jeudi 30 novembre 2006

Mais où est donc carnior ?


17 degrés ...

Avec mon foulard, mes mitaines, mon Kanuk -30, mes bottes chaudes en moumous, je sue !

30 novembre, je m'interroge. Solidement mais candidement.

Je m'ennuie aussi. Esseulement, patiemment.

La neige. Blanche volupté, artifice hivernal réjouissant, hirondelle de la fraîcheur. Mais où est-elle ?? J'ai hâte aux nez qui coulent, aux joues roses (presque bleues), aux facteurs vents -45, aux téléphones à 6h le matin pour nous dire qu'il n'y a pas d'école et aux prévisions d'Environnement Canada annonçant une accumulation de 30cm.
Je regarde affectueusement ma grande pelle bleue en rêvant du jour où nous pourrons enfin fusionner à 5h30 afin de dégager la sortie de ma voiture et de celle de ma douce dont les pneus d'hiver serviront enfin à quelque chose.
En attendant, je regarde les résumés de cette première mega-tempête en Suède.

lundi 27 novembre 2006

Pour vos oreilles

Question de meubler votre lundi pluvieux (ou moins jeune), une suggestion musicale qui meuble mon espace auditif depuis cet été. The Raconteurs. L'album est aussi bon ! :)

mardi 21 novembre 2006

Je suis en feu !

Rassurez-vous, rien à voir avec le rhume, je survis très bien. Mais avouez qu'il y longtemps, voir quelques lunes et quelques délicieux sacs de Doritos que je n'ai pas envoyé 3 messages dans la même soirée ou la même journée !!

Voici la raison du troisième. Un blogue m'a fait faire un détour vers un blogue musical qui me permettra de partager avec vous quelques découvertes dont voici le premier extrait, une pièce du groupe Kent, un groupe suédois (bon, je sais encore la Suède, que voulez-vous je ne décroche pas). La toune est en anglais mais elle est bien meilleure en suédois croyez-moi. Bonne écoute, seulement si ca vous dit.

Des heures de plaisir

Dans La Presse de lundi, ce petit site pour s'amuser pendant des heures. Dans quel ordre de couleurs sont les lettres de Google, de Ebay ? You Tube en noir, en rouge ?

Je suis pourri, je l'assume.

Rhume d'homme ...

Tousse, tousse.

Mouche, mouche.

Survivrais-je ?


Remarquez que ça pourrait quand même être pire ...

La grippe d'homme !

dimanche 19 novembre 2006

Trafic, Montréal et vélo


Un vendredi matin.

Lune d'automne, soleil d'hiver, brume énigmatique sur le Saint-Laurent.

Je traverse le pont Jacques-Cartier pour aller chercher des musiciens.

Congestion.

Petite certes, mais congestion quand même. Le temps d'une photo et on embraye à nouveau avant que les klaxons ne résonnent dans mes tympans.

Les musiciens ? Magnifiques, lumineux, bruyants (ils jouent des percussions), Kumpa'nia. C'est leur nom. N'hésitez pas à faire appel à eux. Ils sont gigantesques et le plaisir qu'ils ont à jouer est drôlement contagieux.

En entrant à Montréal ... une autre image pendant que je patiente à la lumière rouge. Instant fragile d'un matin pluvieux dans le sud-est montréalais. Il me semblait que tout tenait sur un fil.

Un funambule.

C'est ainsi que s'achevait une autre semaine passée à colliger des sourires auprès des activités que deux collègues et moi avions assemblées pour le bonheurs de nos grands et de nos ti-mousses adolescents. Un brin de sagesse et de rire dans un novembre morne, question de nous aider à garder nos couleurs en évitant le vert malade.


16h, vendredi, j'ouvre une revue, Ça m'intéresse. J'y vois cette image du cocon géant d'un papillon particulièrement encombrant. Ils sont des milliers de vers à se protéger de leurs prédateurs. Vélos, arbres, murs. Rien n'est à leur épreuve.

Me restera à vous écrire sur un vendeur de Brick ...

dimanche 12 novembre 2006

Suggestions musicales à éviter

Par les temps qui mouillent, voici quelques suggestions pour ne pas se remonter le moral.

Only happy when it rain - Garbage
Pleurs dans la pluie - Mario Pelchat
Singin'in the rain - Gene Kelly
It's raining man - The Weather Girls
Let it rain - Amanda Marshall
Raindrops keep falling on my head - B.J. Thomas
Rain - Madonna
Purple rain - Prince
November rain - Guns n' Roses
Who'll stop the rain - CCR
Blame it on the rain - Milli Vanelli
Un soir de pluie - Blues Trottoir
La pluie - Jean Leloup

Bonne pas d'écoute.

samedi 11 novembre 2006

Ah si vous connaissiez ma poule !

C'est long, très long, trop long.
Certes vous l'avez déjà entendu cette vieille rengaine sur le temps qui sévit et que nous devons subir. Puisque vos oreilles l'ont déjà "ouiere", je vais vous en écrire à mon tour puisqu'il nous charcute l'existence.
Ainsi depuis des jours et des jours, le ciel pleure tout son saoul sur nos épaules chaudement et surtout imperméablement vêtues. Il pleut tellement que les manteaux péperlants ne péperlent plus. Il pleut tellement que les plantes se pensent déjà au printemps et poussent de nouveau. Il pleut tellement que mon Tempo est en pleine grise existentielle ne sachant plus à trop s'il sert à protéger des flocons ou des gouttes.
Pleut-il parce que j'ai sorti mes pelles trop tôt ?
Pleut-il parce que j'ai sorti mon sel déglaçant trop tôt ?
Pleut-il parce que la fabrique de parapluies avait un surplus ?
Pleut-il parce qu'il poule mouillée ?

Bon. C'est l'automne.

À quand l'hiver ? J'ai envie de pelleter moi !

dimanche 5 novembre 2006

Le lancer de boulettes


Juste pour compléter et me consoler de ma boulette.

Boulette qui amasse la mousse

Comment faire d'un dimanche une véritable réussite ? Concocter quelques savoureuses boulettes de viande qui feront le bonheur de tous pour des mois et des mois.

Ma douce et moi avions choisi de nous y mettre aujourd'hui. Boeuf, sauce worchestechose, sel, poivre, piment jamaïcain, woignons, chapelure, oeufs, moutarde de dijon. Tout y est. Le mélange est fait. Bonheur simple. C'est le temps de se mettre à rouler ...

On roule, on roule. Nous devenons des spécialistes de la roulade. Rythme d'enfer. Les boulettes cuisent presque (presque) entre nos mains tellement nous les roulons avec ardeur. Nous nous appliquons à leur donner une forme sphérique parfaite dans la mesure des woignons qui dépassent.
Ma douce prends une pause question de reposer ses mains meurtries.
Moi, je continue à donner mon 110% de boulettes. Ça allait pour le mieux, jusqu'au moment ou je me suis mesuré à The Boulette !! S'savez la p'tite mauditte qui ne veut rien savoir. La boulette noire !!

Je la quitte des yeux quelques secondes et c'est là qu'elle décide sans avertir ses consoeurs (et moi non plus) que non, elle ne finirait pas cuite à 450 et quitte mes mains chaleureuses et plastifiées. Résultats, elle se jette contre le plancher, roule et au moment où je choisis de réagir je la perds de vue lorsqu'elle se glisse sous le réfrigérateur. Zuttttttttt !! M'écriais-je pas trop fort pour ne pas alerter ma douce. Je n'aurais jamais du m'appliquer à les faire si rondes. Je me penche pour voir l'étendue des dégats et pour voir si lancer un avis de recherche sera nécessaire. Ça y est, je la repère. Elle me regarde avec ses yeux d'oignons frits. Je tends les doigts pour tenter de la reprendre. Re-zuttttttttt !! Trop loin, la vlimeuse. Elle avait bien calculé sa course. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Bref regard autour de moi pour trouver un objet capable de la faire rentrer au bercail. Ah !! Un bon vieux baton de hockey. Miracle. Je l'agrippe et menace la boulette. Moi, déterminé, elle, baveuse et graisseuse.

Premier essai.
Raté.
Deuxième.
Merde ! Je la pousse plus loin, vers le fond avec les moumous de poussières.
Troisième essai.
Catastrophe ! Je l'ai mise en pièces et qu'entends-je venir du bas des marches ? Ma douce qui remonte et qui, l'air intrigué, me voit (de ses yeux vus) étendu de tout mon moi sur la céramique de la cuisine.

-Qu'est-ce tu fais là ?

-Y'a une boulette en fugue !! Et je tente calmement de la convaicre de revenir cuire avec les autres.

-Pourquoi tu tires pas juste le frigo pour la ramasser ?

-Ah tiens, il neige t'as vu ?

jeudi 2 novembre 2006

Des fois la télé communautaire c'est bon en titi


Bon étant un bien grand mot ... mais on ne peut plus se passer d'Anita et Fidèle.

mardi 31 octobre 2006

Halloween, je te plumerai.

Z'avez eu peur aujourd'hui ?

Z'avez trop mangé de bonbons enlamés ?

Z'avez changé vos habitudes ?

C'est que je pense à toi cher lecteur bloguien. Et je m'inquiète des traumatismes que les friandises et les figures défigurantes peuvent te causer.

Quant à moi pas de dommage jusqu'à présent. Enfin, en principe, tant et aussi longtemps que mon déguisement du jour ne viendra pas jouer les troubles-halloween dans mon sommeil.

En sachez qu'aujourd'hui j'ai croisé une poule, Shrek, Mickey Mouse, Minnie Mouse, Scooby Doo, un cowboy, une princesse, un ange, des blocs Tétris, une corde à linge, une ballerine OGM et quoi encore ? Des vampires, le pirate des Caraïbes, des bébés, des as, Buzz "le directeur" Lightyear et surtout une diablesse inquiétante !

N'oubliez pas de faire vos réserves de Pop Tart ...

Bouh !

dimanche 29 octobre 2006

Cachez cette fourchette que je ne saurais voir ...

Elle avait perdu ses repères et ne savait plus à quel bout de viande se vouer. Qu'importe se dit-elle, truffé d'un restant de fromage collé, durci, séché, gracieuseté de la douche lave-vaisellienne, je vais prendre le couteau par les dents et lui dire :

"Cuillère est mieux que demain."

C'est dimanche, il vente à qui mieux mieux (et un peu partout) et mon imagination se déverse d'une drôle de façon.

En terminant ... François Pérusse version française et pendant des heures : http://lesdeuxminutes.free.fr/

mercredi 25 octobre 2006

Mots d'élèves ... dans une bibliothèque

"Heille wow, c'est le Dalaï Lama !"

"C'est quoi le Dalaï Lama ?"

"C't'un vieux !!"

lundi 23 octobre 2006

Hum ... ?

Cet homme doute-t-il ?

Ou se demande-t-il seulement ce qu'il portera demain matin ?

Je me disais ...


... que par les temps qui mouillent, je n'écrivais plus autant par manque, sans doute, d'inspiration cutanée. J'y remédie à partir de ce lundi. Et question de bien partir, voici quelques réflexions impromptues sur des sujets divers en automne.

Les morts de la Saint-Jean, le 6e épisode des aventures de Kurt Wallander, l'inspecteur de Henning Mankell, est le plus troublant et le meilleur de la série (il m'en reste trois encore à lire mais jusqu'à présent...).

Richard Séguin vient de nous proposer un vrai petit bijou, Lettres ouvertes, que je trouvais néanmoins trop long au début mais après plusieurs écoutes, les trois ou quatre dernières valent bien l'écoute jusqu'au bout.

Il fait gris. Les chats ne le sont plus que durant la nuit.

Matthieu Simard vient de sortir son nouveau roman, Llouis qui tombe tout seul. Je me réjouis bien que je ne l'ai pas encore acheté. Zut ...

Je me disais que je devrais tenir mon déjà vétuste appareil photo plus près de moi. L'inspiration antubiotique viendrait sans doute plus facilement.

Dans le Elle Québec que je feuilletais aujourd'hui, trois blogues intéressants, les voici :

Anthropy
La ville s'endormait
Banlieusardises

Assez.

Je m'en laisse pour d'autres jours.

mercredi 18 octobre 2006

Le maître et l'élève

J'attendais mon tour au garage hier midi pour avoir quelques délicieuses informations au sujet des divers pneus d'hiver (sujet très à la mode par les mauvais temps qui courent) et j'observais, toujours l'oeil à l'affût et l'oreille tendue, les informations dictées ça et là aux autres clients qui étaient là, la plupart pour les même raisons que moi, par les préposés au service dudit garage.

En ces temps fort occupés, tous mettent la main à la facture et tous travaillent un peu plus longtemps que d'habitude. Il y a toujours le moins jeune nouveau, là depuis quelque 6 mois et qui se débrouille pas si mal. Il y a également mon moins préféré, le charmeur maladroit de ces dames, courtois, à l'écoute mais qui l'est encore plus lorsqu'une cliente est devant lui. Besoin est aussi de faire appel à de jeunes recrues prêtes à tout pour apprendre. Il y a enfin, le vétéran, le pilier, le général de la ligne d'huile, l'expert. Le maître.

Le maître, c'est monsieur Jean dont je vous avais jadis parlé. Monsieur Jean a le service à la clientèle dans le sang et même jusque sous les ongles.

C'est maintenant à mon tour mais tout juste avant que je ne puisse m'enquérir enfin des informations pneumatiques, voilà-ti pas que la jeune verte recrue lui demande nerveusement :

"Jean, t'as-tu vu la facture d'la Civic mauve ? J'sais pu est où ?"

Jean s'excuse auprès de moi-même et Jean de lui répondre :

"Je n'ai pas vu la facture de la Civic mauve, parce que je ne fais pas de factures aux Civics. Je fais des factures aux clients !"

Bang ! Din'dents !!

L'élève et le maître.

dimanche 15 octobre 2006

Voir Fred Pellerin et mourir de rire


Proche, vraiment proche.

Après trois mots, j'étais convaincu. En fait, je n'avais pas vraiment besoin de l'être puisque je l'avions déjà vu dans sa ville de turc de samedi, Longueuil.

Trois mots donc. Bon disons une phrase. Sujet, verbe, complèment mais pas nécessairement dans cet ordre. Vlan ! Flaow ! On vient de basculer dans son monde, dans son village.

Trois heures plus tard, on ressort presque triste. J'écris presque et je pèse mes mots. Quand même. La soirée nous a fait pleurer mais surtout de rire. Mais triste quand même. Triste parce que c'est fini. Il ne nous reste qu'à penser que conteur ou conteux est le plus merveilleux métier du monde. Avec raison sans doute. Fred fait parti de ces "ceux" qui veillent à ce que cette tradition orale ne s'épuise pas. Ils sont plusieurs à triturer à leur façon des mondes merveilleux, fantastiques, à passer notre monde à la moulinette et à remettre la route sous leurs pieds (comme dirait François Lavallée, autre conteur à découvrir) pour aller conter partout. Suffit de tendre l'oreille et d'écouter.

Fred Pellerin est unique. S'il passe pas loin de che-vous et que vous n'avez rien au programme et même si vous avez quelque chose au programme, flushez-le et courez jusqu'à la billetterie. Suppliez-les ensuite d'imprimer de nouveaux billets parce qu'il sera sans doute trop tard.

C'est fou ce que l'on peut faire avec une chaise droite et un micro.

Planeterebelle



samedi 7 octobre 2006

Département des Viandes

À l'épicerie, c'est en entrant. Généralement tout juste après les fruits et légumes et quelques baguettes de pain.

À l'aréna, c'est en rentrant. Aussi. À gauche, passé les portes d'entrée, c'est là qu'ils se terrent. Tous en noir. Regards menaçants, patins allertes et mains d'argent.

Sur la glace, c'est devant nous et en moins de temps que je ne le prends pour l'écrire, c'est derrière nous. Loin très loin, mais beaucoup moins de notre filet. Là, ils sont proches et ils enfilent les rondelles dans le filet. Ça tricotte, tricotte, un beau foulard tout neuf, question de nous garder au chaud étant donné le vent qu'ils font en tourbillonnant dans notre territoire. Je m'étais toujours demandé à quoi servait les cours de couture d'économie familiale ... je le sais maintenant. Ça sert à enfiler des buts. À la tonne.

Bref, c'était ça vendredi après-midi. Rossés 9-2. Une gang de profs contre une autre gang de profs. Une avec tout le coeur du monde et du talent pas pire pantoute et l'autre avec tout le talent du monde et du coeur sûrement. Les Viandes contre les Boys. Un scénario de film.

Déjà vu.

Pas grave, on a eu du fun pareil.

vendredi 29 septembre 2006

Tout derrière moi


Je m'ennuie de ma Suède.

Oui j'ai bien écrit ma.

L'air de rien depuis que nous sommes revenus de voyage, chaque jour me ramène en Suède.

Si ce n'est pas une bribe de paysage québécois, c'est un passage à la télévision (une émission entre autre sur Ikea cette semaine à TV5), quelques phrases d'un livre, un philosphe (Kierkegaard, bon il est danois, mais comme nous avons fini notre voyage au Danemark ...), deux pages dans La Presse, il y a quelques semaines. Bref, tout me fait replonger sur ces terres qui ont accueilli mes pas et ceux de ma douce en juillet dernier. Ce pays me colle à la peau. Un peu comme mon Québec mais d'une autre façon que je n'arrive pas à exprimer. Je me souviens d'un moment durant le voyage (nous venions de quitter l'église des rois (Riddarholmskyrkan) à Stockholm) où j'ai dis à ma douce que je ne me sentais pas un étranger dans ce pays. Outre la langue, tout semblait rejoindre mon rythme et je m'y coulais parfaitement. J'ai peut-être été viking dans une autre vie.

Qu'y puis-je.

Me reste, pour me consoler, à trouver en version usagée cette histoire de la Suède. Si un jour vous la croisez avant moi faites-moi signe. Je pourrai continuer de voyager un peu dans cette lointaine contrée.

M'enfin.

Trève de lamentations, Gui-gui a signé. Quoi de plus heureux que de trouver une nouvelle icône pour le Canadien. Il ne délogera pas mon Chris mais c'est tout de même rafraîchissant. Je ne le prendrai sûrement pas non plus dans mon pool, et ce, même en huitième et dernière ronde. Je ne reprendrai pas non plus mon choix de l'an passé. Fini Afanasenkov !! J'ai eu ma leçon.