'Hincapie (à plus de 20 minutes) va devoir travailler de la même façon que par les années passées, soit emmener Popovych vers le podium dans les Alpes. Faudra voir ce qu'il pourra faire avec Azevedo et le vieux Ekimov d'autant qu'ils ont perdu deux guerriers aujourd'hui : Savoldelli et Noval. Kapoutte !

À part ca ? Fait chaud. Rien à rajouter.

Le mot inutile du jour : Potard (nm) : Pharmacien.

mercredi 12 juillet 2006

Cheezbourgeoisez-vous qu'ils disaient

- Qui a pris cette bouchée ??

- ... (bruit de mouche qui vole)

- Où est-elle allée ?

- ... (bruit d'une mouche qui se pose sur le hambourgeois)

- Capitaine, rien ne prouve que cette bouchée a été prise ou même s'en est allée.

- Comment, jeune mioche aux ailes miroitantes, pouvez-vous vous permettre de me contredire en ce milieu de semaine ?

- Eh bien, sachez mon bon capitaine à l'auréole trop astiqué, que ce hambourgeois vous veut du bien. C'est sa pauvre constitution qui l'a fait naître ainsi et je le sais de source sûre puisque c'est de ma main manchote que je l'ai fait.

- Qu'importe finalement. Je m'en vais, je n'ai rien compris à vos magouilles de marmots belliqueux mais ne me refaites jamais le coup avec un chien-chaud !!


Tout ça pour vous écrire que ce midi, Ô heureuse nouvelle, j'ai mangé ce hambourgeois datant d'hier soir qui avait bien failli se retrouver parmi les détritus (c'est le MAHDJ, voir hier pour comprendre). N'est-ce pas merveilleux la vie de vacancier ? Ou suis-je simplement baveux pour ceux qui ne le sont pas encore ? N'est-ce pas non plus surprenant de n'avoir rien de bon à raconter aujourd'hui que ce petit rien ?

Le mot inutile du jour : Wiski (nm) : Voiture légère tirée par un cheval.

mardi 11 juillet 2006

Mouillé jusqu'aux racines

Oui, vous le voyez très bien. Ce ballon bleu et blanc flotte ! Oui il flotte et dans l'eau. Je vous l'écris puisque je l'ai vu de mes yeux brouillés dans Ma Cour ! Je ne rêve pas, je suis parfaitement éveillé et il fait présentement 25 degrés à l'extérieur de nos studios de St-Hubert Beach et avec le facteur humidex de Postes Canada, nous avons l'impression qu'il fait 31. Ils l'ont écrit sur le site d'Environnement Canada.

Donc, je n'ai pas la berlue ni suis celui de Gilles Vigneault. Ce ballon patauge bien dans une piscine imaginaire !! À croire qu'aujourd'hui j'en aurais probablement profité.

Voilà c'est écrit.

Qui plus est, cette masse aux formes courbes d'une dimension respectable pour l'usage pour lequel elle est prévue, est accompagnée de formidables gougounnes mauves. Mais sachez, que ces dernières ont appliqué, sur leurs flancs meurtris, une crème solaire à base de polyuréthane ordinaire (le mot au hasard du jour est inscrit (c'est mon nouveau jeu bloggien soit ouvrir le dictionnaire, pointer un mot et lui trouver une place pour se garer dans le texte du jour)).

Le soleil tape donc un peu fort aujourd'hui sur mon ludique crâne pas du tout dégarni du moins pas encore. Parlant de crâne, on comprend mieux, après avoir visionné attentivement cette vidéo, pourquoi Zidane a joué de la tête avec son nouvel ami italien. Un vrai p'tit Dale Hunter.

Et ce soleil, je retourne à lui. D'autres travaux attendent.

Le mot inutile du jour : Proclif (adj) : Qui penche en avant.

lundi 10 juillet 2006

Lundi ... lundi ... lundi


Voilà. Y'a pas grand chose à dire et pas grand chose non plus à écrire aujourd'hui. Je zyeute tranquillement les sites de la Suède pour préparer le voyage qui débute dans 11 jours. Nos réservations d'hôtels, de voiture, d'avions etc.

Rien de plus. Point à la ligne.

Hej så länge

vendredi 7 juillet 2006

Il le fallait bien, en ce vendredi chaleureux de juillet qui, cette année, arrive le 7, que je fasse mention des deux gentils Messieurs (en fait j'écris gentil sans trop savoir s'ils le sont vraiment, j'imagine seulement qu'ils le soient) qui m'ont incité à commencer ce blogue terrestre.

Le premier, celui du haut, se prénomme et se nomme Matthieu Simard. Vous pouvez le lire ici www.matthieusimard.com
ou ici sur son blogue Procastinator : le blog
ou encore ici sur l'autre blogue, celui de Canoë ... me coucher moins niaiseux.

Vous pouvez aussi le lire dans le Journal de Montréal le vendredi.

Qui plus est, vous pouvez emmener Matthieu Simard avec vous en vacances et vous délecter la cervelle de ses histoires puisque vous pouvez vous procurer l'un de ses trois livres dans une bibliothèque ou une librairie plus ou moins loin de chez-vous et publiés chez Stanké.

Échecs amoureux et autres niaiseries
Ça sent la coupe (livre que j'ai conseillé à quelques élèves du genre masculin pour qui la lecture est presque qu'une torture et qu'un collègue prof de français a fait aussi (salut Benoit) et qui a engendré des réactions du genre : "Mah Monsieur c'est super bon !! Y'as-tu une suite ?" - "Cool, j'pensais que ça pouvait être le fun un livre!".)
Douce Moitié
et un nouveau à venir en septembre.

L'autre gentil monsieur, c'est celui ci-dessous. Il pour nom et prénom, comme c'est indiqué à la gauche de ses yeux, Jean Dion. C'est mon père qui me l'a fait découvrir il y a déjà quelques années. Depuis, je ne peux plus m'en passer. Vous pouvez le lire dans le journal Le Devoir quelques fois par semaine et si vous n'avez pas d'éditon papier, lisez-le en ligne sur le site du Devoir.


Voilà pour les hommages du jour. C'est un peu de leur faute si vous lisez ceci.

jeudi 6 juillet 2006

Dernière heure

Développement inattendu !!!!!!!

L'ombre du technicien et lui-même se sont pointés à 19h35.

Résultat : je manque Lost puisqu'il y avait des petites choses à changer !! Grrrrrrrrrr ! Je me reprendrai samedi soir.

Communiquer avec l'au-delà

Ca y est, je dépompe ! Pas que j'étais vraiment gonflé ni que l'on venait de me peter ma balounne, non c'est que le petit machintruc noir que vous voyez sur la jolie (jolie étant relativement relatif) photo prise par moi même (en fait par l'appareil que je tenais dans mes propres mains (je les avais préalablement lavées) et sur lequel j'ai appuyé sur le bouton approprié avec la force d'une fourmi atomique jadis séquestrée au Nevada), a décidé sans consulter ni personne ni rien en particulier de faire à sa tête.

Résultat : il a mis un terme temporaire à toute communication électronique extérieure par son entremise. En termes un peu plus clair : pas de téléphone, ni d'Internet pendant plus de 10 heures.

Inutile de vous dire qu'ici c'était le branle-bas de combat ! Quoi faire ? Où est le cellulaire ?? Appelle chez le fournisseur et au bout de 15 minutes ... : "Monsieur, oui on vous envoie un tec" Ligne coupée. Où est le rechargeur de ce petit appareil à l'usage sacrilège au resto (soit dit en passant, je vote itou pour l'abolition du cellulaire dans les restos) ? Ah bon voilà. Re-appelle le fournisseur, re-attend 15 autres minutes, re-raconte l'histoire.

- Oui, pas de problème, il semble effectivement qu'il y en ait un. Nous vous envoyons un technicien.
- D'ici à quand aujourd'hui ?
- 21 heures max.
- Beurk. Merci.

Autre résultat : je devrai faire le ménage sans avoir la possibilité de faire écouter mes choix musicaux aux voisins ni avoir le pouvoir de passer l'aspirateur. Silence. Sinon je vais le manquer. Le ménage en silence, quoi de pire ?

19h15. Miracle, le service est revenu et pas vu de technicien dans le rayon de ma maison, ni même son ombre. C'était une épreuve à subir. Pas de téléphone pendant une journée comment ai-je pu survivre ? Ceux qui me connaissent rient très fort en ce moment.

Morale de cette histoire. Aucune. Vraiment.


Le mot inutile du jour : Zeugme (nm) : Rattachement grammatical à un même élément en dépit de la logique du sens.

mardi 4 juillet 2006

De dents en dents (2e partie)

Mon aujourd'hui est déjà presque chose du passé. Snif. Une journée de moins en vacances. Non, et de grâce n'allez pas le crier sur tous les toits ou les mois, je sais que lorsqu'on en a une petite pile, on ne devrait pas se plaindre le ventre à terre et encore moins sur mer. C'est notre propre à nous tous d'en vouloir toujours plus. Comme celles à faire de la plage dans sa cour de petite banlieue où le soleil plombe toujours quand et où bon lui semble. Qu'y puis-je ?

Ceci étant toujours écrit en toutes lettres, z'imaginez-vous que je me suis fait faire l'un de ces nettoyages dentés dans la journée d'aujourd'hui qui s'achève dans quelques moments ou dans un temps qui fait parti du futur pas trop éloigné. Je me sentais comme quand j'étais mioche au moment de ma sortie ! Oui monsieur !! Pas de carie ! P'tite musique de circonstance ... Ben Lee a fait le travail. Musique pour faire sourire l'été (été + musique + sourire + dentiste ... hum concept mon affaire...). Je vous le recommande (pas le nettoyage (quoique), le disque !) et pas juste lorsque vous sortez de chez le dentiste ... au sortir du garage aussi ... à moins que l'on ait, à cet endroit, décidé de charcuter votre lecteur dc ou que vous ne l'ayez fait par vous même avant. Triste de vous.

Un mot en terminant sur la bandelette illio-tibiale. Je me couche moins niaiseux ou plus brillant (c'est selon mon humeur et en ce moment, je ne saurais dire) et vous aussi peut-être, en sachant que mon corps (et le vôtre aussi par le fait même et le fait est que vous avez un corps vous aussi, Ö glorieuse découverte) a une bandelette de ce genre et que c'est cette dernière qui fait "souffru" mon genou droit depuis mon retour de la grande montagne. Si la physio de ma douce le dit, c'est que c'est vrai. Aux exercices citoyens ... la bandelette doit s'étirer. Wouhou !! :)

Le mot inutile du jour : antiquaille (nf) : vieillerie.

De dents en dents


En attendant que je paufine mon aujourd'hui ... je vous laisse mon Ben Lee ... prenez-en soin.

dimanche 2 juillet 2006

Histoire verte


(sur un air connu)

Je l'aime mon gazon, je l'aime.
Il est si beau et il est si vert
Pour lui j'arracherais les pissenlits ...



Mon gazon est aussi plus long que le tien !! Et vlan !
Eh oui, mon sacro-saint gazon pousse, mais pas tout seul. Il le fait en compagnie d'innombrables autres espèces végétales dont l'énumération ici prendrait probablement un nombre incalculable de pages web que je n'aime mieux pas imaginer. C'est tout dire.
Pourtant, il faudrait vraiment que je lui fasse la passe question qu'il puisse enfin compter sur lui, reprendre toute sa confiance et chasser d'un bon coup de racine aérobique (vous ne le saviez pas que la gazounne avait des racines de ce type) les intrus de son territoire. Ca permettrait à mon voisin de la troisième rue d'en arrière de respirer un peu mieux.
L'urticaire qu'il fait ce vieux Fletch quand il passe clopin-clopant devant notre champs urbain de banlieue coquet. Le poil, dans toute sa longueur, lui hérisse jusque sous les pieds. De là à écrire qu'il ne porte plus à terre, il n'y a qu'un pas.
Ce soir enfin, peut-être réussira-t-il à sourire un brin (d'herbe) lorsqu'il repassera faire son évaluation quotidienne, puisque j'ai égalisé la coupe des bouts d'herbes hirsutes (et autres artifices verts, jaunes ou mauves). Pareille presque à celle de mon voisin de droite qui l'a sûrement fait hier. Ca sentait le gazon neuf lorsque nous sommes revenus, ma douce et moi, de notre périple de pas si lointain. En voilà une histoire !!
Sur ce, allons souper, les pissenlits et les trèfles sont servis.

Le mot inutile du jour : grenu (adj.) : Qui a beaucoup de grain.

samedi 1 juillet 2006

Courir, courir, toujours courir

Je me suis levé tard (trop tard ?) ce matin, l'esprit toujours embrumé (embrunmé?) par les vapeurs nocives du gros camion que nous avons suivi par hasard et par dépit en nous rendant pourtant l'âme saine vers la contrée pas trop éloignée de Sherbrooke. Mes yeux ont immédiatement cherché quelle heure pouvait-il bien être. Zut ! Patatrak ! Rien, pas la moindre petite aiguille. Pas un minuscule petit écran chiffré de couleur rouge ou vert ! Je me suis obligé, puisque pas moyen de savoir, à pointer mon petit orteil hors de la tiédeur des couvertures. Crac, le genou, houille-lala-houille, ça y est me voilà rendu debout sur la pointe des orteils ou plutôt sur la pointe des ongles (que voulez-vous, j'ai parfois d'autres obligations que celles d'écorner mes doigts de pieds). J'ouvre la porte ... toujours pas de cadran ... rien, si ce n'est qu'un gros (et quand j'écris gros, c'est que c'est vrai tout comme ce que l'on entend à la télévision ou lis sur Internet), un immense (répétition de la parenthèse précédente) calendrier pointant sur le 1er juillet !!!!!!!! (tadam!!)
Scandale ! Zoummpatapif ! J'ai oublié, en cette journée de Fête Nationale du Déménagement, de déménager. Suis-je toujours normal ? Suis-je sain d'esprit ? Il me semble que oui. Je me pince, ingurgite rapidement un café, une crème pas de sucre (iglouiglou) question de voir si je ne rêve pas éveillé. Fiou, tout va bien. Non, je ne déménage pas. Les boîtes de carton qui me regardent et dont j'analyse la provenance par l'entremise de mes deux yeux bouffis, n'ont rien à voir avec l'acte sacré. Je décide de prendre place et d'y rester à moitié endormi (rrrrontupu-rrrrontupu) sur une chaise de patio en réalisant (bing) que le 1er juillet rime aussi avec le départ du Tour de France (taratatata).
Je me sens bien mieux maintenant. Je peux y aller avec la prédiction d'usage du tour. Le prologue est passé, Hushovd a déjà gagné. Hier, avant d'apprendre ce que nous avons appris, je vous aurais écrit que Baasssssôôô (pour tenter d'écrire comme le dirait, semble-il, Louis Bertrand) allait supplanter tous ces rivaux de la moulinette à chaîne sur deux roues (quouick-quouick). Mais aujourd'hui, je ne peux plus, on a annoncé qu'il était soupçonné de ... et qu'il ne pourrait pas ... Alors qui ? Hincapie, Zabriskie, Landis, Popovych, Savoldelli, Klöden ?
Mon choix (brrrrrrrr-ting)... un caribou sur Hincapie.
Le 1er juillet est aussi sur la lune la journée des onomatopés. (swingclap)

Les mots inutiles des jours (j'ai oublié le 29) : Intersigne (n.m.) : Lien superstitieux entre des événements éloignés mais similaires.
Parénèse (n.f.) : Exhortation morale.