mardi 31 octobre 2006

Halloween, je te plumerai.

Z'avez eu peur aujourd'hui ?

Z'avez trop mangé de bonbons enlamés ?

Z'avez changé vos habitudes ?

C'est que je pense à toi cher lecteur bloguien. Et je m'inquiète des traumatismes que les friandises et les figures défigurantes peuvent te causer.

Quant à moi pas de dommage jusqu'à présent. Enfin, en principe, tant et aussi longtemps que mon déguisement du jour ne viendra pas jouer les troubles-halloween dans mon sommeil.

En sachez qu'aujourd'hui j'ai croisé une poule, Shrek, Mickey Mouse, Minnie Mouse, Scooby Doo, un cowboy, une princesse, un ange, des blocs Tétris, une corde à linge, une ballerine OGM et quoi encore ? Des vampires, le pirate des Caraïbes, des bébés, des as, Buzz "le directeur" Lightyear et surtout une diablesse inquiétante !

N'oubliez pas de faire vos réserves de Pop Tart ...

Bouh !

dimanche 29 octobre 2006

Cachez cette fourchette que je ne saurais voir ...

Elle avait perdu ses repères et ne savait plus à quel bout de viande se vouer. Qu'importe se dit-elle, truffé d'un restant de fromage collé, durci, séché, gracieuseté de la douche lave-vaisellienne, je vais prendre le couteau par les dents et lui dire :

"Cuillère est mieux que demain."

C'est dimanche, il vente à qui mieux mieux (et un peu partout) et mon imagination se déverse d'une drôle de façon.

En terminant ... François Pérusse version française et pendant des heures : http://lesdeuxminutes.free.fr/

mercredi 25 octobre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque

"Heille wow, c'est le Dalaï Lama !"

"C'est quoi le Dalaï Lama ?"

"C't'un vieux !!"

lundi 23 octobre 2006

Hum ... ?

Cet homme doute-t-il ?

Ou se demande-t-il seulement ce qu'il portera demain matin ?

Je me disais ...


... que par les temps qui mouillent, je n'écrivais plus autant par manque, sans doute, d'inspiration cutanée. J'y remédie à partir de ce lundi. Et question de bien partir, voici quelques réflexions impromptues sur des sujets divers en automne.

Les morts de la Saint-Jean, le 6e épisode des aventures de Kurt Wallander, l'inspecteur de Henning Mankell, est le plus troublant et le meilleur de la série (il m'en reste trois encore à lire mais jusqu'à présent...).

Richard Séguin vient de nous proposer un vrai petit bijou, Lettres ouvertes, que je trouvais néanmoins trop long au début mais après plusieurs écoutes, les trois ou quatre dernières valent bien l'écoute jusqu'au bout.

Il fait gris. Les chats ne le sont plus que durant la nuit.

Matthieu Simard vient de sortir son nouveau roman, Llouis qui tombe tout seul. Je me réjouis bien que je ne l'ai pas encore acheté. Zut ...

Je me disais que je devrais tenir mon déjà vétuste appareil photo plus près de moi. L'inspiration antubiotique viendrait sans doute plus facilement.

Dans le Elle Québec que je feuilletais aujourd'hui, trois blogues intéressants, les voici :

Anthropy
La ville s'endormait
Banlieusardises

Assez.

Je m'en laisse pour d'autres jours.

mercredi 18 octobre 2006

Le maître et l'élève

J'attendais mon tour au garage hier midi pour avoir quelques délicieuses informations au sujet des divers pneus d'hiver (sujet très à la mode par les mauvais temps qui courent) et j'observais, toujours l'oeil à l'affût et l'oreille tendue, les informations dictées ça et là aux autres clients qui étaient là, la plupart pour les même raisons que moi, par les préposés au service dudit garage.

En ces temps fort occupés, tous mettent la main à la facture et tous travaillent un peu plus longtemps que d'habitude. Il y a toujours le moins jeune nouveau, là depuis quelque 6 mois et qui se débrouille pas si mal. Il y a également mon moins préféré, le charmeur maladroit de ces dames, courtois, à l'écoute mais qui l'est encore plus lorsqu'une cliente est devant lui. Besoin est aussi de faire appel à de jeunes recrues prêtes à tout pour apprendre. Il y a enfin, le vétéran, le pilier, le général de la ligne d'huile, l'expert. Le maître.

Le maître, c'est monsieur Jean dont je vous avais jadis parlé. Monsieur Jean a le service à la clientèle dans le sang et même jusque sous les ongles.

C'est maintenant à mon tour mais tout juste avant que je ne puisse m'enquérir enfin des informations pneumatiques, voilà-ti pas que la jeune verte recrue lui demande nerveusement :

"Jean, t'as-tu vu la facture d'la Civic mauve ? J'sais pu est où ?"

Jean s'excuse auprès de moi-même et Jean de lui répondre :

"Je n'ai pas vu la facture de la Civic mauve, parce que je ne fais pas de factures aux Civics. Je fais des factures aux clients !"

Bang ! Din'dents !!

L'élève et le maître.

dimanche 15 octobre 2006

Voir Fred Pellerin et mourir de rire


Proche, vraiment proche.

Après trois mots, j'étais convaincu. En fait, je n'avais pas vraiment besoin de l'être puisque je l'avions déjà vu dans sa ville de turc de samedi, Longueuil.

Trois mots donc. Bon disons une phrase. Sujet, verbe, complèment mais pas nécessairement dans cet ordre. Vlan ! Flaow ! On vient de basculer dans son monde, dans son village.

Trois heures plus tard, on ressort presque triste. J'écris presque et je pèse mes mots. Quand même. La soirée nous a fait pleurer mais surtout de rire. Mais triste quand même. Triste parce que c'est fini. Il ne nous reste qu'à penser que conteur ou conteux est le plus merveilleux métier du monde. Avec raison sans doute. Fred fait parti de ces "ceux" qui veillent à ce que cette tradition orale ne s'épuise pas. Ils sont plusieurs à triturer à leur façon des mondes merveilleux, fantastiques, à passer notre monde à la moulinette et à remettre la route sous leurs pieds (comme dirait François Lavallée, autre conteur à découvrir) pour aller conter partout. Suffit de tendre l'oreille et d'écouter.

Fred Pellerin est unique. S'il passe pas loin de che-vous et que vous n'avez rien au programme et même si vous avez quelque chose au programme, flushez-le et courez jusqu'à la billetterie. Suppliez-les ensuite d'imprimer de nouveaux billets parce qu'il sera sans doute trop tard.

C'est fou ce que l'on peut faire avec une chaise droite et un micro.

Planeterebelle



samedi 7 octobre 2006

Département des Viandes

À l'épicerie, c'est en entrant. Généralement tout juste après les fruits et légumes et quelques baguettes de pain.

À l'aréna, c'est en rentrant. Aussi. À gauche, passé les portes d'entrée, c'est là qu'ils se terrent. Tous en noir. Regards menaçants, patins allertes et mains d'argent.

Sur la glace, c'est devant nous et en moins de temps que je ne le prends pour l'écrire, c'est derrière nous. Loin très loin, mais beaucoup moins de notre filet. Là, ils sont proches et ils enfilent les rondelles dans le filet. Ça tricotte, tricotte, un beau foulard tout neuf, question de nous garder au chaud étant donné le vent qu'ils font en tourbillonnant dans notre territoire. Je m'étais toujours demandé à quoi servait les cours de couture d'économie familiale ... je le sais maintenant. Ça sert à enfiler des buts. À la tonne.

Bref, c'était ça vendredi après-midi. Rossés 9-2. Une gang de profs contre une autre gang de profs. Une avec tout le coeur du monde et du talent pas pire pantoute et l'autre avec tout le talent du monde et du coeur sûrement. Les Viandes contre les Boys. Un scénario de film.

Déjà vu.

Pas grave, on a eu du fun pareil.

vendredi 29 septembre 2006

Tout derrière moi


Je m'ennuie de ma Suède.

Oui j'ai bien écrit ma.

L'air de rien depuis que nous sommes revenus de voyage, chaque jour me ramène en Suède.

Si ce n'est pas une bribe de paysage québécois, c'est un passage à la télévision (une émission entre autre sur Ikea cette semaine à TV5), quelques phrases d'un livre, un philosphe (Kierkegaard, bon il est danois, mais comme nous avons fini notre voyage au Danemark ...), deux pages dans La Presse, il y a quelques semaines. Bref, tout me fait replonger sur ces terres qui ont accueilli mes pas et ceux de ma douce en juillet dernier. Ce pays me colle à la peau. Un peu comme mon Québec mais d'une autre façon que je n'arrive pas à exprimer. Je me souviens d'un moment durant le voyage (nous venions de quitter l'église des rois (Riddarholmskyrkan) à Stockholm) où j'ai dis à ma douce que je ne me sentais pas un étranger dans ce pays. Outre la langue, tout semblait rejoindre mon rythme et je m'y coulais parfaitement. J'ai peut-être été viking dans une autre vie.

Qu'y puis-je.

Me reste, pour me consoler, à trouver en version usagée cette histoire de la Suède. Si un jour vous la croisez avant moi faites-moi signe. Je pourrai continuer de voyager un peu dans cette lointaine contrée.

M'enfin.

Trève de lamentations, Gui-gui a signé. Quoi de plus heureux que de trouver une nouvelle icône pour le Canadien. Il ne délogera pas mon Chris mais c'est tout de même rafraîchissant. Je ne le prendrai sûrement pas non plus dans mon pool, et ce, même en huitième et dernière ronde. Je ne reprendrai pas non plus mon choix de l'an passé. Fini Afanasenkov !! J'ai eu ma leçon.

dimanche 24 septembre 2006

Vrac et bottines

Ainsi le dimanche soir se passe-t-il. Avec le retour de Tout le monde en parle, on ne peut, en soit, se résoudre à ne pas en parler. Et le meilleur de la soirée, c'est Gagliano qui nous l'a donné. Le meilleur ou le pire, je ne sais plus trop puisqu'il nous a livré le discours que nous attendions tous, soit celui du "c'est pas moi c'est l'autre", "c'est pas moi qui ai commencé", ne manquait que "celui qui le dit, celui qui l'est". Les réponses un tantinet évasives, les yeux qui louchent qui regardent partout (et c'est bien connu les mouches sont légions dans le studio de TLMEP et il devait y en avoir plusieurs tellement il regardait en l'air) signe souvent d'un certain malaise voir d'un mensonge (ou d'une grosse menterie). Il avait une chance de penser de nous faire croire ce qu'il prêchait. C'est raté.

Pendant ce temps, le vent écornait le boeuf (au moins cette fois mon Tempo n'était pas en fonction alors pas de danger de le voir s'envoler à nouveau) et les soirées du samedi à Sherbrooke nous projette des images lugubres dignes des soirées d'halloween.

Me restait seulement, au retour, à terminer la lecture (enfin) d'État d'urgence de Micheal Crichton, finir mon tricot, me mettre à jongler avec des écrevisses jaunes et écrire ici. Pas mal.

Quoi d'autres ? La saison des Boys est lancée. Les ti-mousses de fin de secondaire sont mieux de se préparer sérieusement. Une autre grande partie en perspective. Et la très inutile Loft Story est de retour. Fallait que j'en écrive.

mardi 19 septembre 2006

Carré noir avec fond multicolore

Automne.

Et qu'est-ce qui rime avec automne ?

Oui, je sais, les feuilles de toutes les couleurs, les journées de plus en plus courtes, le retour des classes, la glace noire, le frette du matin, l'humidité redondante, la neige fondante, les décorations de Noël chez Dollarama.

Je sais tout ça.

Non l'automne rime avec, bon aussi avec hibou, chou, genou, mou. Oui ça va, je vous ai entendu !

Ça rime surtout avec rentrée télévisuelle.

Ah charmant petit écran cathodique que je délaisse l'été maintenant que de baseball des Expos il n'y a plus (... les Expos ? C'était quoi ça déjà ?) sauf le jeudi soir pour Lost depuis, mais avec raison, que l'on m'a contaminé. Oui, toi ma 27 pouces adoptée. Ça y est, je te retrouve. Et je découvre tes charmantes nouvelles émissions. Il y bien C.A. et Tout sur moi (dont la caméra à l'épaule m'a donné le tournis), mais ce soir, j'ai mon coup de coeur du "prime time" Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Réjouissant, hilarant, délirant. J'ai déjà hâte à mardi prochain. Et dire que je pensais l'enregistrer.

Vive le mardi (d'autant que le Canadiens reprend tranquillement sa place aussi).

samedi 16 septembre 2006

#1 prochainement

Ma douce a entendu ça sur les ondes d'une radio montréalaise que l'on appelle désormais Énergie 94,3. Ca valait le coup de vous en faire part.

Je ne savais pas que George W. Bush savait chanter !!

Toutes mes dents

Le chiffre 30 est désormais au coeur de mon quotidien. C'est la première fois. Et j'imagine que c'est la pire des fois. À 35 on ne s'en fait plus.

Depuis 10 ans je m'étais confortablement habitué à dire et écrire vingt-quelque-chose. Et c'était toujours vingt-quelque-chose puisque je ne savais jamais vraiment l'âge que j'avais. Il fallait toujours que je calcule. L'année en cours moins 1976. Cela faisait mon âge vénérable du moment. Je ne m'en faisais pas outre mesure.

Maintenant, plus besoin de calcul. J'ai recouvré la mémoire. 2006 ... 76 = 30 (un peu plus et je commence à écrire la séquence de Lost, mais 108 ans c'est loin). Voilà donc une bonne chose. À 30 ans la mémoire renait, moi qui avais quelques manquements.

On trouve aussi toute sorte de choses rassurantes ou non sur trente ans sur le web. Comme cette association. Ce film français. Ou celui-ci américain. On redécouvre que L'Actualité a aussi 30 ans (ça, ça fait du bien !!!) et que Mao Zedong mourrait il y a trente ans.

Je me console aussi avec non pas de la crème glacée et un beau ti-film cute, mais avec les propos de mon directeur de 5e secondaire qui avait lu il y quelques années dans Time Magazine que l'adolescence se terminait à 35 ans ! J'ai encore 5 ans pour pogner les nerfs après tout le monde et continuer de claquer des portes ! Yesss !!

Faudra désormais que je fasse attention lorsque je remplirai des sondages. Dans ces derniers, j'étais toujours dans l'une des deux premières catégories (à moins de remplir un sondage de Filles d'aujourd'hui).

30. 30. 30. 30.

Ca va, je me sens bien même très bien.

"Tu récolteras dans ta vieillesse les fruits de ta conduite de jeune homme. Sois joyeux à dix-huit ans, sérieux à vingt-cinq ans, sage à trente ans et tu seras riche à quarante ans."

Honoré Beaugrand (prochaine station ...)

lundi 11 septembre 2006

11 septembre

Rien à écrire.

On se souvient.

C'est déjà beaucoup.

dimanche 10 septembre 2006

Chanter en canon

C'est sans doute le passage le plus spectaculaire de la première écoute du nouvel épisode sur disque des Trois Accords. Tout nu sur la plage en canon. En canon et avec, en prime, les voix des p'tits chanteurs du Mont-Royal (bon ce ne sont pas vraiment eux mais c'est tout comme).

À la deuxième écoute, la troisième, la quatrième et ainsi de suite depuis presqu'une semaine, j'ai pris goût à chantonner les nouvelles chansons à qui mieux mieux (et parfois à certains de mes élèves qui grincent des dents devant ces phrases absurdes et devant mon déhanchement négligé quand je reprends St-Cyrille-de-Wendover).

Les parois de ma voiture commencent à se pousser de moi lorsque je m'égosille sur Pièce de viande, véritable exutoire vocal mais se rapprochent tendrement lorsque les larmes coulent subrepticement sur ma joue au moment de Ton avion.

Grand champion
est aussi depuis une semaine ma toune de début de journée. Dès que je tourne à gauche sur la dernière lumière avant d'arriver à l'école, mon dc de voiture se met, comme par magie, sur cette toune de char, le volume monte et mon moteur ronronne de joie !!

Bref, on se régale, on rigole et on se défoule encore avec les Trois Accords deuxième mouture.

Salut Champion !

dimanche 3 septembre 2006

Derrière la ligne de fond

Ce ne fut pas un dimanche comme les autres. Pas pour les amateurs de tennis.

Rien ne pouvait empêcher ces derniers de se positionner avec oeufs et bacon devant leur boîte à images dès 11h pour regarder ce qu'ils espéraient ne pas être le dernier match d'Andre Agassi. J'étais de ceux-là. Trois heures et quelques grimaces de douleur plus tard, nous avions notre réponse : c'était la fin. Pas celle que nous souhaitions. Nous aurions, bien entendu, espéré qu'il termine en pleine gloire plutôt qu'en pleine douleur ou qu'il se rende au moins jusqu'à Roddick. Mais tout s'est arrêté aujourd'hui. Parce qu'il le fallait sans doute.

Les journaux s'étendront sur plusieurs pages pour faire état de ses statistiques de star de la balle jaune. Inutile d'en faire état ici. Tout ce que je peux faire, c'est partager avec vous deux petits moments d'Agassi dans ma vie de fan de tennis.

Il fut un temps où le tennis faisait bien plus que faire partie de ma vie. Les murs de ma chambre n'avaient plus besoin de coups de pinceau. Les posters de joueurs et de joueuses tapissaient jusqu'au plafond son espace carré. Seles, Graf, Sabatini, Forget, Courier, Edberg, Becker, Navratilova, Capriati, Sampras, Chang et bien sur Agassi. C'était lui ou rien.

Je me rappelerai toujours une image d'Agassi. C'était dans un match de finale de tournoi du Grand Chelem (je n'ai plus souvenir duquel) et il venait de perdre une nouvelle fois. Il pose le genou à terre, penche la tête l'air de dire : "Merde, pas encore !! Comment vais-je un jour pouvoir réussir ?" C'était l'image d'un homme brisé. Celle d'un homme de qui on allait commencer à penser qu'il n'était qu'un perdant ou encore que le meilleur deuxième.

Il allait changer la donne on le sait et ça a commencé avec Wimbledon.

Cet été là, j'en étais à mon deuxième camp de tennis dans les Laurentides. Par miracle, il pleuvait ce matin-là. Impossible de jouer. Que restait-il à faire ? Regarder une finale où personne ne croyait vraiment en la victoire d'Agassi. Au retour du déjeuner, l'improbable semblait vouloir devenir réalité : une 5e manche allait être nécessaire pour départager Ivanisevic et Agassi. Je vais toujours me rappeler la tension qui regnait dans le grand salon où 70 jeunes de 11 à 16 ans mordus de tennis se rongeaient la raquette. À chaque point gagné par Agassi suivait un : AGASSIIIII !!! Chaque point gagné par Ivanisevic était suivi d'un silence et chacune des balles de service qu'Ivanisevic envoyait dans le filet était suivie d'une salve d'applaudissements.

Balle de match Agassi. YESSSSSSSSSSSSSSSSSS!!!!! Explosion de joie monstre. Visages en larmes et surtout le petit train humain de la victoire s'est mis en route dans toute la résidence. Inoubliable. Il venait de prouver qu'il n'y avait pas seulement une façon de gagner sur le gazon vert anglais. La pluie à l'extérieur avait cessé et nous pouvions aller faire, nous aussi, nos petits Agassi sur les courts. J'avais mes Nike jaune et noir. Je pouvais tous les battre.

Personne n'aura eu autant d'impact sur le tennis qu'Andre Agassi. Personne n'aura autant changé l'image de ce sport. Tant dans la façon de le jouer, que dans la façon de le gagner, que dans la façon d'y mettre ses trippes, que dans la façon de l'habiller.

Agassi est toujours resté un joueur que j'ai admiré et lorsqu'il a pris le micro après son match et affirmé que c'était en raison de la générosité et de la loyauté de ses fans qu'il avait pu accomplir ses exploits, je me sentais de ceux là.

vendredi 1 septembre 2006

Ma 45

Vendredi matin.

Rien d'anormal en perspective.

Si, finalement.

Mon autoroute 10 et encore plus ma 35 se couvrent de brume.

Je roule.

Je m'inquiète.

Depuis que j'ai quelques 15 ou 16 ans, dès que je vois de la brume, je panique un peu, je perds ma diction (mahdj (déjà que je la perds tout seul parfois)).

Juste un peu.

Juste au cas où ce qui arrive dans la longue nouvelle qui répond au titre de Brume de Stephen King ne se produise, ici, quelque part sur la rive-sud.

Qu'elle ne se dissipe plus.

Qu'elle cache des phénomènes étranges.

"La brume recouvrit les deux voies de Kansas Road uniformément, les masquant au regard. La belle demeure coloniale restaurée des McKeon fut engloutie. Un instant, le premier étage de l'immeuble délabré, voisin du supermarché, surnagea au-dessus de la nappe blanche puis disparut à son tour. Le panneau SERREZ LA DROITE à l'entrée du parc de stationnement et les flèche indiquant la sortie s'évanouirent, les lettres noires du panneau donnant l'impression de flotter dans des limbes, une fois disparu le fond blanc sale qui les portait. Puis ce fut autour des voitures d'être englouties."

C'est comme ça pendant 200 pages. Lourd, sombre, étouffant, affolant. Plus moyen de jeter un regard mignon à la brume après avoir lu ça. Même la plus inoffensive brumette comme celle de matin. Elle se prêtait bien plus à prendre des tonnes et des tonnes de photos gracieuseté du soleil.

Impossible.

Elle est si jolie.

Impossible ?

Et si ?

mercredi 30 août 2006

Ma douce, Guillaume Lemay-Thivierge et moi

Certains riaient, d'autres avaient la mine plomb mal affutée, d'autres ailleurs s'illusionnaient devant le nouvel inconnu et sa bruyante populace qui reprenait ses aires. Pour la plupart, ils étaient résignés. Deux mois c'est déjà pas très long si en plus il faut encore tout recommencer et remettre son cerveau en mode apprentissage après ca, alors là !!

C'est dans cette atmosphère de réjouissances (parce réjouissances il y avait) que mes ti-mousses -- que je partage bien sûr avec mes collègues dont quelques-uns avaient des papillons roses -- ont regagné les murs de leur école en ce mercredi (nombril de semaine, ce qui fait du samedi le gros orteil de la semaine et du dimanche la couette hirsute).

Certains ce sont déjà payé le luxe d'exercer de la pression sur ma patience (quand on tire trop sur l'élastique ...) en reprenant leurs bonnes vieilles mauvaises habitudes.

... Demain commence aujourd'hui ...

Revenons à hier si vous le voulez bien et si vous ne le voulez pas, arrêtez de lire ici. Le reste ne vous interessera pas.

Guillaume Lemay-Thivierge ! Ma douce fut bien contente d'apprendre qu'il était parmi les participants au Cercle (le quiz de TVA) pour le spécial Lance et Compte auquel nous assistions. Restait à savoir s'il allait passer le test du passage du "potit" écran au vrai de vrai pour vrai. C'est bien beau le Match des étoiles et le Matou mais encore faut-il gagner son public live.

Eh bien zut de flûte de trois flips, il a réussi. Même que la dame dans la dernière rangée ne s'en est toujours pas remise (contrairement à ma douce qui a très bien dormi). Et j'avoue ... j'avoue ... bon Ok, le monsieur est franchement sympatique. Il a volé le show et de la bonne façon (on ne peut pas en dire autant de Charles).

Mais Julie McClemens ...

vendredi 25 août 2006

Pluton n'est plus, vive Pluto


Je suis dans la lune.

Moi qui depuis toujours ou presque était dans Pluton. Zut de flûte ! Catastrophe en trois épisodes (pire encore comme catastrophe, j'ai oublié Lost hier soir !! argh!) !!

Il m'a fallu un certain temps pour assimiler la nouvelle. ... ... ... (temps qui passe) ... ... ... Pluton n'est plus une planète. Et personne ne pourra être accusé de non-assistance (mahdj). C'est vrai pour vrai.

J'ai erré quelques temps pour me trouver un nouvel endroit où me réfugier dans mes moments d'égarement. J'ai pensé à Saturne, à Mars, à Caramilk, à St-Alexandre, à St-Gérard (Majella), à Tombouctou-en-descendant-la-rivière. Finalement, j'ai opté, pour ne pas faire du tout original, pour la lune.

Pas de raison particulière si ce n'est que je la scrute attentivement toute les nuits entre 3h et 4h du matin. Faut croire qu'elle m'aide à me rendormir et à me faire faire de beaux rêves bleus. Tout ce que Pluton ne me permettait pas de faire. En fait, Pluton ne servait pas à grand chose. Voulez-vous bien m'écrire pourquoi alors vous en parlerais-je ?

Qu'importe. C'est la fin de semaine, les profs sont rentrés et les vacances sont vraiment finies. Que les ti-mousses arrivent bonyeu !!

mardi 22 août 2006

Vélo-vous danser en sifflant sur les sentiers ?

Les vendredis nous conduisent toujours ou presque, à la bonne vieille fin de semaine dont le samedi est généralement la première journée. Jusqu'à présent pas d'ombre au tableau et encore moins de lumière au bout du tunnel, bref, il n'y a rien à casser. Samedi se porte bien. Sauf pour ce pauvre cycliste dont j'ai entendu parlé samedi dernier. Il a cru bon, armé de sa rutilante monture à deux roues et à pédales de montagne, se mesurer à un arbre dans une descente. Résultat : l'arbre a perdu et lui aussi.

Tout ça pour vous écrire que samedi dernier, pour la première fois depuis que les copains et moi allons aussi arpenter les sentiers montagnards à vélo, nous n'avons eu, nous, aucun pépin. Rien, nada. Un peu plus et nous étions déçus. Ordinairement, il y a soit des éraflures, des culbutes, des framboisiers menaçants ou des chaînes lassées d'être tabassées. Nous avons pu, enfin, humer, sans contrainte, les parfums de la rosée matinale et de l'effort des mollets tout en sifflant (en fait j'étais le seul, fallait bien que je m'encourage) dans les longues montées.

Pendant ce temps, nos "girlz" faisaient des plans pour les prochaines rencontres, humaient elles aussi des parfums mais ceux du conseiller de la SAQ (bon d'accord c'était les parfums des vins que leur conseillait le conseiller de la SAQ, prénommé au hasard et autour de la table, Alexandre ou Marc, je ne sais plus) et discutaient de leurs bonheurs et de leurs malheurs au gré du vent dans l'herbe (mahdj) des parcs.

Les gars, les filles.

C'est ça.

Le mot inutile du jour : Enduction (n.f.) : Action d'enduire ou résultat de cette action.